Apprenez et reconnaissez, que vous pouvez avoir manqué d’un amour maternel inconditionnel, pour enfin, guérir de vos blessures affectives!

 

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Il est difficile de se l’avouer, et pourtant un grand nombre d’enfants ont été victime d’une mère mal-aimante. Les répercussions chez les adultes qui sont dans l’impossibilités de créer des relations saines et épanouissantes témoignent de cette véracité. Si vous êtes sur cet article, ce n’est peut-être pas le fruit du hasard, et si vous avez des doutes, ce qui va suivre va clarifier  vos présuppositions…

 

 

Une carence affective maternelle

 

 

Si petite fille vous avez été, ignorée, critiquée, maltraitée ou étouffée par une mère mal-aimante, il y a de fortes probabilités que l’adulte que vous êtes, pense ne pas être à la hauteur de l’amour qu’on lui porte, et qu’elle ne sera jamais assez intelligente, assez jolie et acceptable pour mériter le bonheur. Parce que si tu étais vraiment digne de respect et d’affection murmure une petite voix en elle, ta mère en aurait eu pour toi. Alors vient poindre cette culpabilité, d’oser dénigrer votre mère qui selon les mythes, et  par définition vous a aimé inconditionnellement.  Mais ne nous leurrons pas, il n’y pas de déclic magique qui active  « l’instinct maternel » et encore moins selon la tradition Freudienne qui consiste à dire qu’elle est responsable de tous vos maux. Néanmoins si les propos qui vont suivre reflètent vos pensées, c’est  que vous avez eu une mère mal-aimante, et c’est un premier pas pour l’accepter ! En effet quand vous osez évoquer, la vérité sur les pressions, les cruautés verbales, émotionnelles et mêmes physiques que vous avez subis de  la part de votre mère, on tend à minimiser et à douter de la réalité des faits. On vous traite de déloyale de critiquer votre mère et vous entendez dire : « Après tout, elle t’a donné la vie. » Vous finissez par douter de ce que vous ressentez, vous en avez parfois honte et vous demandez si vous êtes « trop sensible » ou tout simplement en train de vous apitoyer sur vous-même.

Non, vous n’êtes pas trop sensible mais devoir qualifier sa propre mère, même la plus abusive, revient à penser que «  si je dis la vérité, ça pourrait vouloir dire que tu n’as plus de mère ». Une fois que vous vous êtes persuadée que vous supporteriez mal les sentiments négatifs de regarder la vérité en face, vous rationnalisez en pensant qu’une femme adulte, n’a plus besoin de liens étroits  avec sa mère. Loin s’en faut, tant que vous n’êtes pas déconnectée définitivement du mythe maternel vous ne pourrez mettre fin à la boucle émotionnelle.

Je tiens à souligner que les mères mal-aimantes ne se réveillent pas un matin en se disant : « Tiens, comment vais-je pouvoir blesser ma fille aujourd’hui ? » Leur comportement est en grande partie dicté par des forces inconscientes, ou des émotions négatives qui se projettent sur autrui. Elles soulagent leur peur, leur tristesse sur leurs filles pour se donner un sentiment de pouvoir et de contrôle.

 

 

 

Les différents types de mère!

 

La mère narcissique

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La mère narcissique souffre d’un profond sentiment d’insécurité et très centrée sur elle-même, elle a un besoin constant d’admiration et de valorisation. Elle fait tout pour être au-devant de la scène et n’hésite pas à traiter sa fille en rivale, tout en sabotant sa confiance, son charme et sa féminité. La critique et l’esprit de compétition fusent dès que cette mère se sent menacée, en particulier quand sa fille, devenue adulte, commence à s’épanouir. La mère narcissique est une virtuose de la dramatisation, du déni et de la dérivation. Il faut à tout prix qu’elle sente une attention sur elle, qu’elle recherche les têtes-à-têtes subtils ou qu’elle soit en représentation, elle maîtrise toutes les ficelles pour parvenir à la dramatisation. Pour dissuader vos plaintes et les discussions ouvertes, elle va tout simplement nier votre version des faits. Ce sont les trois D du narcissisme: dramatisation, dérivation et déni, un mélange déroutant et culpabilisant qui rend très difficile, pour ne pas dire impossible, d’exprimer vos différences, ou de vous affirmer.

Quand une  personne saine d’esprit se retrouve face à un désaccord ou à une image peu flatteuse de son comportement, peut régir par de la curiosité, du doute ou de la tristesse, et il y a de fortes chances pour qu’elle admettre qu’un autre point de vue est possible. Mais à chaque fois que l’on s’oppose à une personne maladivement narcissique ou qu’on la critique, sa susceptibilité à vif, ne lui dit qu’une seule chose : elle est attaquée. Elle protège son architecture chancelante en éludant tout ce qui pourrait la forcer à se remettre en question. Peut-être parce que si elle regardait les choses en face, tout son château de cartes s’écroulerait et cela serait trop dur à supporter.

Elle sait mettre à l’épreuve votre mémoire et votre capacité de penser de façon rationnelle, elle altère votre perception des faits, vous laissant en proie au doute, et vous finissez par vous demandez si ce n’est pas elle qui a raison. Parfois, vous finissez par croire les mensonges qu’elle profère sur vous.

La mère narcissique semble tout de même vous souhaiter le bonheur, mais momentanément, elle apprécie la gloire que lui renvoie en miroir votre succès. Votre réussite est bien souvent un écran sur lequel elle peut projeter ses fantasmes d’être jeune, désirable, capable et talentueuse. Mais tout succès véritable déclenche sa jalousie, avec toutes ses répercussions. Votre mère vous a appris que vous ne pouviez pas et ne deviez pas aller vers ce que vous voulez. Vous avez appris la leçon la plus importante : Ne fais jamais d’ombre à ta mère.

Malgré cela les filles s’accrochent à l’espoir qu’elles arriveront à réparer leur relation avec leur mère et que leur mère finira par devenir aimante. J’ai le regret de vous dire qu’il y a peu de chances que cela arrive. Les mères narcissiques ne sont pas loin d’être impossibles à satisfaire. Il arrive parfois qu’elles vous redonnent un peu d’espoir en acceptant de suivre une thérapie, mais elles ne réagissent pas bien au processus. Tant qu’elles peuvent tenir les autres coupables de ne pas combler leur demande insatiable d’attention et d’adulation, elles n’ont pas à se remettre en question et faire un travail d’introspection, mais rassurez-vous ce comportement n’est pas héréditaire.

 

 

 

La mère accaparante

 

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La mère accaparante étouffe sa fille en lui réclamant constamment du temps et de l’attention. Faisant tout pour combler ses propres besoins, elle « lâche du lest » à sa fille pour mieux la contrôlée. Cette stratégie du « je te donne pour que tu sois redevable » limite l’indépendance de sa fille. Elle compte sur sa fille pour satisfaire son besoin de compagnie, pour lui donner une identité valable et vivre par procuration une vie palpitante.

La mère accaparante est incapable de couper le cordon, elle s’impose à vous, s’insinue dans vos projets et se plante au milieu de votre univers étant persuadée qu’elle fait çà par amour. En fait elles trouvent dans ce rôle de mère accaparante un moyen d’apaiser leur crainte d’être abandonnées. Les mères accaparantes vous font porter la responsabilité de leur bonheur. Plutôt que de vous apprendre à vous construire votre vie, elles vous mettent des menottes émotionnelles et ne vous laisse jamais partir. Quand vient le processus parfaitement normal et même indispensable de la séparation, elles le vive comme un deuil, une trahison, et elles font tout pour vous ramener à elles à chaque fois que vous essayez de grandir, de prendre de la distance ou de partir.

Elles conçoivent leur manque affectif et le monde clos qu’elles ont construit pour vous deux comme un cadeau privilégié que les autres filles adoreraient avoir, et les filles intègrent que c’est à elles de rendre leurs mères heureuses en restant à leurs côtés et en faisant d’elles le centre de leur vie.

En vous évitant de vous débrouiller pour être autonome, la mère se rend indispensable. Et cela peut lui servir de passe-droit pour s’installer dans votre vie. S’il n’est pas facile de voir son enfant en difficulté et qu’il soit naturel qu’elle intervienne pour l’aider, l’aide qu’apporte la mère accaparante a pour résultat  de donner à sa fille le sentiment qu’elle est  incapable, et l’a pousse à ne voir que ses faiblesses.

Avec l’argument de la complicité, la mère accaparante s’approprie votre espace et votre temps. Si elle vous reconnaît en parole le droit d’avoir une privée, dans les faits elle l’ignore. Parce ce qu’elle se  voit comme votre meilleure amie, elle sent autorisée à lire ce qu’il sur votre bureau, à ouvrir vos tiroirs, regarder votre tél, à venir à vos soirées, à s’inviter à vos apéros et même à s’introduire chez vous sans vous demander votre avis.

Si elle est veuve ou divorcée, peut-être va-t-elle  vous envahir progressivement et sans doute a-t-elle de bonnes raisons de sentir triste, amère, en colère humiliée ou rejetée. Elle vous voit comme celle qui va apaiser sa solitude et combler les vides de son emploi du temps social, essentiellement pour remplacer son conjoint.

Pour une  mère envahissante l’amour signifie :

« Tu es tout pour moi, ce qui fait que tu es responsable de mon bonheur. »

« Tu ne peux pas vivre sans moi, et je ne peux pas vivre sans toi. »

« Tu n’as pas le droit d’avoir une vie dont je ne fais pas partie. »

« Tu n’as pas le droit d’avoir des secrets pour moi. »

« Tu ne dois jamais aimé personne plus que moi. »

« Si u ne veux pas ce que je veux, ça veut dire que tu ne m’aimes pas. »

« Quand tu me dis non, cela signifie que tu ne m’aimes pas. »

L’amour qu’elle ressent pour vous est en grande partie désespéré, collant, et restrictif. C’est un amour que vous connaissez bien, et du coup c’est ainsi que vous envisagez l’amour. Au lieu de le voir comme un échange réciproque de soutien, d’encouragement, d’acceptation et d’affection, avec beaucoup d’espace pour respirer, vous avez appris que vous devez gagner l’amour en donnant aux autres ce qu’ils veulent, que çà vous plaise ou non, et en niant vos propres besoins et désirs.

Quoi qu’il en soit il est presque impossible de dire « non » à quelqu’un à qui on est lié par ce gendre de rituel lorsque les liens tiennent non seulement à l’amour légitime qu’on lui porte, mais aussi à de la peur, de l’obligation, et de la culpabilité. Si vous avez une mère accaparante, vous portez sans aucun doute en vous une immense angoisse d’abandon et de séparation. Peut-être, vous devenue extrêmement possessive avec votre conjoint ou vos enfants. Ou sans cesse sur la retenue parce  que vous manquez de confiance en vos capacités.

 

La mère contrôlante

 

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Le besoin de  contrôler est souvent très autoritaire et irrationnel chez la mère contrôlante. Il est fait d’ordres parfaitement directs, et d’avertissements que toute désobéissance entrainera de lourdes conséquences. Ce contrôle vous maintient dans la dépendance pour mieux profiter ensuite de votre dépendance. Bien que vous vous donniez un mal fou pour échapper à l’emprise d’une mère contrôlante, vous risquez de traîner longtemps derrière vous d’énormes valises de colère et de ressentiment que son contrôle a fait naître en vous. Vous pouvez même devenir une fois adulte, la contrôlante ou à l’inverse celle qui doit toujours faire passer les besoins des autres avant les vôtres.

Les mères contrôlante réduisent leur fille en miettes que ce soit par des menaces, des moqueries ou des critiques, lui volent non seulement sa dignité et le respect qu’elle se porte. Elles détruisent la confiance et l’assurance dont les filles sont besoins pour s’affirmer et prendre leur envol pour devenir indépendantes. Les pics et les sarcasmes peuvent laisser des blessures si profondes qu’elles conditionnent les filles à reproduire les mêmes schémas sans en  avoir conscience. Il arrive qu’elles se promettent de ne jamais devenir comme leur mère, pourtant une fois adultes, elles se surprennent à agir comme leur mère.

Les filles de mère contrôlante ont appris à être passive, à ne jamais se plaindre, et à être docile. Elles apprennent à être des cibles et n’ont aucune capacité à se protéger elles-mêmes et les brutes de services le voient bien. On ne s’étonnera pas que ces victimes de mères contrôlante attirent à (des pervers narcissiques et  autres manipulateurs en tout genre).

Poussé à l’extrême, le contrôle peut devenir de la cruauté pure et simple, avec des règles et critères qui changent constamment, des punitions sévères décrétées sans raison, au point qu’il est difficile de les anticiper ou de les comprendre. De telles mères contrôlantes sont cruelles et plus que dévalorisante. Dans les cas les plus poussés, certaines montrent de forts éléments de sadisme. Elles semblent tirer un plaisir malsain à humilier et à nuire à leur fille, ou la voire souffrir.

Bon nombre de filles ayant eu une mère mal-aimante gâchent leur premier sentiment de liberté en adoptant des comportements d’autodestruction. Que ce soit par l’alcool, la drogue, la nourriture, le sexe ou tout cela à la fois. La jeune fille s’abîme dans une vaine tentative d’échapper aux contraintes, règles et punitions rigides de leur mère.

 

Lorsqu’on est opprimé, frustré et puni de façon disproportionnée, le danger se concentre inévitablement à l’intérieur de soi. La colère peut sembler difficile à porter, mais elle peut devenir un très bon catalyseur de changement. Or lorsqu’elle n’est pas suffisamment exprimée, elle peut être destructrice. Souvent, la colère se transforme en dépression, qui peut aboutir au point ou la jeune fille est prête à tout pour échapper au chaos de ses émotions. Certaines patientes  envisagent même le suicide. C’est un cycle de colère et de désespoir qui subsiste parfois à l’âge adulte.

Si leur révolte intérieure les laisse impuissantes à changer les choses, leur sourire crispé dissimule sans aucun doute un bouillonnement de colère, d’amertume, de frustration et de déception. Elles se sentent insignifiantes et sont souvent totalement perdues.

Quelle que soit l’origine de leur besoin de contrôle, ces mères s’entraînent à muscler leur pouvoir en vous rabaissant et en critiquant votre apparence, vos choix d’études, de carrière, de conjoint, etc. Comme tant d’autres mères qui ne savent pas aimer, les mères contrôlantes usent autant qu’elles le peuvent de vos moindres fragilités. Mais là ou leur pouvoir est le plus marqué, c’est dans les schémas, réactions et attentes que ces mères ont si bien implantés chez leur fille, alors même que cette dernière pense s’être libérée d’une telle  mère. Si vous sentez obligée de toujours faire plaisir aux autres, que vous êtes en proie au perfectionnisme, que vous avez tendance à vous laisser tyranniser ou à tyranniser les autres, ou que vous sujette à l’un des autres comportements décrits plus haut, ce sont des comportements appris et vous pouvez vous en défaire.

 

 

 

La mère maternée

 

Elles abandonnent leur rôle protecteur et  sont rarement présentes pour remarquer vos réussites ou pour sécher vos larmes après un chagrin ou une déception. Au contraire, elles passent leurs journées à dormir, regarder la télévision, à lamenter, à boire à  les filles qui n’ont à jamais rien connu d’autre reconnaissent rarement la cruelle vérité : qu’elles sont tout simplement privés de soins maternels. Ces mères démissionnaires ont abandonné leur mission en consacrant le peu d’énergie qu’elles ont à leur propre survie. La plupart des filles grandissent avec une immense pitié pour leur mère et pensent que c’est à elles de faire que tout aille mieux, quoi que cela implique. Dans cette inversion des rôles,  ces filles se font souvent une fierté d’être « si mature, très responsable » mais en fait elles sont privés d’une enfance normale. Adultes, elles se targuent d’avoir des nerfs d’acier, d’être sérieuses et organisées. Elles sont entraînées depuis toujours à porter les fardeaux et à endosser les responsabilités des autres.

Il y a un revers cruel à une telle inversion des rôles. Un jeune enfant ne peut pas résoudre les problèmes de sa mère. Mais la petite fille ne pas s’en empêcher, et quand ses efforts s’avèrent vains, elle se sent défaillante et honteuse. Et c’est la culpabilité qui les pousse une fois devenue adulte à remplir inlassablement cette mission de subvenir aux besoins des autres. Cette compulsion de répétition fait porter chez ses filles un tourbillon infini de problèmes à résoudre ou la joie, l’insouciance et la plaisir sont absent du paysage. Et il devient difficile de distinguer l’amour de la pitié ou de croire que les relations d’amour peuvent être réciproques- – affranchies du besoin de sauver l’autre.

La mère maternée est souvent prise dans les remous de l’addiction ou de la dépression . On rend responsable l’enfant du bonheur du ou des parents. La dépression les épuises et les paralyses, anéantissant leur capacité à chérir à guider ou a réconforter et altère leur capacité à prendre des décisions. Leur maladie résulte de  facteurs génétiques, de facteurs physiologiques et de circonstances malheureuses.

Les effets sont encore plus néfastes quand les mères ont une dépendance à l’alcool.  Le chaos et les crises font partie du quotidien et les filles de mères en proie à des addictions ne peuvent pas dire à leurs amis et à leurs professeurs ce qui se passe. Elles prennent conscience qu’il y a un secret de plus à garder et elles ont honte.

Les filles ayant une mère alcoolique ou toxicomane ont de fortes probabilités de choisir des professions de soin des autres. Elles gravitent souvent dans le milieu médical, en particulier pour de venir infirmière, assistantes sociales ou psychologues : c’est une façon adaptative d’utiliser leur penchant à s’occuper des autres.

Si vous avez grandi avec une mère démissionnaire, peut être avez-vous la satisfaction de vous sentir utile, même si  ce comportement vu de l’extérieur est noble, le prix à payer est trop cher. On vous a volé votre enfance, et vous avez le droit d’être triste et en colère. Malheureusement le sentiment d’obligation est si ancien et incontesté qu’il peut anéantir toute colère libératrice. Prendre ses distances, alors que vous avez forgé votre identité sur le dévouement et le sacrifice au profit des autres nécessite une  véritable prise de conscience mettant en danger cette compulsion de répétition. La compulsion s’est répéter, et vous en tirer une pseudo-satisfaction, mais quand vous reproduisez par exemple se schéma sur votre conjoint ou vos propres enfants, vous pouvez : Infantilisez vos enfants, votre mari et les déresponsabiliser tout en les gardant dans un état de dépendance. Ceci est la contrepartie trop souvent négligée du comportement sur les autres.

 

 

La mère sadique

 

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La mère sadique est souvent à l’extrémité et la plus sombre des mères. Elles battent physiquement leur fille, les laissent sans protection contre les abus des autres ou les nies. La maltraitance peut est-être  psychologique, voire incestueuse.

Parfois toutes ces représentations de mère se confondent pour ne former en fait qu’une seule mère. Autant dire que les blessures sont profondes et qu’elles ne touchent pas que les filles ! Les cas de maltraitance envers les garçons causent des dégâts tout aussi importants. En témoigne le cas d’un patient qui est venu me consulter pour son rapport de soumission envers les femmes. Gilbert a été maltraiter durant toute son enfance, et ce jusqu’à son adolescence. Pour se réfugier et compenser ce déséquilibre affectif, il trouva chez sa sœur une protection illusoire et se mis dans une position de lui plaire. Celle-ci le persécuta en le menaçant de le dénoncer à ses parents s’il ne lui racontait pas son élucubration sexuelle avec les jeunes filles de son âge. D’après ses propos il était très jeune…Mais revenons à ces mères qui traitent leur fille comme des objets, éprouvent de la rancœur et les tiennent responsable de leurs insatisfactions, leur refusant la moindre douceur, et, dans les pires cas, omettant de les protéger des prédateurs, de leur abus et sévices, ou leur infligeant elles-mêmes ses sévices.

Ses mères ne laissent dans leur sillage que des filles craintives, en colère, affamées d’affection et en proie à des difficultés perpétuelles pour trouver leur propre voie. Ces situations nous renvoient à une forme d’abandon émotionnel qui peut sembler moins dramatique que l’abandon physique, mais qui n’est pas moins douloureux.  Craintives, passives et terriblement égoïste, certaines mères laisseront leur fille se faire battre ou abuser sexuellement plutôt que d’affronter l’auteur des faits et de courir le risque d’être blessées ou abandonnées elles-mêmes. Elles feront tout pour rester avec leur conjoint, aussi cruel ou violent soit-il en ignorant les cris et les implorations de leur fille et même en rationnalisant par l’idée qu’elles font ce qu’il faut en intervenant pas. Elles détournent le regard et  laissent silencieusement le mal se perpétrer, laissant leur fille en proie à la peur, à la méfiance et dévastée de culpabilité convaincue que c’est elle qui a attirée tous ces ennuis.

Si vous avez été victime de maltraitance physique et émotionnelle oud’abus sexuels et que vous n’avez pas été protégée ni réconfortée comme il l’aurait fallu, votre vie n’est pas pour autant dans une impasse. Aussi dévastateur que sont les effets de la négligence et des abus, la reconstruction peut être spectaculaire. Vous n’êtes ni fichue, condamnée. Vous êtes blessée, mais pas détruite. La reconstruction passe nécessairement par une prise en charge incluant touts les dimensions de votre personnalité. Voici maintenant les différents stades de la guérison.

 

 

 

Guérir de ses blessures maternelles

 

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Mensonges et vérités

Les injonctions, les conditionnements, les invectives répétées de vos parents ont engendré inévitablement des croyances limitantes. Pour enrayer ses croyances prenez une feuille et tirez un trait en son centre. En haut dans la colonne de gauche, inscrivez MENSONGES ; en haut dans la colonne de droite inscrivez VERITES ; Ecrivez les mensonges comme ils ont été formulé : « tu es laid (e) » et écrivez la vérité qui contredit cette affirmation : « je suis belle pour moi et je sais que la beauté est subjective, et quand on aime quelqu’un on le trouve beau (belle) ». En face de chaque mensonge, dans la colonne des vérités, écrivez la vérité qui le contredit. La meilleure façon de neutraliser les mensonges est de donner des preuves précises qu’ils sont faux. Affirmez-vous. Votre vérité est bien plus solide que les distorsions que l’on a instillées en vous.

 

MENSONGES

VERITES

Tu es impardonnable

 

« Je mérite le pardon car il n’existe pas de fautes qui ne soit pas pardonnable », ou: « ai-je fais vraiment quelque chose de mal qui ne soit pas pardonnable? »

 

 

Une fois que vous avez terminé votre liste, découpez la liste de gauche sur laquelle vous avez noté les mensonges, froissez-les en boule, et, brûler la liste dans un endroit sans danger et dites tout haut : « Je brûle maintenant et pour toujours, tous les mensonges auxquels on m’a fait croire. Toutes les mauvaises idées que j’ai eu sur-même disparaissent à présent en fumée. Toutes ces croyances négatives n’ont plus aucun pouvoir sur moi-même. Je rétablis la vérité et mon estime personnelle.

Ensuite débarrassez-vous des cendres à l’extérieur de chez vous parce qu’elles possèdent des énergies négatives.

Prenez ensuite la liste droite ou sont inscrites vos nouvelles vérités, et inscrivez-les sur des post-it que vous placez dans chaque endroit stratégique de votre maison pour qu’ils impriment profondément votre subconscient.

 

Apprenez à reconnaître les émotions invalidantes

 

Apprenez à reconnaître les émotions invalidantes et les exprimées est la partie la plus importante. Ce sont les émotions enkystées qui conditionnent notre existence à reproduire des schémas de pensées et de comportements qui vous limitent dans vos relations professionnelles, personnelles et affectives. Vous allez devoir reconnaître comment la relation avec votre mère, vous appris sur votre place dans le monde ? De quelle manière a t-elle affecté l’idée que vous vous êtes faite de votre valeur personnelle et de votre dignité ? Les conclusions que vous en avez tiré sur la confiance que vous pouvez faire aux autres ? Les conclusions que vous en avez tiré sur l’amour ? et toutes les choses négatives ou défaitistes que vous avez fait dans la vie et qui sont tributaires de ce que votre mère vous a transmis ?

Le travail sur l’émotionnel doit être fait avec un thérapeute qui a la capacité de gérer un catharsis impressionnant. En effet quand  le trop plein  accumulé de colère ou de tristesse se déverse, il faut un cadre sécurisant et un thérapeute avisé et bienveillant pour accompagné les émotions fortes. Auquel cas le mental bloque l’accès à l’émotion libératrice.

Derrière le chagrin se trouve la colère et derrière la colère se trouve la tristesse…

 

Beaucoup de femmes croient à tort que la colère est une force dangereuse et incontrôlable qu’ils ne faut pas exprimée. La peur de perdre pied, la peur de se juger comme une personne atroce sans aucune dignité, la peur de devenir méchante et la peur de rester toujours en colère sont des affirmations que j’entend régulièrement dans mon cabinet quand nous abordons l’émotion de colère. la colère non extériorisée est comme un signal d’alarme qui s’allume à chaque fois que nous sentons injustement traité, provoquant du coup, un état d’irritabilité et d’agressivité permanente. Faire comme si votre colère n’existait pas, revient à coller un sparadrap sur votre bouche quand le voyant est au rouge. Si vous avez tendance à étouffer votre colère, vous ne ignorez pas les conséquences:

Vos besoins continuent de rester sans réponse, et vos droits et votre dignité continuent d’être bafoués. Vous risquez de transformer votre colère rentrée en symptômes physiques ou en dépression. Vos risquez de compenser votre colère par la nourriture, le tabac, le sexe, l’alcool. Si vous vous résignez à la situation, vous allez sans doute faire de votre colère une facette cachée de votre identité, en devenant une victime amère, en étant celle qui souffre?

Il se peut qu’après avoir exprimé votre colère contre votre mère que vous soyez en colère contre vous-même. Vous vous sentez coupable de vous êtes laissée maltraitée et vous vous demander:  » Comment ai-je pu me laisser maltraiter à ce point? Comment ai-je pu laisser me contrôler comme ça? Pourquoi est-ce je n’arrive pas à lui tenir tête, Comment ai-je pu accepter de de venir à ce point une esclave pour essayer de la rendre heureuse?

Sans vouloir alors que vous n’aviez pas la force physique et les moyens intellectuels pour contrer la maltraitance de votre mère est destructeur. Vous étiez dépendante et programmée pour vous plier à l’autorité. S’il est naturel de s’en vouloir à soi-même pour reconnaître comment on a été maltraité, mais l’autoaccusation est vaine. Elle ne fait qu’amplifier votre malaise. Il faut arriver à vous pardonner en étant une bonne mère pour vous-même.

Enterrez symboliquement le mythe de la bonne mère

 

Désacraliser le mythe de la bonne mère est un vecteur puissant de changement pour son effet symbolique parce qu’il parle directement à l’inconscient. L’exercice définit avec ou sans le thérapeute doit porter sur quelque chose qui symbolise la Mère: une photo, un bouquet de fleurs ou tout autre objet vous permettant de laisser-partir « la mère ».

Soyez une bonne mère pour vous-même!

 

Etre une bonne mère pour vous-même sous-entend que la petite fille en vous qui a été maltraitée puisse se reconstruire. Cette petite fille est en carence affective et ressent de la culpabilité de ne pas avoir su être aimée de sa mère. Or vous allez la réconfortée en lui apportant ce dont elle a besoin et la rassurée sur son innocence. Cliquez sur Guérir l’enfant intérieur pour vous libérer de votre blessure.

 

 

Tarif des consultations: