Souffrir de dépendance affective, c’est dépensé tellement d’énergie à vous faire aimé que vous n’en n’avez plus pour aimer vraiment!

 

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Le trouble le plus courant en psychiatrie est certainement « le trouble de la personnalité dépendante » Nous avons tous le désir que quelqu’un s’occupe de nous, de recevoir sans effort, d’être chouchouté de temps en temps. Chacun aimerait avoir dans sa vie une figure maternelle et paternelle satisfaisante. Ces sentiments ne doivent pas régir notre vie. Lorsqu’ils en deviennent le pilier, alors nous sommes vraiment dépendants. Comment être sûr que nous ne sommes pas dépendant (e)…

 

 

 

Qu’est-ce que la dépendance affective

 

 

Croire que la dépendance affective est de l’amour, voilà un malentendu très courant auquel les psychothérapeutes sont confrontés quotidiennement. L’un des effets les plus spectaculaires apparaît chez l’individu qui menace de se suicider ou qui fait de la dépression à la suite d’un rejet ou de la séparation de son conjoint. L’amour n’est pas du parasitisme. L’amour est un choix délibéré. Deux personnes ne s’aiment vraiment que lorsqu’elles sont capables de vivre l’une sans l’autre mais choisissent de vivre ensemble.

Nous essayons tous de faire face à nos exigences affectives d’une manière ou d’une autre. Chacun réagit, selon les circonstances comme il le peut. Parfois, cette recherche d’assouvissement prend un caractère urgent en raison de l’intensité du manque à combler. Cela n’implique pas que nous soyons dépendants. Le fait d’avoir besoin de l’autre, de son affection, de son amour et de son regard ne traduit pas forcément l’existence d’une pathologie.

De la même façon, le fait de choisir parfois un entourage ou des  partenaires qui ne nous rassurent pas, nous rejettent et font naître en nous une souffrance, n’implique pas non plus l’existence d‘une dépendance affective

 

 

 

 

 

Origine de la dépendance affective

 

 La dépendance affective prend sa source dans le manque d’amour. Le sentiment de vide intérieur dont souffrent les passifs-dépendants est la conséquence directe de l’incapacité manifestée par leurs parents à assouvir leurs besoins d’affection et d’attention pendant l’enfance. L’enfant que nous avons tous été éprouvé le besoin, dès son plus jeune âge, d’être regardé, aimé, valorisé par ses parents. De recevoir une attention bienveillante, de la reconnaissance de leur part afin de construire une identité, et gagner une certaine confiance en soi. S’il a manqué de ces témoignages affectifs, s’il a senti dans leur regard peu d’intérêt ou s’il a été « victime » d’une mère peu protectrice, indifférente à ses gestes, alors il souffrira d’insécurité affective.

  Le syndrome d’abandon  que j’ai évoqué lors d’un précédent article trouve son origine dans la dépendance affective.

 

A l’opposé, la surprotection maternelle et l’absence paternelle nuis à l’indépendance affective dans la mesure où nous recherchons par imitation  à reproduire les schémas parentaux. La surprotection est une angoisse du parent projetée sur l’enfant. Celui-ci intériorise aussi le comportement du parent, et projette à son tour une fois devenue adulte le besoin de sécurité affective sur le conjoint. Cela se traduira par une demande d’amour plus exigeante envers les autres, plus importante que la normale. Une nécessité de mesurer sa propre importance à travers le regard de l’autre (l’élu) et de tous les autres.

 

Le passif-dépendant se caractérise par un besoin général et excessif d’être pris en charge, conduisant à un comportement soumis et « collant » et à la peur de la séparation. Ce comportement apparaît au début de l’âge adulte. Il est présent dans toutes les situations comme dans (la dépendance affective vis à vis des enfants) et principalement dans la relation de couple comme en témoigne au moins cinq critères suivants.

 

 

 

 

 

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Difficulté à prendre  des décisions dans la vie courante sans être conseillé (e) ou rassuré(e) de manière excessive par autrui.

Besoin de faire assumer la responsabilité par autrui dans la plupart des domaines de sa vie.

Difficulté à exprimer un désaccord avec autrui de peur de perdre son soutien ou son approbation.

Difficulté à mettre en route ou exécuter des projets seul (e) par manque de confiance en ses capacités ou son jugement (et non par manque de motivation ou d’énergie).

Recherche excessive du soutien d’autrui, au point de se porter volontaire pour des choses désagréables.

Recherche urgente et impérieuse d’un nouveau soutien quand une relation se termine.

Malaise ou inhibition dans les actions solitaires, par crainte excessive de ne pouvoir se débrouiller.

Préoccupation irrationnelle et continue causée par la crainte de devoir se débrouiller seul.

 

 

 

« Histoire »  de dépendance affective

« Histoire »  de dépendance affective

Marie,  souffrait d’un tel manque affectif qu’elle ne pouvait le combler quand tombant enceinte. Elle avait déjà cinq enfants et ne comptait pas s’arrêter là. Lorsque j’attends un bébé, je me sens comblée, expliquait-elle. Je n’ai besoin de personne, je me suffis à moi-même. » En dehors de ses périodes de grossesse, cette jeune femme reportait ses demandes excessives sur son mari:  » Je l’appelle une vingtaine de fois par jours, à son bureau, dans la voiture. Lorsqu’il se trouve à la maison, j’ai besoin de sa présence physique tout près de moi. Dans la même pièce que moi. Je ne parviens à trouver le sommeil s’il quitte  la chambre.

Le syndrome d’abandon de Marie

Abandonnée par son père à l’âge de 6 ans, elle vécut jusqu’à sa majorité avec sa mère, une femme obnubilée par sa carrière professionnelle et par les multiples amants qui se succédaient à la maison. Les seuls  témoignages d’amour que recevaient Marie se résumaient à quelques billets par semaine. Plus tard elle se mit à rechercher de ‘bonnes âmes » capables de lui offrir ce dont elle avait manqué.

Comme pour Marie, la personne dépendante éprouve un besoin vital des autres pour avancer dans la vie. Elle demeure incapable de vivre selon ses envies ou ses besoins et agit seulement en fonction du comportement d’autrui. Comme si afficher sa véritable personnalité, au risque de ne pas correspondre aux goûts de l’autre (ou des autres), la menaçait de tout perdre.

 

 

 

 

La dépendance affective dans le couple

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De l’être aimé, la personne en dépendance affective exige de plus en plus d’attention. Elle se soumet au moindre des désirs de son partenaire en espérant que son abnégation lui offrira l’amour espéré et la valorisation. Elle s’en remet à l’autre pour se développer affectivement, personnellement. Elle construit son bonheur par procuration et abandonne ses intérêts personnels pour se centrer sur celui ou celle qu’elle considère comme plus important.

Elle n’expose pas ses besoins et ses envies car elle vit dans la frayeur d’un éventuel refus, d’un jugement ou d’un rejet de la part de l’être aimé. L’évitement du refus lui paraît plus supportable que toute réponse négative. Souvent le partenaire finit par ne plus tolérer ces demandes indirectes de satisfaction qu’elle répète sans plus par insécurité que par amour. Il cherche alors à prendre ses distances.

Le moindre changement d’attitude (un appel téléphonique qui n’arrive pas, un regard moins chaleureux ou l’expression d’un désir sexuel moins intense ou moins fréquent) provoque chez le dépendant, un sentiment d’inquiétude, de doute, puis d’angoisse. L’angoisse d’être quitté. La peur continuelle, envahissante, de l’abandon caractérise ces personnalités.

 » Il ne m’aime plus, que n’ai-je pas fait, pour lui déplaire ainsi? Je le sens s’éloigner… » ces interrogations incessantes, perpétuelles, envahissent son esprit. Le dépendant affectif cogite, rumine. Ses pensées sont centrées exclusivement sur la crainte de perdre l’amour de l’autre. Perdre l’amour de l’autre ce n’est plus exister dans son regard, par conséquent s’autodétruire. Lors, le dépendant affectif éprouve le besoin de tester l’attachement. Un besoin constant de vérifier s’il tient toujours à lui ». Son meilleur stratagème: provoquer la rupture, autrement dit « partir pour être mieux rattrapé », telle pourrait être sa devise. Pour mesurer l’amour de l’autre à travers sa capacité à le récupérer et ses efforts dans ce sens. Or, il suffit de peu de choses, d’un geste, d’un mot rassurant (« je t’aime », « tu es important pour moi », « je serais toujours là ») pour que l’angoisse disparaisse…provisoirement.

 

 

 

 

 

La dépendance affective  » une drogue »

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L’autre devient une drogue apaisante et rassurante. Celui qui réglera nos problèmes d’enfance. Le père que l’on n’a jamais eu ou la mère qui nous a délaissés. Il ne représente plus l’être cher, mais l’oxygène dont on a besoin pour vivre.

D’autres comportements emblématiques de la personnalité dépendante, correspond au besoin de chercher et de trouver une source de valorisation personnelle. La nécessité de devenir indispensable pour l’autre en de venant acteur et responsable de son bonheur.  » Sauver » celui que l’on aime, d’une certaine manière, en se disant « qu’il est heureux ou qu’il a réussi grâce à nous ».

Si le dépendant affectif ne parvient pas à combler ses manques à travers les autres, il trouvera d’autres moyens d’échapper à ses souffrances en se réfugiant dans la consommation d’alcool ou de drogues et de ce fait, tombera dans d’autres dépendances: tranquillisants et somnifères, addiction au travail, exercice physique prolongé et intensifs, jeu pathologiques, achats excessifs…

 

Cependant on ne peut affirmer que le sentiment d’insécurité affective vécu pendant l’enfance entraîne forcément une conduite addictive. Mais on peut soutenir sans trop risque d’erreur, que le sentiment d’insécurité infantile persistant à l’âge de l’adolescence et à l’âge adulte représente un facteur de vulnérabilité aux comportements addictifs.

 

 

 

Comment sortir de la dépendance affective

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Quelles solutions apporter pour le traitement de la dépendance affective si ce n’est entamer une psychothérapie cognitive et comportementale dans un premier temps? Comprendre pour agir autrement. Cernez ses manques, ses propres angoisses afin de mieux identifier ses besoins.

Renverser également le processus d’aliénation: parvenir à s’aimer. Agir avec soi-même de la même façon qu’avec un être cher. Nous cherchons à faire plaisir à ceux que nous aimons, nous adoptons à leur égard une attitude bienveillante. Il pourrait être de même pour soi en se faisant plaisir, en se traitant bien. En accordant également de l’importance à ce que nous ressentons, sans chercher à passer par l’autre en permanence pour pouvoir entendre et accepter nos émotions. Apprendre à dialoguer  entre son « moi adulte et son moi enfant ».

Vous souffrez de dépendance affective ou-vous que votre partenaire en souffre? Faites-moi part de vos impressions, de ce que vous vivez au quotidien en laissant votre commentaire ci-dessous!

 

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