Les épreuves de la vie ne sont pas insurmontables. Il faut comprendre leurs messages…

 

 

 

Nous passons tous par des épreuves durant notre vie, et si certains arrivent à les surmonter, et les renforcer, d’autres au contraire vont baisser les bras…

 

Qu’est-ce qu’une  épreuve?

 

 

 

Nous avons tous une capacité plus ou moins limitée pour vivre les épreuves. Une épreuve est une situation douloureuse qui survient souvent de façon impromptue. Parfois l’épreuve est inévitable parce que notre comportement dysfonctionnel a attiré l’épreuve tant redoutée.

Avez-vous vécu des  épreuves qui vous paraissaient insurmontables et qui ont laissé des séquelles dans votre vie ?

Avez-vous vécu des épreuves difficiles qui vous ont permis d’atteindre vos objectifs ?

Si vous ne comprenez pas les messages implicites derrière les épreuves, il y de fortes probabilités qu’elles se représenteront.

Si vous ne croyez pas que nous sommes ici-bas pour accomplir, ou vivre certaines expériences, vous allez sans doute accuser la malchance.

Tentons de comprendre pourquoi des personnes portent un fardeau éprouvant, et d’autres surfent sur les vagues du succès et de la sérénité.

 

 

L’épreuve induite

 

 

 

Si vous faites partie de ceux qui ont la foi, vous comprenez que les épreuves se présentent pour votre bien. Vous allez bon gré, malgré, les accepter par éthique spirituelle. Parc contre ceux qui rejettent toute croyance d’ordre divin, vont sans doute en attribuer la cause à des concours de circonstances.

Comment malgré nos bonnes intentions et toutes nos précautions nous ne  pouvons éviter les écueils de la vie ?

Les premières épreuves que nous attirons sont tributaires de notre mode pensée. Je cite plus haut « précaution » parce que certains anticipent les situations douloureuses qu’ils  voudraient éviter.

Ce faisant, ils se créent une réalité, qui est moins basée sur ce qu’ils veulent, mais aussi sur ce qui ne veulent pas. C’est la peur qui domine leurs actes. Prenons un exemple d’une personne qui se nourrit uniquement de produits bio. Elle a opté pour ce mode de vie, au demeurant très sain, mais ce qui prédomine chez elle, c’est la peur de tomber malade.

 

 

Or sa peur est tellement importante, qu’elle engendre un état de stress. Cette tension perpétuelle fragilise son système immunitaire et provoque du coup, des symptômes qu’elle ne comprend pas. Elle souffre de colopathie fonctionnelle, et comme si cela ne suffisait pas elle consomme, des antispasmodiques, des probiotiques, des tisanes, des cataplasmes, afin de réguler ses troubles intestinaux.

Ici on peut voir un cas typique d’intention erronée. Le sujet applique une hygiène de vie pour les mauvaises raisons. « La peur de tomber malade ». Et sa peur se matérialise, parce que ce sont les émotions qui dirigent nos pensées. Tant  que cette personne ne conscientisera pas le problème, elle reproduira les mêmes schémas.

C’est exemple « inconscient, insidieux » nous montre, que c’est nous qui attirons certaines épreuves.  Par contre, nous sommes conscients des dangers que cela suppose de consommer des drogues, de l’alcool, du tabac etc, mais nous continuons à croire qu’il n’y arrivera rien, que cela n’arrive qu’aux autres etc.

En partie, cela peut être vrai, parce que si vous êtes dans le bon état d’esprit, contrairement à l’exemple cité plus haut, vous pourriez éviter les problèmes. Il est quand même rare que les abus nous ne les payons pas un jour ou un autre.

 

Les épreuves nécessaires

Donc pour ce cas de figure, nous avons une marge de manœuvre, si  nous savons observer les signes avant-coureurs. Si nous ne voulons pas les observer comme des indicateurs de danger, à coup sûr nous allons au-devant de l’épreuve.

La question qui se pose à nous est : « Pourquoi malgré les signes évidents des problèmes, nous ne faisons rien pour que ça change ? »

Il y a plusieurs raisons à cela. La première est de conserver des bénéfices fallacieux à se maintenir en situation de danger. Tout d’abord parce qu’il est souvent très angoissant de prendre conscience de notre vulnérabilité, de nos limites. Ce qui équivaudrait à accepter que nous ne sommes pas parfait, alors que nous faisons tout pour éviter cette imperfection en se livrant à toute formes de dépendance.

Il y a aussi un syndrome d’autopunition. On se punit parce que nous portons en nous une culpabilité inconsciente. Cette culpabilité est inhérente à un passé douloureux, ou l’on pense que l’on aurait pu agir différemment.

Ensuite il y a  le fait de vivre en contradiction avec nos besoins réels et nos désirs. Quand le cerveau associe du plaisir à une situation donnée, ou à une dépendance, il n’est pas évident d’y remédier si nous ne trouvons pas quelque chose qui apporte autant, si ce n’est plus de plaisir à l’ancien schéma.

 

 

 

 

Les épreuves  fortuites

 

 

Epreuve divine

Quand ce ne sont pas nos comportements inconscients qui créent les épreuves, ce sont les épreuves dues au hasard. Nous étions là au mauvais endroit, au mauvais moment, du moins c’est ce que l’on croie. Nous ne serons jamais si c’est une épreuve divine, un choix de notre âme de vivre cette, ou ces expériences,  mais quand elles se manifestent, elles sont parfois si dures, et tellement incompréhensibles qu’il est souvent difficile, voire impossible de  pouvoir les surmonter.

Qu’entendons-nous par surmonter les épreuves ? Comment une personne qui devient paraplégique à la suite d’un accident causé par un chauffard surmonte l’épreuve ?

Comment une femme qui  donne naissance à un enfant handicapé, se voit jusqu’à la fin de ces jours, dans l’obligation de mettre sa vie en parenthèse pour s’occuper de son enfant ?

Quel est le sens de toutes ces souffrances ethniques (génocides, shoah, indigence etc) qui ne donne pratiquement aucune possibilité, et probabilité de sortir d’une spirale collective ?

Combien seront les « élus » qui pourront sortir du trou noir ?

 

Epreuve physique Epreuve psychologique

Les orientations de développement intérieur nous enjoignent tous de changer notre mode perception quand à ce qui arrive. Mais comment changer la visions effroyable d’une situation alors que nous n’avons mais plus l’énergie de penser, et d’agir autrement que de se laisser dépérir, ou mourir. Personnellement je m’investis totalement envers mes patients, et même, si mon accompagnement est indéfectible, il faut bien se l’avouer,  la douleur physique, et la douleur psychologique est parfois tellement forte que l’issue est malheureusement fatale.

Que faut-il en déduire ? Que l’épreuve peut être surmontée, et parfois non ! C’est un fait, mais jusqu’où pouvons-nous aller dans l’épreuve ? D’aucuns surmonteront les mêmes épreuves avec plus de force et de moyens, et d’autres se laisseront envahir plus rapidement.

Tout ce que je peux dire, c’est que nous ne sommes pas égaux devant les épreuves, et certains devront vivre avec une épreuve qui laisse des séquelles invalidantes qui impacteront le sens de leur vie. Maintenant que faire avec ça ?

 

 

Celui qui vit l’épreuve, et celui qui soutient l’éprouvé.

Celui qui vit, une ou des épreuves peut déjà accepter son impuissance à la surmonter. Il peut s’autoriser à exprimer toute sa douleur, par sa colère, sa haine, sa tristesse.  Il doit passer par là, alors cherchons pas à l’en dissuadé, avec des propos incongrus comme : « Tu ne devrais pas te mettre dans des états pareils. » « Tu ne veux pas faire d’efforts pour t’en sortir ». Tu te complais  dans  ta situation. » « Il y a pire que toi, etc. »

Comment aller voir un thérapeute aussi,  alors qu’il n’y a plus d’énergie ? Et est-ce qu’il comprendra ou saura nous aider ? D’ailleurs comment pourrait-il nous aider ? A ce stade, la solitude, le désespoir, l’abattement ne laisse plus aucune alternative. Il n’y que  la reconnaissance  de la souffrance ressentie qui peut soulager et donner une lueur d’espoir, et encore. Ma propre nièce n’a pas survécu au suicide de son mari. Les soins qui lui ont été prodigués en psychiatrie pendant 5 mois, n’ont pas pu empêcher l’inévitable.  Son suicide était le seul point de salut pour mettre un terme à sa douloureuse épreuve.

 

 

 

Comment surmonter les épreuves ?

 

 

Nous arrivons à surmonter les épreuves quand, elles nous poussent à nous dépasser, à faire des changements, à changer notre compréhension d’une vision erronée…

Elles viennent nous confronter à ce que nous faisons tout pour éviter. Plus nous usons de stratégies d’évitement, et plus l’épreuve reviendra de plus ne plus forte.

Ne pas comprendre le message de l’épreuve, ou en accepter la dureté, nous condamne à lui donner plus de pouvoir.

Lutter contre ce qui est, ou sans détourner équivaut à faire un choix de subir, plutôt que d’en tirer une expérience salutaire.

Pour surmonter les épreuves, nous avons besoin de nous poser les bonnes questions. Par exemple : « Que puis-je apprendre de cette expérience ? »

« Que dois-je croire pour éviter que cette situation ne se reproduise ? »

« Quel est le message qu’on me transmet ? »

 

Cela étant, la difficulté de se poser la bonne question repose sur un système de valeur et de croyances justement jamais remis en question. Les traumatismes archaïques et conditionnements négatifs créent des associations neurologiques  qui relèvent de comportements inadaptés.

 

Cas d’épreuve

Jean est un patient qui souffre douleurs chroniques dans les jambes, d’acouphènes  et d’oppression thoracique. Il sait que ces  symptômes ont une consonance psychologique, mais il n’arrive pas à faire le lien avec ses problèmes, et c’est pour cela qu’il vient me consulter.

Le diagnostic est le suivant : Jean a toujours eu un père dévalorisant, et une mère sévère qui ne plutôt castratrice que bienveillante. Il part dans la vie avec un sérieux handicap, et son comportement se reflète dans le besoin de se prouver à soi-même qui est une bonne personne. Qu’il est à la hauteur en se donnant à fond dans des activités sportives. Il exerce un emploi bien rémunéré, mais il s’ennuie, et ne prends aucune initiative pour évoluer sa profession ou en changer. Il procrastine aussi beaucoup par peur d’échouer, et d’être confronté à une réactivation de sermons et de propos dévalorisants que son père lui renvoyait.

 

 

La compensation sportive, est exercée en tension nerveuse et à la longue provoque des douleurs. Donc Jean, ne savait pas qu’il faisait du sport pour les mauvaises raison. Il a fait cette association neurologique dans son cerveau. En me dépassant, je comble mon manque d’estime personnel. En effet il ne pouvait pas s’aimer autrement parce qu’il ne connaissait pas d’autres moyens.

C’est un ensemble de sentiments, de valeurs, et de croyances qui devaient être déconstruites pour être ensuite reconfigurées.

L’épreuve était donc pour lui d’apprendre à se valoriser par le lâcher-prise, l’acceptation de soi inconditionnelle, et l’indulgence…

Ce processus doit passer inévitablement des émotions refoulées, conjugué avec un travail cognitif et comportemental, afin que l’expérience s’inscrive dans sa réalité.

 

Accepter les épreuves

Si vous faites face à des épreuves en ce moment, et que vous avez du mal à les surmonter, il est peut-être  temps de changer votre mode de perception. S’il n’y a rien que vous ne puissiez changer, il faudra les accepter, non sans vous résigner. Et si vous ni arrivez toujours pas, alors faites-vous aider. Votre choix vous appartient, auquel cas le risque, c’est que les épreuves s’accentuent pour impacter toute votre vie.

Vos commentaires sont les bienvenus pour ma part, de ce que vous traversez, mais aussi pour aider ceux qui n’arrivent pas à les surmonter. Les moyens que vous avez utilisez seront autant de bons modèles pour les autres.