Le mental peut s’avérer votre meilleur allié, mais il peux être aussi votre pire ennemi s’il vous coupe de vos émotions… Comprenez comment le mental s’amuse avec vous!

 

 

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Le mental, nous pouvons aussi l’appeler l’égo. Il s’apparente parfois au petit vélo que l’on semble avoir dans la tête et qui ne cesse de tourner en rond pour nous couper du moment présent. Il nous projette dans le futur avec son cortège d’appréhensions, de peurs, de panique, de pertes de confiance en soi et de phobies. Il nous entraîne aussi dans le passé ; nous développons alors les regrets, les remords et les culpabilités.

Il obstrue notre savoir inné,  notre créativité et  notre noyau fondamental, c’est-à-dire la personne que nous sommes censés être et non celle que nous représentons.

 

 

 Qu’est-ce que le mental?

Le mental qui en nous coupant de nous-même, nous coupe des autres et du monde qui nous entoure. C’est ainsi qu’il nous même à l’isolement, au non partage, à l’intolérance, à la fermeture et à la discrimination par exemple. Ce même mental nous entraîne dans des attitudes de pouvoir qui consistent à contrôler l’autre, à nous sentir supérieurs ou inférieurs. C’est encore lui qui nous pousse à nous oublier nous-même et à fonctionner par rapport à l’autre, et aux normes que la société nous impose. Notre égo nous incite à remplir nos journées avec des « il faut », « je dois » et  « il n’y a qu’à », en sachant qu’à la fin de celles-ci, nous aurons accompli une foule de choses sauf celles que notre « être » à véritablement envie de faire !

Le mental est la prison que nous nous sommes fabriquée tout seuls et dans laquelle nous nous enfermons nous-mêmes, tant sur le plan physique que sur le plan psychique. Pour lui la vie est un danger permanent, de même que la nouveauté, l’enthousiasme et la spontanéité de notre « enfant intérieur ».

C’est lui qui empêche la fluidité, le changement et qui fait tout son possible pour nous bloquer, nous fixer dans des attitudes et des façons de faire répétitives et sclérosées. C’est à cause de lui que nous avons tendance à reproduire les mêmes erreurs et les mêmes échecs sans parvenir à en tirer les leçons qui pourraient nous permettre d’évoluer. Il aime la stagnation, voire la régression et il nourrit notre immobilisme. Il nous serine constamment ce que nous devons et ce que nous ne devons pas faire. Il nous résonne afin que nous nous retrouvions dans les normes définies par les autres, faisant de nous des nains alors que nous sommes tout le contraire ! l’égo ou le mental, est le non-amour par excellence.

 

 

 

Les symptômes inhérents au mental

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Quelles sont les conséquences de la présence du mental dans notre vie ? La réponse est simple : le stress ! Le premier symptôme que nous ressentons lorsque notre mental est présent est une tension. Sa traduction physique peut être une crispation musculaire dans nos épaules ou ailleurs dans notre corps, un nœud ou une boule dans la gorge, l’estomac ou les intestins, des sueurs froides ou une accélération du pouls. Tous ces signes constituent la réponse automatique de notre corps à une stimulation (positive ou négative.) Si nous sommes soumis pendant une longue période au stress, cela entraîne l’apparition de divers troubles physiques et psychiques : de la fatigue, des troubles du sommeil avec soit de la difficulté à s’endormir (hyperactivité cérébrale), soit des réveils multiples, des problèmes de concentration et de mémoire, une irritabilité ou une vulnérabilité plus importantes que la normale, une baisse de la libido, des pertes de cheveux et des ongles cassants, par exemple. Un diabète de type 2 et une hypertension peuvent en résulter. Le système immunitaire étant déficient, des maladies peuvent apparaître, allant du simple rhume à des affections beaucoup plus graves.

 

Les effets négatifs du stress ne sont pas dus aux facteurs de stress, mais au fait qu’aucune pause n’est accordée au corps. (Voire sophrologie). Prenons l’exemple d’une personne exposée à un stimulus extérieur tel que le froid. Si elle peut se retrouver dans une pièce tempérée de façon assez régulière et alterner le froid et le tempéré, il n’y aura aucune répercussion sur sa santé. Il en va de même pour une personne exposée à un stimulus interne tel qu’une émotion. Si elle parvient à exprimer l’émotion, la pause nécessaire à son bon équilibre physique et psychique sera salvatrice. Si toutefois elle garde en elle cette émotion, la tension engendrée risque fort de produire des effets négatifs, tant psychiques que physiques. C’est ainsi que nombre de personnes souffrent de maladies récurrentes, car elles ne s’autorisent pas à vivre leurs émotions. Dès qu’elles y parviennent, le système immunitaire se met à fonctionner à nouveau et la guérison peut survenir très rapidement.

 

 

Les projections du mental

 

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Que ressentons-nous lorsque nous nous projetons dans le futur? Que ressentons-nous lorsque nous nous projetons dans le futur? Dans un premier temps nous ressentons une tension physique que nous nommons de diverses façons selon son intensité : appréhension, peur,  anxiété, panique ou phobie. Le manque de confiance en soi. Relève également d’une tension causée par ce type de projections. En effet lorsque nous pensons ne pas pouvoir parvenir à faire quelque chose, nous sommes bien évidemment dans le futur et donc, hors du moment présent. Qu’éprouvons-nous lorsque nous vivons dans le passé ? Une tension que nous appelons selon son intensité, regret, remords, ou culpabilité. Que ressentons-nous lorsque nous bloquons en nous une joie, une tristesse ou une colère ? Une tension. Il en va de même lorsque nous refoulons notre intuition ou notre savoir inné. Le mental est à l’origine de toutes ces tensions. Il nous faut donc limiter son pouvoir de nuisance dans notre quotidien. Mais avant de voir comment y parvenir, essayons de comprendre d’où il vient et comment il fonctionne.

 

 

 

Le fonctionnement du mental

 

 

 

 

Notre mental n’est pas présent dès la naissance. En effet, un bébé ne sait pas ce que sait le futur, ni le passé. Il ne vit que dans le moment présent. Ce n’est que par le biais de l’éducation reçue que les notions de passé et de futur font leur apparition. Cela peut survenir lorsque l’enfant ressent les peurs de ses parents par exemple, ou encore lorsqu’on lui donne aujourd’hui une récompense parce qu’il a été sage hier.

Il en va de même pour les émotions. Un jeune enfant ancré dans le présent les vit naturellement. Que fait-il lorsqu’il a envie de rire ? Il rit. Que fait-il lorsqu’il est triste ? Il pleure. Que fait-il lorsqu’il est énervé ou en colère ? Il crie. Nul ne lui apprend à se comporter ainsi ; il le fait de façon naturelle et ne se pose aucune question. Il vit  ses émotions dans le moment présent, les évacue immédiatement et passe de l’une à l’autre rapidement, ce qui étonne souvent l’adulte. Souvenons-nous que nous avons tous été des enfants et que nous avons tous sur un jour exprimer ce que nous éprouvions. Mais l’éducation est venue avec son cortège de recommandations et de poncifs, qui ont permis l’apparition du mental : il n’est pas bien d’être colère ; pleurer est réservé aux personnes faibles ;la joie est une bonne émotion à condition qu’elle reste discrète…

La Société dicte ses règles et ses normes. La colère devient l’ennemie, alors qu’en réalité, c’est le mental qui l’est. La tristesse devient une émotion désagréable alors que c’est son blocage par le mental qui créer le désagrément physique et psychique. La psychiatrie s’est emparée  de tout cela afin de déterminer ce qui est « dans les normes » et ce qui ne l’est pas. C’est ainsi que des enfants turbulents et réactifs à un milieu ambiant difficile se voient définis comme des enfants hyperactifs qui doivent être traités par un médicament. C’est également ainsi que la personne timide est devenue un malade souffrant de psychose sociale qui doit recevoir des antidépresseurs afin d’être traité. La bible psychiatrique, le fameux DSM-V, a réussi à faire de toute émotion vécue de façon anormale une maladie psychiatrique ! No sociétés ont décidé des émotions acceptables et de celles qui ne le sont pas, mais elles n’ont pas pensé à ce qu’il advient de l’être humain qui bloque ses émotions.

Comme nous l’avons démontré, un tel blocage provoque une tension générale de maux physiques et psychiques importants qui coûtent des sommes astronomiques en soins. De plus, lorsqu’elle explose, la colère bloquée s’extériorise en une crise de rage qui n’a plus rien de commun avec une simple colère. La même constatation peut être faite pour la tristesse bloquée par le mental. Elle engendre des troubles important comme : la dépression, communément traitée par les antidépresseurs qui permettent à la personne de mettre « une camisole chimique » sur ces souffrances mais qui ne soignent aucunement  les troubles crées par le mental. Dès que la médication s’arrête, les souffrances reviennent de plus belles.

 

On ne peut chasser le mental avec son propre mental ; c’est une tâche impossible. Tenter  consciemment de ne plus songer à quelque chose qui nous fait peur, par exemple, ne fonctionne absolument pas. Essayez de ne plus penser à un cheval vert et vous y aller penser trois fois plus ! C’est pourtant le même type de phrase que nous répétons ou que nous entendons de la part de nos amis qui nous veulent du bien : « N’y pense plus, lâche prise, fais comme si cela n’existait pas ! » Ce conseil ne fait qu’accroître les tensions. Nous pouvons toujours essayer de le dompter en employant des techniques qui visent la maîtrise du mental en créant par exemple une image apaisante et en la visualisant de façon répétitive, en récitant des prières ou des mantras, ou encore en  énonçant des pensées positives jusqu’à que nous soyons moins tendus. Si ces techniques ont une efficacité, elle reste cependant ciblée et ne durent que pour l’intérêt de l’exercice. C’est ainsi que j’utilise la visualisation avec une image de détente pour accéder à l’inconscient. Il serait illusoire de croire à la pérennisation d’une image créée par le mental si la cause du blocage n’est pas levée. De plus les techniques qui visent la maîtrise du mental nous empêchent de rester dans  le moment présent, seul moment dans  lequel nous vivons, puisque nous nous représentons une image appartenant au passé, soit une image imaginaire qui n’appartient pas au réel. Ce qui est fort regrettable, car dès lors que nous ne sommes plus dans le moment présent, nous ne pouvons entrer en contact avec nos émotions. Cela étant il faut faire une subtile différence entre une image du passé sans relation particulière avec nos émotions, et les images corrélées à des émotions refoulées, et qui sont inhérentes au traumatisme vécu.

Nous parlons ici du mental qui empêche l’accès à l’émotion. Nous l’appelons communément en thérapie « la résistance ». Cette résistance c’est le mental !

 

 

 

Le corps du mental

 

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Si je parle de « corps du mental » c’est pour démontrer comment le mental nous avertit de sa présence par une tension corporelle. Notre cerveau peut essayer de nous tromper mais notre corps ne ment jamais et nous aurions tort de ne pas l’écouter. Comment éteindre son mental, le réduire au silence afin de nous retrouver pleinement dans le moment présent, en contact avec nos émotions et notre noyau fondamental, c’est-à-dire la personne que nous sommes censés être ? Pour ce faire il faut trouver la façon de procéder la plus légère possible, que nous pourrons utiliser en tous lieux. Si la méditation est une méthode efficace pour observer son mental sans se laisser diriger par lui, il est difficile de la pratiquer avec son protocole dans nos activités quotidiennes. Pourtant une technique simple existe. Elle consiste à porter notre attention à notre corps physique et à notre corps sensoriel.

Il ne s’agit pas de visualiser les différentes parties de notre corps, ni de prendre conscience de celui-ci, ni même de nous y plonger, mais uniquement de diriger notre attention sur une  partie de notre corps, par exemple, nos orteils ou nos doigts, et de nous concentrer sur son mouvement. Cela ne prend peu de temps et nous permet de revenir dans le moment présent.

Il en va de même avec notre corps sensoriel. Nous pouvons utiliser l’un de nos sens pour éteindre notre mental. Par exemple, nous pouvons diriger notre attention sur la texture du stylo que nous avons dans la main ou sur la chaleur que nous ressentons entre nos vêtements et notre peau (pour le sens du toucher), sur l’odeur du lieu dans lequel nous nous trouvons (pour le sens de l’odorat) ou encore sur la saveur de la salive dans notre bouche (pour le sens du gout). Il importe toutefois de faire attention au sens de la vue, car en l’utilisant, nous avons tendance à nous mettre à nouveau à penser. En effet, il est connu que 60 à 80% de nos pensées sont générées par la vue.

Eteindre son mental peut apparaître comme une méthode simpliste et peu évolué en comparaison de ce qui est prôné dans certains milieux spirituels. Il est vrai que notre mental aime bien les choses difficiles à entreprendre, car ainsi il peut nous faire croire que plus un exercice est compliqué, plus nous sommes dotés de grandes capacités spirituelles si nous parvenons à l’accomplir. Notre égo tend à nous faire croire que la vraie spiritualité ne peut être vécue que dans certains lieux ou par des actions peu communes et brillantes, jamais dans la simplicité et au moyen d’actes quotidiens banals. Pourtant la vraie spiritualité peut naître des actions les plus simples, comme peler des pommes de terre, faire le ménage ou simplement porter notre attention à  corps physique et sensoriel. Je ne peux qu’encourager ceux qui pourraient trouver simpliste cette manière d’éteindre leur mental de le mettre ne pratique de façon régulière afin qu’ils se rendent compte qu’il s’agit là d’un exercice d’une très haute valeur spirituelle. Pour vous y aider vous pouvez télécharger : Comment éteindre son mental

 

 

 

A quoi sert-il d’éteindre son mental?

 

 

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Eteindre notre mental nos permet de nous retrouver dans le moment présent, seul moment dans lequel nous vivons. Cela nous aide à nous débarrasser de nos peurs, de nos anxiétés de nos remords et de nos culpabilités, ce qui n’est pas rien. Nous vivons trop souvent dans le passé et le futur, et notre corps essaye d’attirer notre attention sur ce fait par les tensions que nous ressentons. Revenir  dans l’ici et maintenant induit une détente physique palpable qui fait beaucoup de bien et permet par la même occasion de retrouver un système immunitaire en pleine vigueur, avec une possible guérison de divers troubles physiques et psychiques dont nous pouvons souffrir. Le deuxième avantage de nous retrouver dans le moment présent est que cela nous permet de reconnaître, de ressentir et d’exprimer nos émotions. En résumé éteindre notre mental nous permet de vivre, d’être et de nous aimer tels que nous sommes. L’amour étant ouverture, cela nous donne alors la possibilité de nous ouvrir à l’autre et aux autres dans le même temps. Il est par conséquent essentiel de porter notre attention à notre corps physique et à notre corps sensoriel le plus fréquemment possible. Comme nous l’avons vu, cela n’est pas difficile et il n’est pas nécessaire d’avoir fait de grandes études pour y parvenir…

Pour ceux qui ont lu l’article sur le syndrome d’abandon, voici quelques notions supplémentaires pour comprendre comment le mental s’est avéré utile pour le nourrisson lorsqu’il s’est senti abandonné.

 

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Comment éteindre son mental

 

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L’utilité du mental pour l’enfant souffrant d’une blessure d’abandon

 

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La seule façon qu’à un enfant pour ne plus subir la violence de l’abandon, est de s’extraire du moment présent pour se réfugier dans le mental. Il développe très tôt un mental fort qui lui permet de se couper du monde, mais aussi de ne pas ressentir les émotions suscitées par ce à quoi il est exposé. Qu’éprouve l’enfant devant ce manque d’amour, ce rejet, ce désintérêt pour ce qu’il est ? De la tristesse, bien sûr, mais principalement de la colère. Et celle-ci est forte ! Mais que peut-il en faire ? Il va tout d’abord s’exprimer de façon naturelle en criant ou en pleurant, entre autres. Que récolte-t-il ? De l’attention ! Oui, mais non sous forme d’amour. Bien au contraire ? Il recevra encore plus d’indifférence, de punitions, et d’autres injonctions qui lui ferons comprendre qu’il a tout intérêt à se taire, à faire le dos rond et à accepter le peu que les personnes qui se chargent de lui sont prêtes à lui accorder.

Le mental sera donc le compagnon de route de l’abandonnique dès son plus jeune âge, et il mettra en place des modes de protection afin de résoudre le problème. Ceux-ci entraîneront plusieurs conséquences :

L’anxiété et la peur : Par peur d’être de nouveau abandonné, il se surinvestira dans les relations en étouffant les autres, ou au contraire il n’osera pas s’investir dans les relations affectives de peur d’être de nouveau abandonné.

La culpabilité : L’enfant ne comprenant pas pourquoi il est rejeté, se persuade d’avoir fait quelque chose de terrible pour ne pas être aimé. Cette culpabilité sera présente tout au long de sa vie d’abandonnique tant qu’il n’aura pas résolu son problème.

Les jugements négatifs sur lui-même : la dévalorisation est la plus fréquente. Comme il croit ne pas pouvoir être aimé, l’abandonnique pense qu’il est bourré de défauts, d’insuffisances et de limites faisant de lui un être de peu de valeur et peu fiable.

Le non-amour : de lui-même principalement, ce qui entraîne une difficulté à aimer les autres ou l’autre.

Le manque d’émotions : l’abandonnique est souvent coupé de ses vraies émotions depuis la petite enfance. Il n’exprime pas vraiment ce qu’il ressent de peur d’être à nouveau rejeté. Or s’il exprime des émotions elles sont disproportionnées et sans rapport direct avec la situation.

Plus La blessure  affective est intense, plus le mental se chargera de trouver des stratégies d’évitement, et ses stratèges mentaux maintiennent l’abandonnique dans sa souffrance. Pour en savoir plus sur le syndrome d’abandon cliquez sur le lien :

Le syndrome d’abandon

 

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