LA PSYCHOTHERAPIE

Pour qu’une psychothérapie soit efficace, elle ne doit pas réunir qu’une seule méthodologie, mais une approche « plurithérapeutique ! »

A l’intention des futurs patients désireux de suivre une thérapie, voici ce que vous devez savoir, et ce que les psychothérapeutes ne vous disent pas sur les limites thérapeutiques.

Les psychothérapeutes ne vous disent rien sur les limites thérapeutiques, parce qu’ils  ne savent pas eux-mêmes, celles qui sont attribuables à leurs techniques respectives, et celles imputables à leurs limites personnelles. Les deux grands courants thérapeutiques reconnus sont la psychothérapie dynamique comprenant la psychanalyse et les thérapies cognitives et comportementales (TCC). Si d’autres thérapies ont vu le jour ces dernière décennies, elle ne se limitent pas seulement à leurs méthodologies, mais à la réticence des patients potentiels, face à la menace sectaire et peu orthodoxe de la technique utilisée. Cependant si encore certains sont réfractaires à de nouvelles disciplines, vous êtes de plus en plus nombreux à comprendre que la thérapie n’est plus l’apanage des déséquilibrés, mais qu’un travail d’introspection habilement dirigé, pour mieux vous connaître, vous épargnera bien des désillusions.

Prendre conscience qu’étudier les aspects de votre personnalité, tel que vos croyances, vos valeurs, votre tempérament, votre typo morphologie est aussi important que d’apprendre à lire, à écrire et à compter. Que la connaissance de l’inconscient, du subconscient, des sentiments et des émotions qui les sous-tends induisent des mécanismes de protections qui vous inhibent. Que des aptitudes et des talents cachés puissent voir le jour parce que vous avez transcender la fausse personnalité.  Que d’apprendre que votre cerveau est composé de trois « états du moi » où cohabitent tantôt un parent, un enfant et un adulte, et qui vous font réagir en fonction de la situation.  Enfin que cette énumération sur le développement de la personnalité n’a rien d’exhaustif, mais qu’elle montre qu’une psychoéducation dirigée est autant, si ce n’est plus nécessaire, que l’enseignement traditionnel obligatoire.

 

 

 

Quel type de psychothérapie dois-je faire ?

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises thérapies, il n’y a que celles qui correspondent, ou non à vos besoins. Pour ce faire, les questions à vous poser avant de chercher un psychothérapeute, seront les mêmes questions que vous lui poserez afin qu’il puisse poser un diagnostic préalable, et sur les modalités techniques à mettre en œuvre dans le processus thérapeutique. Si certaines questions fréquentes comme : « Combien de temps va durer ma thérapie ? » ne trouve aucun écho, c’est qu’il faut prendre en considération les mécanismes psychiques qui ne relèvent pas de votre seule volonté et que d’autre part, la disposition du psychothérapeute est elle aussi, vouée à des critères subjectifs d’interprétation, d’humeur, de disposition etc. Vous pourriez très bien opter pour une thérapie brève (TCC) mais là encore impossible de prédire avec exactitude le temps que cela prendra, car souvent « L’arbre cache la forêt », autrement dit, le symptôme n’est que la partie émergée de l’iceberg. Quant à l’hypnose pour ne citer que celle-ci, qui peut vous guérir en quelques séances, elle se vérifie, quand il s’agit  de comportements addictifs, et en fonction de votre perméabilité suggestive, mais elle trouve ses limites sur des pathologies comportant de multiples traumas, et autres formes de conditionnements affectifs négatifs.

Si la thérapie est variable selon les sujets, par contre une idée du temps doit être quand même avancée. Cela va vous permettre de vous engager financièrement ou non sur le long terme. J’évoque bien sûr la thérapie non conventionnée par la sécurité sociale.

Je vais maintenant répondre aux questions d’ordre générale que le patient se pose, mais aussi celles qu’il ne se posent pas, et qui l’induit en erreur. La première question qui constitue déjà une résistance du « patient- latent », c’est qu’il ne sait pas, qu’il a besoin d’être accompagné par un psy. Il continue à souffrir et à faire souffrir son entourage. Il ne croit pas aux psys et pense que s’il avait un problème, il pourrait le résoudre lui-même. On trouve généralement ce type de personnalité dans les comportements passifs- agressifs et les pervers narcissiques. Je ne parle pas de ceux qui font une décompensation de délire paranoïde et de troubles hallucinatoire qui sont emmenés de force aux urgences psychiatriques. Je veux citer ceux qui ne veulent pas en entendre parler, et ceux qui savent qu’ils en auraient peut-être besoin, mais qui ont peur de faire le premier pas, et les personnes qui ne savent pas vers qui s’orienter pour trouver le bon psy ! Il y a aussi, et c’est plus fréquent qu’on ne le pense, celles qui ont été déçues par une première expérience chez un thérapeute, et se soignent à coups d’antidépresseurs et autres anxiolytiques jusqu’à en devenir dépendantes. Si vous faites partie de ces personnes réfractaires à un suivi psychologique, vous n’auriez peut-être pas tort, et pour la bonne et simple raison qu’il vous manque des informations fondamentales pour prendre la décision de faire une psychothérapie.

 

 

 

A chaque personnalité son type de thérapie

 

Est-ce que votre type de personnalité se prête à toutes les thérapies ? Il ne viendrait pas à un psy de se poser la question et encore moins d’évaluer votre type de personnalité selon des critères objectifs. On pourrait prétendre que cela n’a aucune importance, parce que c’est le patient qui doit s’adapter, bon gré malgré aux modalités thérapeutiques, sinon la psy y voit un « mécanisme de résistance », autrement désigné comme un blocage psychologique qu’il faut traiter. Les psys argueront que le problème ne vient pas de la thérapie, mais du patient. Ils ne remettront pas en question leur procédés pour diverses raisons, et à ce propos, je vais vous relater mon expérience personnelle pour l’exemple. Retenons que ce n’est que mon expérience, mais elle peut vous renseigner sur vous-même. Si vous avez déjà fait une thérapie et que l’on vous a dit que vous y mettiez de la mauvaise volonté, ou que vous envisagiez d’en faire une !

Avant qu’un psy puisse s’installer et ouvrir son cabinet, il lui est fortement recommandé de faire une thérapie afin d’éviter toutes projections négatives et autres transferts sur sa patientèle. J’ai donc opté pour une psychanalyse avec un psychiatre. Je vous passe les détails, mais au fil des séances, il me reprochait de trop intellectualiser. Je le comprenais mais je ne pouvais faire autrement. En psychanalyse il faut se laisser aller à « la libre-association » pour laisser parler l’inconscient, mais je n’y arrivais pas ! Sur le plan thérapeutique j’étais en pleine résistance et le mécanisme de résistance est un phénomène courant. A ce stade, plusieurs options s’offrent au psy : Celle de contourner habillement la résistance par ses interprétations et d’intervenir hors cadre technique imposé par la psychanalyse… Cela reviendrait à transgresser les règles de la psychanalyse. La thérapie arrivait au statuquo et je commençais à m’énerver sérieusement de ne pas être compris et aider à me libérer de cette « résistance ». Je me suis mis en colère contre lui, et à la place d’analyser cette colère comme un « transfert paternel », il m’enjoignit de trouver un autre psychothérapeute. Je dis transfert, parce que les griefs que j’avais contre mon père se sont dirigés contre lui. S’il avait fait ce rapprochement, puis encourager l’expression de mes émotions, je pense qu’un cap aurait été franchi, mais j’ai arrêté me séances avec lui. Deux questions se posent : Est-ce que ce n’était pas une thérapie adaptée à mes besoins, ou le psy ne voulait pas s’investir plus que çà pour les raisons que j’ai évoquées ? C’est-à-dire : Personnalité inadaptée, ignorance du thérapeute et désengagement…

Cette expérience m’a laissé perplexe et la colère a été le déterminant de mon approche thérapeutique. Je ne me reconnaissais pas dans cette discipline, et je ne me voyais encore moins la pratiquée. Je me suis donc orienté pour une approche plus humaniste, ou le libre-échange, le comportement, l’aspect émotionnel, l’analyse et même le transpersonnel prévaut sur une méthode analytique trop figée. J’aborderais en fin de chapitre ma méthode, mais revenons aux questions que l’on doit se poser avant de commencer une thérapie.

Est-ce que c’est une priorité pour moi, ou pourquoi cela doit devenir une priorité ?

Aller voir un psy ne se décide pas sur un coup de tête. IL faut comprendre que la nature de vos troubles est profonde et que sans une aide extérieure, vous ne pourriez changer durablement. Il faut en faire une priorité pour vous investir dans votre changement. La peur du changement même si elle est de bon augure, crée des résistances et c’est avant tout le rôle du psy vous informer des étapes que vous allez traverser. Celles-ci se présenteront sous formes d’obstacles et cette  prise de conscience  vous laissera démunie, mais elles seront « le mal-nécessaire » pour aller mieux définitivement. Ce matériel ou ses éléments d’obstruction à la libération de vos symptômes seront appréhendés, reconfigurés, repensés et abréagis (décharge émotionnelle pour passer le cap du blocage). C’est comme si vous étiez muni d’une sagaie pour débroussailler ce qui dérange dans votre vie. Ce n’est pas facile, mais c’est nécessaire et c’est pour cela que vous avez besoin du guide (psy). Donc si ce n’est pas une priorité pour vous, vous lésinerez à vous prendre en charge, et les résultats ne seront pas à la hauteur de vos attentes.

Pourquoi cela doit devenir une priorité ?

Tout simplement parce que je ne veux plus souffrir et que si je ne fais rien, cela va affecter mon équilibre personnel à tous les niveaux. Tant que les comportements ou les symptômes ne nous handicap pas réellement nous ne voyons pas encore la nécessité d’entreprendre une démarche thérapeutique, mais vient un temps, ou les problèmes deviennent tellement invalidant, que le jour de la prise de décision pour aller voir un psychothérapeute, les symptômes physiques ou comportementaux sont profondément enkystés. Voici quelques exemples pour de problèmes bénins qui ont évolués vers de vraies pathologies.

  • Une personnalité anxieuse peut évoluer, vers une angoisse généralisée, des attaques de panique, de multiples phobies, voir des troubles obsessionnels compulsifs ;
  • Une Personnalité antisociale peut évoluer vers des comportements délictueux, agressifs et par un abus de drogues ;
  • La personnalité passive-agressive avec une forte tendance à réprimer ses émotions aura tendance à l’isolement social avec pour conséquence, la solitude et la psychosomatisation ;
  • La personnalité schizothymique peut aussi avoir une tendance à l’anxiété, évoluant vers des épisodes dépressifs, des idées confuses et des pensées de persécution ;
  • La personnalité rigide méfiante critique, et excessivement jalouse peut évoluer vers une paranoïa ;
  • La personnalité abandonnique et dépendante va se retrouver très vite soumise, rejetée, incomprise, et rentrera en dépression, ne pourra jamais s’engager affectivement, ou ne pourra jamais établir de relations stables et durables…

J’ai évoqué par ces personnalités quelques exemples de décompensation avérés, mais les troubles sont parfois plus insidieux. Le mal de dos, les migraines, les troubles digestifs etc, sont perçus comme des anomalies structurelles et à des facteurs stressants, mais derrière il y a une composante psychologique que nous  pouvons ou ne voulons pas voir parce qu’elle génère trop d’angoisse.

De toute façon,  on ne leur demande pas de faire le lien avec la problématique psychique, mais simplement de le comprendre, de l’accepter et d’en informer la patient afin celui-ci puisse en prendre conscience, et de faire la démarche qui s’impose. Cette politique de « l’autruche » se retrouvent autant les patients que les chez les médecins….

Les gens doivent comprendre que souffrir d’un trouble psychologique n’est plus une tare, mais similaire à un dysfonctionnement organique, et qu’il est nécessaire de le traiter en amont avant que la situation n’empire.

Je dois choisir un psychothérapeute, homme ou femme ?

Pourquoi se poser cette question ? Quand on nous conseille un psychothérapeute, c’est surtout parce qu’il correspondrait à notre problématique (du moins en surface), mais la relation avec la personne du même sexe, ou du sexe opposé mérite quand même votre attention. Il peut être intéressant pour le patient affecté par une image du père déformé, de trouver chez le psychothérapeute masculin un substitut symbolique réparateur. Les psychothérapeutes peuvent servir de déversoirs d’affects négatifs. Je parle bien sûr de transfert ou la colère du patient est manifeste, quoiqu’il puisse l’être pour le versant affectif et réparateur, mais c’est plus rare.

 

 

Le processus  du traitement psychothérapeutique

Tentons de nous représenter les étapes du traitement comme suit : Si l’homme était un arbre, nous commencerions par élaguer la couronne de l’arbre, c’est-à-dire par l’aspect visible et les symptômes évoqués en dressant un portrait général du motif de la consultation. Ensuite on avancerait sur la branches. Les branches seraient les différents éléments (situations, conditionnements) et membres de la famille qui ont jouer un rôle déterminant sur l’équilibre du patient. On avancerait plus bas, et profond dans les souvenirs conscients marqués par leurs empreintes négatives et sur les assises de la personnalité de l’individu en se dirigeant vers le tronc. Le tronc représente le socle, la structure, le refoulé, une génétique prédisposée. Plus profondément, nous oserions nous aventurer sur les racines de l’arbre, l’inconscient collectif,où le transpersonnel (karma) ou transgénérationnels (les secrets de famille et les non-dits) qui se transmettent de génération ne génération et qui illustrent les choix de vie, les, combats, les pulsions…

Cette configuration ou vision d’ensemble sont les étapes incontournables du traitement thérapeutique. Négliger ces étapes, et les problèmes perdurent, ou ils reviendront sous d’autres formes. Cette vision d’ensemble s’adresse à tous les thérapeutes quelques soit leur formation. Si la technique trouve ses limites, le psychothérapeute ne doit pas pour autant être dans l’inertie, il doit chercher les méthodes pour surmonter les blocages. Cela suppose qu’il se remette perpétuellement en question en proposant des alternatives à ses patients. Mais pour qu’il puisse proposer des alternatives, il doit être dans une grande ouverture d’esprit pour comprendre que l’homme est un être pluridimensionnel et ce que le thérapeute lui offre, ne lui correspond peut-être pas malgré ses bonnes intentions. Certains thérapeutes qui excellent dans leur matière, ont des croyances et des systèmes de valeur qui ne doivent pas sortir du cadre scientifique et rationnel et c’est pour cela qu’ils sont fermés aux autres alternatives.

Voici un exemple qui décrit bien mon propos : Stanislav Grof et Christina Grof sont les auteurs du livre sur « la théorie et la pratique de la respiration holotropique. » Ils décrivent une approche de la thérapie qui sort du cadre la médecine scientifique pour traiter les troubles psychiatriques. Elle ne se limite plus à l’histoire personnelle et à l’inconscient Freudien, mais s’étend au stade périnatal et au domaine transpersonnel de l’inconscient.  Cette technique associe respiration rapide ou rythmique propre à l’histoire du patient, avec une musique permettant de rentrer facilitant dans un état de « transe hypnotique » Cela permettrait à la personne de libérer des émotions archaïques, de revivre sa naissance et d’autres manifestations physiques sans contenu spécifique, mais inscrits dans la mémoire cellulaire. Donc si un patient souffre d’angoisses qui ne se rattachent à rien de conscient, peut-on ramener l’origine de cette angoisse à une angoisse périnatale considérée comme la première angoisse existentielle ? Je pense certainement qu’il faut le croire et l’orienter vers des spécialistes de la constellation familiale, de la respiration holotropique, de la mémoire cellulaire etc.

Continuons à conscientiser des informations passées sous silence. J’ai pu constater les réflexions suivantes de la part des patients : « Aujourd’hui je ne savais pas ce que j’allais vous raconter » où bien, « ce que je vais vous dire n’a pas d’importance, alors ne vous moquez pas de moi ! »  Les gens ont honte de ce qu’ils pensent, ressentent et font, et alors qu’ils sont justement là dans le cabinet du psychothérapeute pour se laisser aller. Ils estiment que le problème doit être conséquent pour mériter une attention. Loin s’en faut, j’aime les problèmes ou les anecdotes les plus insignifiantes parce qu’elles me permettent de remonter le fil de leur histoire personnelle et de cerner les enjeux. Les moindres indices, comportements définissent la personnalité de l’individu, dans son système de valeur et ses défenses. Souvent c’est une profonde culpabilité qui régit nos comportements. Une personne qui a été abusé sexuellement durant son enfance, ou qui a une propension à des actes répréhensibles n’évoquera presque jamais directement la cause de sa souffrance et des préjudices qu’elle cause. Elle mettra en avant d’autres problèmes moins gênants et plus acceptables pour elle et pour l’autre. Le psychothérapeute ne doit pas s’en remettre uniquement aux symptômes visibles, et si j’estime que cela fait partie de la base du métier, l’investigation doit aller bien au-delà. C’est comme si une personne venait me consulter parce qu’elle manque de confiance en elle, et je que lui propose toute une série de techniques d’affirmation de soi, d’ancrage physiques, de désensibilisation par la relaxation et la respiration sans tenir compte de ce qui sous-tend Le manque de confiance. Derrière le manque de confiance, il y de la peur, la peur d’être jugé, et d’être rejeté. Toute l’image de soi, le besoin de reconnaissance, son identité et son appartenance au monde qui nous donne le droit d’exister par nous-même. Tout est dans le premier regard (que la mère pose sur nous à la naissance) et que l’on va rechercher éperdument durant tout notre vie. Alors un manque de confiance n’est pas quelques vains mots que l’on lance comme une généralité acceptable, c’est bien plus que cela, même si la personne minimise son manque de confiance. Tiens justement il me vient à l’esprit pendant que j’écris ces lignes qu’il faut que je vous parle de la relation de confiance qui  doit s’instaurer avec le psy !

 

 

 

Instaurer la relation confiance

Prendre la main pour sécuriser et adoucir la peine

Si cela peut paraître évident qu’il doit nécessairement s’instaurer une relation de confiance avec le psy, cela mérite quand même quelques précisions. Le psy est supposé tout accueillir, et vous le considérer en général comme tel, mais on ne sait pas toujours pourquoi, il arrive que vous ne « sentiez pas votre psy », il y a quelque chose qui vous dérange et vous ne savez pas quoi ! C’est comme cette fameuse alchimie qui se produit quand vous tomber amoureux (se). Ici c’est le contraire, alors si vous ne sentez pas votre psy, il serait inconvenant de lui dire, mais pourquoi, puisqu’il est censé tout entendre et tout recevoir ? A moins cela aurait le mérite de briser la glace et de mettre en exergue le début du travail thérapeutique, ou bien d’éliminer une résistance que la psy génère malgré lui ! Vous ne pensez pas ? Et bien au risque d’être anticonformiste, je rassure et j’autorise le patient à me dire aussi ce qu’il pense de moi. Cette dimension comporte plusieurs vertus, dont celles de mettre en avant les relations de transfert. En effet, la patient voie dans le psy, tantôt, un père, une mère, un enfant ou une autre personne de son entourage proche ou lointain ayant joué un rôle déterminant dans son problème. En psychanalyse le transfert se produit, mais il n’est pas toujours interprété, et encore moins encouragé, car le psy se protège des projections. Peut-on parler de psychothérapie quand on se protège de son patient (de ses projections) ? Est-ce qu’il faut rester de marbre quand une émotion forte s’exprime, sans prendre la main pour sécuriser et adoucir la peine que le patient vit ? Est-ce qu’il doit être seul sans sentir la chaleur réconfortante de l’autre (le psy) et qui fait office de parent à un point nommé ? Non ! je pense que la relation d’aide est avant tout une relation qui doit être affective. Ce que j’entends par « affective », c’est que pendant le temps de la séance, le thérapeute est entièrement dévoué et consacré au patient sans ménager sa peine. Son investissement doit être total. Cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas se protéger contre les projections négatives, mais que sa force de bienveillance et de compassion doit l’emporter au-delà de son système de protection.

Le système de protection

Si le psychothérapeute met en place un système protection, est-ce que cela veut dire qu’il est vulnérable, donc insuffisant à gérer les émotions ? Est-ce que ressentir l’émotion de l’autre et la partagée avec empathie, c’est perdre le recul nécessaire pour l’aider ?  Je ne sais pas pour les autres psychothérapeutes, même si en écho, les patients me relatent les manques d’investissement de ces derniers, je sais qu’en ce qui me concerne je m’investis pleinement à chaque fois. Ce que je veux dire pour être clair, c’est que je ne serais pas capable de recevoir trop de patients dans une journée, parce que je ne serais plus assez présent pour eux, moins apte à faire mes analyses. L’investigation qui est la mienne, génère une tension, et du coup de la fatigue qui amenuise mes ressources intellectuelles et physiques. Donc moins prompt à réagir pour rebondir sur un mot, une expression implicite etc. Mais est-ce que cela veut dire que je suis incapable de me protéger, et que mon investissement est illusoire ? Je vais tenter d’expliquer ma façon de procéder qui ne repose pas sur une technique établie scientifiquement, mais sur une capacité innée ou acquise à faire des associations et des liens avec la source originelle du problème, pendant le discours du patient.

Si le psy doit être capable de reformuler les propos du sujet, être le miroir de l’autre pour le faire réagir, de poser les bonnes questions au bon moment, de respecter les temps de silence, il doit être capable d’entendre aussi le message implicite, ou l’intention qui se cache derrière ses propos. Cette une perspective idéale, mais je regrette qu’elle ne soit pas bien enseignée dans les écoles. Ce travail d’écoute, est bien plus qu’un travail d’écoute. Pendant que le sujet m’envoie ses messages, je décrypte, analyse, je reconfigure, je relie, j’associé, je répertorie, je mets en mémoire…autant dire que je ne chôme pas. Mais que serait ce travail élaboration sans trouver les réponses, les solutions et plans d’action à proposer ?

Si l’étudiant sort de son cursus, sans de réelles expériences sur le terrain, et uniquement focalisé sur la psychologie académique et la technique choisie, je doute qu’il puisse avoir un large panel de moyens d’entraide. Sa psychologie personnelle, son profil naturel enclin à aider son prochain suffirait-il à aider vraiment ? je veux justement revenir à ce que j’ai évoqué dans le titre par « pluri thérapeutique ». Je me suis aperçu très rapidement des limites de la sophrologie quand j’ai commencé par utiliser cette méthodologie. J’ai donc fais une nouvelle formation pour devenir psychothérapeute, mais là encore je ne trouvais pas ce qui me correspondait vraiment. Oui j’étais capable d’établir des diagnostiques sur des cas cliniques, mais je sentais encore des lacunes.  Au début de toute nouvelle entreprise, on tâtonne, mais au fil du temps on acquière plus de maîtrise, et ma curiosité de nature, et de personnalité insatisfaite, m’a poussée à chercher encore, et toujours plus aujourd’hui à améliorer les techniques  thérapeutiques.

Je dois tout de suite vous dire ce que m’a dit un jour une personne qui était aussi dans la relation d’aide, alors que je n’étais pas du tout psy à l’époque. « Les solutions ne sont pas toujours là où vous pensez les trouvées ». Autant vous dire que c’est devenu mon fer-de-lance de chercher ailleurs ce que je ne trouve pas.dans les thérapies qui n’utilisent que des méthodes uniques.

 

 

 

Ma Psychothérapie Emotivo-comportementale

 

J’ai donc cherché, ou plutôt expérimenter toutes les méthodes proposant des alternatives et des solutions permettant des améliorations concrètes et mesurables en termes d’évolution et de guérison. Si le « pourquoi » de l’origine de la maladie est fondamental, « le comment » parvenir à se libérer des entraves est peut-être plus important encore. S’il faut respecter une trame dans le processus thérapeutique, le protocole quant à lui s’adapte au rythme du sujet. Ce qu’il faut comprendre par trame, ce sont les aspects, transpersonnel (vie antérieure, karma, croyances), personnels (traumatismes, conditionnements négatifs), structurels (typo morphologie), systémiques (liens envers les différents membres de la famille), environnementaux, (culturels, politiques et religieux) du sujet. Relier entre elles toutes ces dimensions s’avèreront la tâche la plus ardue, mais surtout la plus primordiale pour appréhender le fil conducteur qui mène au problème.

Je ne dis pas qu’un problème ponctuel doit passer par toutes ces étapes, mais que si nous nous arrêtons uniquement au symptôme sans le relier à source, nous ferions que « reculer pour mieux sauter ». Chronologiquement, voici les étapes dans un ordre croissant la naissance par d’un syndrome d’abandon. Vous trouverez des explications supplémentaires sur cette blessure en cliquant sur : le syndrome d’abandon »

De façon réelle ou fictive le syndrome d’abandon prend habituellement sa source pendant la période périnatale et post-natale de l’enfant. L’origine d’un syndrome d’abandon antérieur à l’incarnation de l’enfant peut être admis selon les croyances du sujet. Dans ce cas la respiration holotropique, les constellations familiales, la mémoire cellulaire etc, peuvent apporter des éléments précieux de compréhension et de résolution. Comme beaucoup de personnes sont sceptiques sur la probabilité de vies antérieure et autres traumas transmis de génération en génération, je me bornerai à décrire le syndrome d’abandon depuis le stade intra-utérin.

Je vais vous décrire un cas clinique d’un enfant victime d’abandon, et les moyens que je mets en œuvre pour que l’adulte qui vit cette souffrance puisse se libérer de cette blessure. Pour savoir si vous souffrez d’abandonnisme veuillez-vous référer à l’article sur le syndrome d’abandon avec la Thérapie Emotivo-Comportementale !

Au stade intra-utérin le fœtus peut déjà pressentir l’abandon de la mère. Celle-ci enceinte malgré elle, ne peut donner de l’amour à son bébé, et vit sa présence comme un corps étranger dans son propre corps. C’est parfois le cas dans les dénis de grossesse. Les perturbations psychologiques de la mère pendant cette période ont inéluctablement une corrélation sur les ressentis de l’enfant. Ensuite vient le moment tant éprouvé par la mère, mais aussi inconcevable que cela puisse être, un passage éprouvant pour le bébé qui fait son entrée dans le monde. Cette naissance s’exprime par « une angoisse primaire ». Le nouveau-né est séparé du cocon maternel dans lequel il se trouvait en sécurité et voici qu’il arrive dans un milieu froid, et séparer de nouveau de sa mère pour ces premiers soins. Si des complications médicales arrivent, ou s’il ne retrouve pas le corps chaud et rassurant de sa mère, le sentiment d’abandon devient une sensation que le bébé engramme dans son « être » De Nombreux patients me disent qu’ils se retrouvent dans les symptômes et comportements de l’abandonnique décrit dans mon article, mais ils n’arrivent pas à relier leurs sentiments d’abandon à leur histoire. José un patient traduisait bien ce phénomène, quoi qu’une image lui revenait sans cesse à l’esprit pendant nos séances, ou il était en couveuse. Cette vision l’angoissait terriblement !

Techniques :

  • La respiration holotropique permet de revivre une naissance difficile et de libérer les angoisses primaires ;
  • La sophrologie, l’hypnose ou tout autres techniques permettant d’accéder à un état de conscience modifié, permettent aussi d’agir sur les angoisses primaires.

L’angoisse primaire constitue le noyau fondamental sur lequel peut se greffer les situations les plus anodines. Si celles-ci sont surinvesties par les enfants abandonniques, les autres enfants rencontrent également en post-partum des moments angoissants, mais différents en intensité car fonction de leur sensibilité personnelle. Le bébé ne garde aucun souvenir conscient jusqu’à ses quatre ans. Le refoulement est à l’œuvre !

Souvenirs ou émotions refoulées, les affects se traduisent sous forme de comportements abandonniques. De manière générale, nous avons tous refoulés des situations parce qu’elles étaient trop angoissantes. Le processus du cerveau est qu’il rejette dans ce fourre-tout qui est l’inconscient. Mais l’affect est une énergie qui veut sortir, et il trouvera une échappatoire sous la forme d’un symptôme.  Pour en savoir plus sur : le refoulement et l’inconscient.

Poursuivons sur les affects (refoulés, réprimés.) L’abandonnique a vécu des situations d’abandon et de rejet, de façon réelle et fictive, mais l’empreinte laissée dans son inconscient, traduit son comportement de dépendance affective pour ne citer que ce mécanisme de défense ! Nous allons donc permettre l’expression des affects à forte densité émotionnelle, et c’est non seulement la technique, mais aussi l’art de procéder qui est propre au thérapeute qui pourra faciliter l’expression émotionnelle. Je ne pourrais pas vous dévoiler en détail les moyens que je mets en œuvre parce qu’il serait dangereux pour le lecteur d’appliquer seul, des techniques qui doivent être encadrées par un professionnel. Donc techniquement parlant, nous allons récrés les situations durant lesquelles sont survenues les traumatismes, en replongeant dans l’histoire du sujet pour que la reconfiguration du traumatisme puisse se faire.

Quand le traumatisme a eu lieu, l’enfant que vous étiez n’a pas eu la possibilité de prendre le recul nécessaire devant une situation aversive parcequ’ au niveau de son développement intellectuel et psychologique, il ne le pouvait tout simplement pas. Il a donc refoulé l’angoisse de ce qu’il a ressenti comme un abandon. En thérapie, il va pouvoir mettre des mots sur son ressenti, s’affranchir d’une culpabilité inconsciente, et se redonner « l’amour manqué »

Techniques :

Personnellement j’utilise la sophrologie, et la transe hypnotique pour accéder à un état de conscience modifié. A ce stade, le refoulé peut être conscientiser, et réinvesti par le sujet. Souvent au moment de la prise de conscience, l’enfant ressent une grande tristesse. Des images anodines et percutantes envahissent la conscience. J’encourage le patient à exprimer ses émotions, ses sentiments et ensuite par l’intermédiaire toujours de la visualisation, il sécurise l’enfant, en procurant l’amour, et les mots qu’il aurait aimé entendre.

Si cette approche ne sied pas à la personnalité du sujet « le psychodrame » avec ses techniques de jeux de rôle prend le relais. Des scénarios sont réactivés, au début de façon mécanique, et ensuite avec l’acquisition de la maîtrise l’expression émotionnelle se fait plus naturellement. La confrontation avec l’objet des affects se conjugue avec une plus grande confiance en soi.

Pour affronter des situations anxiogènes, une confiance en soi est nécessaire. Elle s’acquière avec des points d’ancrages (techniques PNL), (cognitives et comportementales…) et l’éradication de cette fameuse culpabilité à l’origine des blocages.

Le sentiment de culpabilité de l’abandonnique est interprété comme suit : « Si l’on m’a abandonné, c’est que je n’étais pas digne d’être aimé. Donc, c’est de ma faute, et il faut tout faire pour que je répare çà » Faire entendre, mais surtout intégré qu’il n’était pas fautif de cet abandon, relève d’une perception qui dépasse le cadre de la psychologie. Une approche paradoxale et spirituelle va ouvrir de nouvelles perspectives, mais celles-ci sont dépendantes des croyances du patient, et de l’habilité du psychothérapeute à inverser les constructions mentales erronées.

 

CONCLUSION :

J’ai exposé des techniques éprouvées et vérifiées quant au nombre de patients qui trouvent une résilience avec leur passé tortueux. Par contre si on peut apprendre des techniques, ce qui fait le thérapeute est bien plus que sa méthode, et cela ne s’apprend pas à l’école. Son expérience personnelle : son vécu, ses drames, sa mission, son tempérament, ses croyances…sont autant de caractéristiques qui valident ses compétences. Je pense qu’un psychothérapeute ne doit pas s’arrêter à ses acquis, mais continuer à expérimenter d’autres voies, à trouver des réponses, là où la psychologie académique trouve ses limites. Il doit être, tout comme je le suis, ce chercheur inextinguible en constante introspection pour livrer ses expériences personnelles. Son investissement auprès de sa patientèle doit être total. La qualité de la thérapie dépend pour beaucoup de ce qu’il est. Sa vérité, son authenticité créer une vraie relation humaine (affective) qui doit être sans équivoque. Il apporte et donne la force à la personne pour qu’elle se confronte aux situations qu’elle redoute. Il est celui qui trace le chemin et guide vos pas…

 

 

C’est donc pour répondre à tous les besoins de personnes en souffrance, que je ne cesse d’écrire des articles. Ils traitent autant les cas cliniques de personnes qui sont venues me consulter, que de la résolution de leurs problèmes. Et si chacun d’entre vous ne trouve pas ses réponses à ses problèmes, je me dois comme toute personne qui s’inscrit dans la relation d’aide, (ce sont mes valeurs) d’offrir 15 minutes de mon temps pour vous orienter avec précision. Pendant cet entretien gracieusement offert, je fais le point avec vous, sur l’origine de vos blessures, je vous renseigne sur les alternatives et sur les solutions tangibles et mesurables que vous devrez appliquer au quotidien pour des changements concrets et évolutifs.

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LA PSYCHOTHERAPIE, 9.7 out of 10 based on 3 ratings
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