La peur de l’échec est fréquente et jusqu’à un certain point normal, mais quand elle devient invalidante, il faut se poser la question: Dois-je diminuer les échecs ou augmenter ma tolérance à l’échec?

 

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Si la peur de l’échec est si fréquente, c’est elle qui nous pousse à ne pas rester indifférents aux conséquences matérielles et sociales de nos actes. Elle est donc souhaitable mais jusqu’à un certain point. Au-delà il ne s’agit plus d’une simple peur, mais d’une véritable allégie à l’échec. La honte est au cœur du problème! C’est à dire cette émotion violente qui nous amène à nous percevoir comme incompétent et indigne.

 

Comprendre ses échecs pour ne plus échouer!

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Pour ne plus échouer il faut apprendre à revenir sur ses échecs, alors que c’est douloureux (et c’est pour cela qu’on ne le fait pas) non pour juger, non pour ruminer, mais pour comprendre. C’est difficile dans une société où les « gagneurs » ne parlent jamais de leurs échecs. Difficile aussi car la mémoire de l’échec est douloureuse. Prenez conscience que cela peut être émotionnellement thérapeutique et instructif avec la thérapie comportementale. Voici les étapes essentielles:

 

Réfléchir tout de suite activement à ce qui s’est passé, plutôt que de ne pas le faire (dans ce cas l’échec sera réfléchi en pilotage automatique au travers de ruminations que nous percevrons vaguement en arrière dont de notre conscience et sous forme de vagues flash-backs: mauvais résultat garantis, surtout à long terme? 2) essayer d’avoir une vision balancée (Est-ce qu’il y a tout de même des aspects positifs? Cela aurait-il pu être pire? Pour aussi dérisoires qu’ils paraissent, ces efforts sont nécessaires ils représentent une première étape de la « digestion » de l’échec. 3) Ne pas passer non plus un temps infini à réfléchir à l’échec, et arriver à conclure et à tirer des leçons sur l’avenir, 4) Stop! S’arrêter. Si les ruminations reviennent, reprendre le travail à l’identique, quitte à se redire les mêmes choses.

 

Plus l’échec est douloureux, plus il est bénéfique

 

En thérapie comportementale, j’utilise des techniques d’imagerie mentale dans le cas d’événements traumatisants. Cela consiste à revivre l’événement avec un maximum de détails et d’intensité émotionnelle afin d’en diminuer l’intensité. Plus l’évocation est riche en images et en émotions mieux cela marchera. Cela permet de stocker l’événement en mémoire en tant que souvenir « nettoyé ». La démarche requiert l’aide d’un thérapeute lorsque l’échec a été douloureux. Il existe en effet de véritables traumatismes, lors d’humiliation en public, dans des domaines importants ou l’on souhaitait réussir à tout prix.

 

Reconsidérez la lecture de l’échec

Il s’agit rarement d’échec à 100% comme notre cerveau voudrait nous le faire croire. Sous le coup de l’émotion nous avons tendance à généraliser contaminant ainsi tous les domaines de notre vie. Certains patients racontent qu’ils n’arrivent plus à croiser le regard des autres dans la rue pendant les heures qui suivent.

 

Ne pas rester seul

 

Vérifions toujours la perception et le regard des autres sur notre échec: entre ceux qui n’y ont pas prêter attention, ceux qui ne sont pas au courant, ceux qui considèrent qu’il n’est pas aussi radical, ceux qui pensent que nous pourrons nous en remettre, nous pourrions nous apercevoir rapidement que le regard des autres sur notre échec est toujours plus sage et mesuré que le nôtre. Il ne fait jamais oublier ceci: tout le monde a échoué, et peut donc se montrer prêt à de la compréhension envers celui qui échoue.

 

Testez votre tolérance à l’échec

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Trouvez des petits exercices qui permettent de tester et de développer votre tolérance à l’échec. Des choses minimes suffisent largement : par exemple, aller dans un magasin, acheter divers objets, passer à la caisse, et s’apercevoir (ici, faire semblant) que l’on a oublié son porte-monnaie. Regarder le vendeur ou la caissière dans les yeux, proposer d’aller remettre les articles en rayon, sourire bavarder de sa distraction avec les autres clients. Ce n’est pas grand-chose, mais le faire dans un état d’esprit d’observateur scientifique. (Comment vais-je réagir, que va t’il se passer) apprend beaucoup plus que simplement y songer.

MERCI DE BIEN VOULOIR RÉPONDRE À CE SONDAGE!

SONDAGE

 

   Moins on agit, plus il est douloureux d’échouer

 

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