C’est en renouant le lien avec votre enfant intérieur blessé que vous comprendrez comment cet enfant complique votre existence!

 

 

Durant notre enfance nous traversons des stades qui exige un type d’éducation particulier. A mesure qu vous comprendrez quels étaient vos besoins à chaque stade, vous deviendrez capable de vous donnez cette éducation adéquate.

 

Puis, plus tard au moment où vous apprendrez à soutenir votre enfant intérieur, vous pourrez trouver des personnes aptes à vous donner la nourriture spirituelle et affective dont vous aviez besoin autrefois et celle dont votre enfant intérieur aura besoin pour assurer sa croissance à des moments précis.

 

 

 

Les traces du passétéléchargement (3)

La première étape et la plus importante consiste à pleurer ses besoins de dépendance inassouvis au cours de son développement. Il faut donc exprimer les émotions qui auraient dues être exprimées à ce moment-là et qui ne l’ont jamais été. Dans l’ordre naturel des choses les besoins de l’enfant doivent être comblés au moment précis de la situation, sans quoi vous devenez un adulte portant un enfant blessé qui réclame à cor et à cris que quelqu’un comble ses besoins – la seule manière qu’il connaisse – , situation qui équivaut évidemment à laisser un petit être immature et émotionnellement affamé diriger votre vie.

Pour saisir les répercussions que cela peut avoir, passez en revue votre emploi du temps et imaginez ce que serait votre existence si un enfant de 4 ans tenait les rênes de votre vie. L’enfance est composée de quatre stades de développement majeurs et à chaque stade, si des problèmes de développement non résolus et  de besoins inassouvis ressurgissent cela provoque fréquemment une conduite parentale toxique. Voilà pourquoi les adultes enfants provenant d’une famille dysfonctionnelle et n’ayant pas été guéris psychologiquement éprouvent autant de difficultés à assumer leur rôle de parents avec cohérence et efficacité.

Chaque fois que nous nous trouvons dans la détresse ou que nous subissons un traumatisme quelconque, nous sommes susceptibles de revivre certains stades de notre développement infantile. La mort d’un parent agira certainement comme un catalyseur sur nos anciens problèmes.

Toute situation inédite : un nouvel emploi, l’emménagement dans une nouvelle maison, le mariage, la naissance d’un enfant, peut réveiller en nous des besoins qui sommeillaient depuis notre plus tendre enfance. La façon dont nous assumons les nouveaux départs à l’âge adulte dépend par conséquent de la qualité de soutien que nous avons reçu lors de nos débuts dans la vie.

En résumé les premières étapes de l’enfance établissent les fondements de notre vie d’adulte. La démarche consistant à nous réapproprier notre enfance peut sembler douloureuse, car elle réclame que nous éprouvions la souffrance liée à nos blessures. Par contre il est réconfortant de savoir que cela, nous sommes capables de le mener à bon terme avec un thérapeute formé à cet accompagnement. Le processus d’extériorisation du chagrin, exige que nous éprouvions ce que nous n’avons pu éprouver en perdant nos parents, notre enfance et, par-dessus tout, notre conscience du « je suis ». La blessure spirituelle peut être guérie, mais la guérison doit inévitablement passer par le chagrin.

 

L’expression de la première souffrance

 

L’expression de la première souffrance implique que l’on éprouve de nouveau les toutes premières émotions refoulées. Ce processus est le seul capable d’entrainer une transformation qui de par leur  profondeur résolvent vraiment les émotions. L’expression de la première souffrance déclenche un processus de guérison naturel. Ceci tient à ce que le chagrin est un sentiment qui guéri. Le chagrin implique toute la gamme des émotions humaines. Quant à la première souffrance, elle est constituée d’une accumulation de conflits non résolus dont l’énergie a fait boule de neige avec le temps. Tout jeune nous avons acquis le sentiment que nous ne pouvons pas nous en remettre à la  première personne à avoir pris soin de nous. De ce fait, nous en sommes arrivés à croire que nous n’avions pas le droit de dépendre de qui que ce soit et nous nous sommes isolés.

Mais pour guérir il va falloir sortir de notre cachette et faire confiance à quelqu’un, car l’enfant blessé en vous a besoin non seulement de sentir que vous serez à son écoute, mais également d’avoir un allié réconfortant et respectueux qui reconnaîtra dans toute leur réalité l’abandon, la négligence, les abus et les pièges dont il a été victime. Ce sont là les éléments essentiels ce qui a trait à l’expression de la première souffrance.

 

 

 

Reconnaître que l’on a été maltraité

 

Si vous avez tendance à minimiser et, ou à rationaliser les façons dont vous avez été humilié, ignoré ou utiliser pour combler les besoins de vos parents, vous devez maintenant accepter le fait que cela a vraiment blessé votre âme. Et si vous avez été victime d’abus flagrants, tant sur le plan affectif que physique ou sexuel, la démarche reste la même parce que étrangement, plus vous étiez maltraité, plus vous en déduisez que vous étiez méchant et plus vous idéalisiez vos parents. C’est la résultante du line fantasmatique ou tous les enfants idéalisent leurs parents : c’est ainsi qu’ils assurent leur survie. Lorsque l’enfant maltraité idéalise ses parents, il en est réduit à croire que c’est lui le responsable des mauvais traitements que l’on lui inflige. «  Ils me battent parce que je suis méchant ; ils ont des relations sexuelles avec moi parce que je suis très mauvais ; ils crient après moi parce que je suis désobéissant. Cependant vos parents n’étaient pas foncièrement méchants : ils étaient eux-mêmes deux gamins blessés. Vos  parents ont fait du mieux qu’ils pouvaient, au meilleur de leurs connaissances, mais cela, un enfant de trois ans ne peut pas le comprendre.

Si tout cela vous emble choquant, c’est parfait ; le choc marque le commencement du chagrin. Après le choc vient le moment de la dépression, puis le déni, lequel nous plonge brutalement dans nos mécanismes de défenses. Le déni revêt une forme de marchandage que j’observe inévitablement chez mes patients : « Enfin, ça n’allait pas vraiment si mal. Je mangeais à ma faim et j’avais un toit au-dessus de ma tête. »

La blessure spirituelle que vous avez subie à toute son importance, parce qu’elle ne vous permettait pas d’être vous-même. Quand vous vous mettiez en colère, on vous disait : «  N’élève pas la voix en t’adressant à moi ! » Vous en avez déduit que ce n’était pas bien d’être vous-même et vous en êtes arrivé à la même conclusion en ce qui concerne la peur, la tristesse et la joie. De surcroit, ce n’était pas convenable de toucher vos parties génitales. Ce n’était pas convenable d’éprouver de l’aversion pour le curé. Ce n’était pas admissible de penser ce que vous pensiez, de désirer ce que vous désiriez, d’ éprouver ce que vous éprouviez ni d’imaginer ce que vous imaginiez. Ce n’était tout simplement pas correct d’être différent ou d’être vous.

Le fait d’accepter et de comprendre ce que je suis en train de vous dire équivaut à reconnaître et à légitimer sa blessure spirituelle, cela même qui reste enfoui au cœur de tout enfant intérieur blessé.

 

la colère

 

Le deuxième sentiment habituellement suscité par l’émergence du chagrin est la colère. Bien que vos parents aient fait du mieux qu’ils pouvaient, vous ne devez pas prendre ne compte leurs intentions, mais uniquement ce qui est réellement arrivé. Imaginez qu’en reculant dans l’allé du garage, ils vous aient accidentellement écrasé les jambes. Vous auriez boité toute votre vie sans jamais savoir pourquoi. Auriez-vous le droit de savoir ce qui est arrivé ? Auriez-vous le droit d’en être chagriné et d’en souffrir ? La réponse est un OUI catégorique. Il est donc juste que vous soyez en colère, même si ce qu’on vous a fait n’était pas intentionnel. Vous devez éprouver de la colère pour parvenir à guérir votre enfant intérieur blessé. Ce qui ne veut pas dire fulminer et crier à tue-tête mais simplement que vous considériez comme normal et acceptable d’être furieux.

 

La peine et la tristesse

 

Après la colère viennent la peine et la tristesse. Si l’on nous a pris comme victime, nous devons pleure cette trahison. Nous devons également nous désoler de ce qui n’a pu prendre forme, nos rêves et nos aspirations et pleurer nos besoins de croissance inassouvis.

 

 

Les remords

 

Souvent les remords suivent le peine et la tristesse. Nous nous disons: « Si seulement les choses avaient été différentes, peut-être que j’aurais pu agir autrement. Si j’avais plus aimé mon père et si je lui avais dit à quel point j’avais besoin de lui, peut-être ne m’aurait-il pas abandonné. » Lorsque nous pleurons une personne décédée, le remords semble quelque fois plus pertinent; nous aurions souhaité, par exemple, passer plus de temps avec cette personne. Mais quand nous pleurons un abandon survenu au cours de notre enfance, nous devons aider notre enfant blessé à comprendre que de tout ce qu’il a fait, rien n’aurait pu être fait différemment. Sa douleur let en cause ce qui lui est arrivé à lui , et non à ce qu’il est en soi.

 

 

La honte et la solitude

 

La honte et la solitude constituent le noyau dur de l’affliction. Le fait d’avoir été abandonnés nous a tout d’abord mortifiés; nous nous sommes sentis méchants, comme si nous avions été contaminés. Puis cette honte nous conduit à la solitude. Etant donné que l’enfant en nous se sentait taré et insuffisant, il a dissimulé son vrai moi derrière un faux moi adapté auquel il s’est identifié peu à peu. Pour cette raison, l’étape qui consiste à rester en contact avec cette dernière couche de sentiments douloureux est la plus difficile de tout le processus. Mais en faisant corps avec notre honte et notre isolement nous nous réapproprions ces sentiments et nous pouvons abordé une autre rive, faisant connaissance avec notre moi caché jusque-là, qui nous était inconnu du fait que nous le dissimulions aux autres.

Eprouver ses sentiments

 

Il est nécessaire d’éprouver tous les  sentiments dont j’ai parlé. Nous avons besoin de frapper du pied et de tempêter; de sangloter et de crier notre douleur; de transpirer et de trembler. Tout cela de mande du temps, la guérison des sentiments étant un processus et non pas un événement; cependant, il n’en demeure pas moins qu’on se sent mieux dès les premiers pas dans ce sens. Le fait d’établir un contact avec l’enfant en soi, le fait qu’il sache que quelqu’un est là pour rester, suscite la joie et procure un soulagement immédiat. Par contre la durée du chagrin est impossible à déterminer car elle varie d’une personne à l’autre. La clé c’est apprendre à laisser tomber ses défenses. Ainsi l’émergence de votre chagrin suivra un mouvement de va et vient. Vous pourrez un jour, être en pleine phase de reconnaissance de votre réalité puis, trois jours plus tard, vous surprendre à minimiser ce qui vous est arrivé. L’essentiel c’est que vous éprouviez vos sentiments. Vous ne saurez guérir ce que vous ne pouvez pas ressentir! 

De surcroît, au fur et à mesure que vous éprouverez les sentiments du passé et que vous vous rapprocherez de votre enfant intérieur, la guérison s’opérera de façon naturelle. Veillez à vous sentir en sécurité lorsque vous éprouvez vos sentiments; l’idéal c’est que vous fassiez cette démarche avec un thérapeute, qui tout comme moi est formé à cet accompagnement.

 

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Le prochain article vous invitera à apprivoiser le nourrisson en vous. En attendant si vous désirez me parler des tribulations votre enfance, laisser votre commentaire ci-dessous.

 

 

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