Les psychoses affectent l’ensemble de la personnalité et se traduisent par des troubles de la perception, du jugement, du raisonnement et de l’affectivité, telles les humeurs et les émotions…

 

 

 

Contrairement à ce qui se passe dans la névrose, le sujet n’a pas conscience de la morbidité de son psychisme et ne plus s’adapter à la vie sociale. Nous pouvons dire qu’il est devenu étranger à la réalité…

 

 

La maladie mentale perturbe à un tel point la vie personnelle, familiale et professionnelle du patient que l’hospitalisation dans un établissement psychiatrique est nécessaire. Du fait que ces réactions deviennent dangereuses pour lui-même (tentatives de suicide, refus de s’alimenter, mutilations) et pour les autres (violences, troubles de l’ordre public etc.) Une mesure d’internement doit être prise contre la volonté du sujet. Mais le diagnostic n’est pas toujours facile à poser. Il est des psychotiques dont le délire n’est révélé que par des investigations délicates et prolongées ou, malheureusement n’apparaissent qu’après un geste criminel : tel le cas de certains délires passionnels  comme la jalousie morbide, l’érotomanie, etc.

 

 

Les psychoses de l’adulte

 

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Dans les psychoses de l’adulte, on oppose les psychoses exogènes, qui sont liées à un processus organique, aux psychoses endogènes, qui paraissent liées à une constitution morbide, héréditaire ou non. Dans le premier groupe on peut citer : les psychoses puerpérales, alcooliques syphilitiques ; elles sont conditionnées par une infection générale, une localisation encéphalique, un processus tumoral, des troubles circulatoires, endocriniens, etc. Elles prennent souvent le caractère de confusion mentale, syndrome caractérisé par une obnubilation  plus ou moins profonde de la conscience pouvant aller jusqu’à la stupeur, une désorientation dans l’espace temps, et par un délire rappelant le rêve. Dans le groupe de psychoses endogènes, on cite d’abord la psychose maniaque-dépressive, dont on trouve souvent des cas multiples dans une même famille et qui comporte un « terrain » particulier ( la cyclothymie) sur lequel se greffent des états d’excitation ou de dépression avec risque de suicide. A côté de cette psychose à double forme, il existe des états de manie ou de mélancolie, qui revêtent sensiblement le même aspect clinique, et des psychoses délirantes aiguës (ou bouffées délirantes)), empruntant les thèmes les plus divers (de possession, de persécution, d’influence, de mégalomanie, etc.) et qui, en principe sont susceptibles de guérir spontanément, mais aussi de récidiver ou d’évoluer vers la schizophrénie ou le délire chronique.

La schizophrénie est la maladie mentale par excellence. Elle se caractérise par une disjonction, une désagrégation, une dissociation de la personnalité, des discordances qui détruisent l’unité de la personne, la cohérence du langage et des actes dans la vie affective, et enferment le sujet dans un univers personnel étrange, incompréhensible, incommunicable, mode d’existence que l’on désigne sous le nom d’autisme. Il s’u ajoute en général des idées délirantes et des hallucinations mal systématisées, parfois des impulsions auto ou hétéro-agressives et, dans certaines formes, de gros troubles psychomoteurs (catatonie, stéréotypies). Le pronostic est grave, mais il n’implique pas fatalement l’incurabilité, comme on a trop souvent tendance à la croire.

 

Les délires chroniques sont des états caractérisés par la permanence du délire. Ils comportent des syndromes à dominance hallucinatoire (psychose hallucinatoires chroniques) et d’autres ou le délire est nourri par des interprétations, des intuitions, une exaltation imaginative ou passionnelle (paranoïa).

L’origine des psychoses prêtent à de nombreuses interprétations. Sur le plan génétique, les recherches ont fait conclure à la présence d’un gène spécifique, situé sur le chromosome X, dans la psychose maniaco-dépressive. Dans la schizophrénie, deux gènes seraient responsables quand leurs allèles sont disposés d’une certaine façon.

On distingue aussi les psychoses réactionnelles, en relation avec un problème personnel, familial, situationnel ou autre, les psychoses en relation avec un développement de la personnalité (le terrain paranoïaque favorise le développement de la paranoïa).

 

 

 

Les psychoses de l’enfant

 

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Contrairement à ce qui se passe dans la psychiatrie des adultes, en pédopsychiatrie on tend à admettre le terme de psychose pour désigner une entité mais que l’on oppose à des états bien déterminés, comme la schizophrénie. La limite entre névrose et psychose n’est pas nette et les cas « frontières » encore plus nombreux. Les délires chroniques sont en principe des maladies de l’adulte, mais des formes transitoires, ou induites par un parent délirant, ou encore préschizophréniques, peuvent être observées chez l’enfant. La schizophrénie reste le problème central et englobe pour les Américains la quasi-totalité des psychoses chez l’enfant, même si l’on reconnait des nuances cliniques, telles que la rareté des délires et des hallucinations vraies, une atténuation fréquente et une plus grande plasticité des signes. En France on a adopté le terme de psychose infantile en observant d’une part son insertion dans le processus de croissance et d’autre part dans sa structure.

Dans la première perspective on peut distinguer avec Léo Kanner, l’autisme précoce, qui s’observe dès le premiers mois de la vie et se manifeste par une inaptitude à établir des relations normales avec les personnes et à réagir normalement aux situations.  Par contre le malade est très attaché aux objets et aux lieux. Il ne supporte pas le changement de situation et développe que peu ou tardivement son langage.

 

Dans la psychose symbiotique (Margaret Malher) l’enfant se coupe aussi du réel et reste fusionné à l’image maternelle. D’une manière générale, à l’âge scolaire, l’inventaire de la personnalité psychotique comporte, avant tout, ce détachement du réel avec tendance à l’isolement, remplacé parfois par une dépendance extrême, quasi-symbiotique, associé aux fantasmes catastrophiques, aux troubles du courant de la pensée, du langage, de l’image du corps. Le sujet est extrêmement ritualisé, il présente des stéréotypies (balancement, par exemple) avec des crises d’anxiété, des discordances nombreuses. A partir de la puberté le tableau rejoint plus ou moins celui de la schizophrénie adulte, avec des possibilités évolutives particulières : effondrement scolaire, formes dépressives, et suicidaires, propension à la drogue, à la délinquance…

Sur le plan psychophysiologique, les psychoses infantiles pourraient être électivement conditionnées par des troubles perceptifs (auditif, surtout), à tel point qu’on suspecte fréquemment un déficit sensoriel. Un manque de contact affectif et charnel peut être à l’origine des « psychoses symbiotiques d’hyper-dépendances », ce qui témoigne d’une relation humaine d’amour, de tendresse qui dans de nombreux cas, a pu faire défaut à l’enfant autiste.

Pour l’école pavlovienne, la perturbation fondamentale se situerait au niveau de l’acquisition d’un conditionnement harmonieux et pourrait donc être traitée par les méthodes conditionnement propres aux thérapies cognitives et comportementales.

 

 

 

Le milieu familial, si fondamentalement incriminé par  Kanner (dans ses premiers travaux surtout), puis par les antipsychiatres, retient aussi l’attention des psychanalystes, notamment au niveau de la relation mère-enfant (thérapies cognitives et comportementales., attitude hyperprotectrice souvent secondaire à un rejet initial, etc). Dans la perspective phénoménologique, c’est tout le vécu qui doit être pris en considération…

 

 

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