Comment se libérer de nos blessures profondes qui nous empêchent d’exprimer notre vraie nature?

 

 

La blessure d’abandon, le sentiment de rejet, l’humiliation, la trahison, l’injustice et leurs corollaires, comme l’angoisse existentielle, le sentiment du culpabilité, la honte ne vous sont pas indifférents, mais êtes-vous conscients d’en être dépendant?  Si vous avez une idée vague des comportements défensifs, ou de masques que vous empruntez pour vous protéger de situations tant redoutées, alors ce qui suit devrait vous intéresser!

 

La blessure de rejet

 

La blessure de rejet s’exprime très vite dans la vie d’une personne. Cette blessure profonde ne trouve pas uniquement ses origines avec le vrai rejet en tant que tel, mais avec l’expérience que doit vivre l’enfant, et plus tard l’adulte en s’incarnant dans une famille rejetante. Le rejet sera alors vécu de façon disproportionnée ou toutes remarques, critiques remontrances etc activera le sentiment de rejet. Parfois le rejet est réel et ne prête pas à confusion. Le cas d’un nouveau-né qui n’est pas du sexe désiré se verra rejeté par un parent qui, ouvertement assènera des propos très dévalorisants à son enfant. Dès l’instant ou l’enfant se sent rejeté il va établir un système de protection de fuyant.

Pour éviter à nouveau le rejet, il va s’effacer, éviter toute confrontation avec les autres, il se rangera de préférence à l’avis général et n’aura pas d’opinion. Il a du mal à exprimer ses besoins et à s’affirmer. Ce sont des personnes repliées sur elles-mêmes que ce soit sur la plan physique que psychologique. Ses yeux petits sont comme en retrait. En effet, dès le plus jeune âge la première réaction d’une personne qui se sent rejetée est de fuir. Cette personne vivra plus dans un monde imaginaire. Ils peuvent en réaction se montrer calmes, sages et tranquilles, ne causant jamais de problèmes. Ils  fuient dans le monde virtuel et préfèrent ce qui est liés à l’esprit et le monde intellectuel plus que matériel.

La dévalorisation du fuyant le pousse à se valoriser en étant parfait et irréprochable. Il se répare comme il peut, mais conserve toujours son masque de fuyant tant qu’il n’a pas conscientiser qu’il souffre de rejet. Le fuyant rejettera aussi les autres et ce pour ne pas avoir à être rejeté. Il prendra les devants et ce faisant se rejette lui-même. Quand nous avançons sur les rejets qu’il a vécu surtout avec le parent du même sexe, l’analyse me montre fréquemment que les personnes qui portent un masque de fuyant reproduisent le schéma du parent qui lui aussi a été rejeté. Pour aller encore plus loin, la personne rejetée se trouve toutes les bonnes raisons d’avoir été rejetée. Elle l’explique par le fait qu’elle n’était pas assez ceci ou cela, qu’elle ne méritait pas qu’on s’intéresse à elle.

Si vous attirez dans votre vie des gens qui vous rejettent d’une façon ou d’une autre, c’est parce que vous portez cette blessure. Le fuyant a du mal à croire qu’il puisse être choisi comme ami et encore moins aimé pour ce qu’il est. Il s’autosabote et se convainc qu’il n’a pas de valeur. Lorsqu’il a trop d’attention, il perd ses moyens et a peur de prendre sa place. Sa plus grande peur est la panique. Aussitôt qu’il pense qu’il pourrait paniquer, il élabore des stratégies d’évitement en se trouvant toujours des bonnes raisons de justifier ses fuites ou ses départs.

Le fuyant ne s’est pas donné le droit d’être un enfant, et pour cette raison il s’est forcé rapidement d’être mature. C’est pour cette raison que son corps ressemble par certains aspects à un corps d’enfant. Je reconnais facilement les personnes souffrant de rejet parce qu’elles ont une voix infantile et sont toujours promptes à s’excuser.

Si vous vous reconnaissez dans la blessure de rejet, il est fort probable que le parent qui vous a rejeté l’a été lui aussi. De plus il y a de fortes chances pour qu’il se sente rejeté par vous. Le rejet peut être vécu comme un abandon. Pour cela veuillez-vous reportez au syndrome d’abandon.

 

Derrière la fuite, il y a une blessure de rejet et le masque du fuyant peut être éphémère ou porté en permanence…

 

 

Le sentiment d’abandon

 

J’utilise à bon escient le terme blessure d’abandon, parce qu’une blessure est différente d’un abandon réel,  et tout le monde à plus ou moins forte intensité s’est senti abandonné dans sa vie.

Mais différencions le sentiment de rejet avec la blessure d’abandon. Rejeter c’est repousser l’autre pour ne plus l’avoir à ses côtés. Abandonner c’est quitter, s’en aller temporairement ou définitivement. Un enfant peut se sentir abandonné uniquement parce que ses parents sont trop absents et qu’ils ne s’occupent pas suffisamment de lui. Une séparation longue comme une hospitalisation peut être ressentie comme un abandon, même si les parents voient leur enfant tous les jours. La naissance d’un nouveau-né, ou l’enfant n’est plus au centre de l’attention sera vécue comme un abandon. Malgré une légère différence sur le rejet et l’abandon, mon expérience me montre tous les jours que les personnes qui souffrent d’abandonnisme souffrent aussi de rejet. Le mécanisme de protection mis en place par celui ou celle qui souffre d’abandon est la dépendance affective. C’est une victime, qui pour compenser son sentiment d’abandon peut jouer un rôle de sauveteur dont le seul bût est de recevoir l’attention qui lui fait défaut. La solitude est sa grande peur, c’est pourquoi il s’accroche aux autres pour obtenir de l’attention. Il multiplie les stratégies pour être aimé et est prêt à endurer les situations les plus difficiles avant d’y mettre fin. Tous les mots qui résonnent avec abandon tel : « Je dois te laisser, je dois partir » soulève des émotions intenses. Lorsque le dépendant se sent abandonné, il pense qu’il ne mérite pas l’attention de l’autre.

L’émotion que le dépendant  ressent le plus est la tristesse et pour ne pas la ressentir, il recherche la présence des autres, ou aller à l’opposer en s’éloignant de la personne qui est la cause de cette tristesse. Le dépendant craint aussi l’autorité, parce qu’il  représente la dureté et la froideur et pas la chaleur affective et sécurisante dont il a besoin. Il aime faire  des choses selon ses choix, mais ne supporte pas que son conjoint en fasse de même. Il se dira: « Cà y est, je ne suis pas assez important pour qu’il m’emmène avec lui! Dans les lieux publics, Le dépendant recherche beaucoup l’attention. Il aime s’accrocher physiquement à la personne aimée. Enfant La petite fille avait l’habitude de s’accrocher à sa mère et le petit garçon à sa mère.

Une mère dépendante affective dépendant beaucoup  de ses enfants. Elle est fusionnelle, ce qui a pour effet pour l’enfant de devenir par la force des choses un dépendant affectif comme sa mère par identification. Une patiente me relate qu’elle cherche la fusion maintenant avec ses amies et cela provoque beaucoup d’angoisses quand ses amies ne répondent pas son besoin de fusion.

 

N’oubliez pas que c’est seulement quand une personne souffre d’abandon qu’elle choisit de porter son masque de dépendant, croyant ainsi éviter de souffrir d’abandon…

 

 

 

L’humiliation

 

 

Qui ne s’est pas sentie humilié, rabaissé, dégradé, dévalorisé, vexer, mortifier ou honteux une fois dans sa vie. L’humiliation est surtout une blessure rattachée au monde du faire et de l’avoir. Je me souviens d’avoir été humilié à l’école. « C’était la rentrée des classes et je me retrouvais seul assis au premier rang, sans mes anciens camarades. Pour évaluer notre niveau, la maîtresse nous demanda d’écrire un mot compliqué sur notre cahier. S’apercevant que je n’y arrivais elle se mit en colère et m’asséna plusieurs coups de règle sur la tête. Elle me fit redoubler aussitôt en me renvoyant dans une autre classe. Arrivé chez moi, ma mère fut étonnée que mon cartable soit vide et ne contienne aucun livre. Honteux je me suis délester par ce mensonge ; « J’ai laissé mes livres dans la classe ! » En apprenant bien sûr les jours suivants de mon redoublement, mes parents n’ont rien fait. J’étais doublement humilié et rejeté. Ce qui sous-entendait que si mes parents n’avaient pas agi, c’est que j’étais un moins que rien. Quand l’humiliation devient identificatoire, l’enfant peut revêtir un masque de masochiste ou la punition, la souffrance devient un mécanisme compensatoire. D’un autre côté la personne humiliée peut vivre une expérience de rejet et sentir humiliée plutôt que rejetée. Nos réactions divergent en bien des points. Les humiliés se réparent en semblant vouloir tout faire pour les autres. En prenant du temps pour aider les autres, il croit qu’il ne leur fera pas honte, mais très souvent il se sent humilié et abuser de ce faire abusé de lui. D’ailleurs il ne se sent jamais reconnu pour tout ce qu’il fait, et comment pourrait-il l’être à partir du moment où il renvoie une image négative de lui-même ? Paradoxalement, quand il accompli pour les autres il les décharges de leur responsabilité. Ce qui équivaut à les rabaisser, les humilier, en leur faisant sentir que, sans lui ils ne peuvent pas y arriver seuls.

L’humilié a de la difficulté à exprimer ses besoins et ce qu’il sent véritablement, car, depuis son jeune âge, il n’ose pas parler de lui de peur d’avoir honte ou de faire honte à quelqu’un. Les parents incitent l’enfant à tout garder pour lui, que cela ne regarde pas les étrangers. Les situations honteuses ou les membres de la famille dont a honte doivent être tenu secrets.

  • Evelyne à honte de ses parents et n’ose pas présenter son petit ami à ses derniers. Elle a surtout honte d’elle-même parce qu’elle n’assume parce qu’elle se juge comme une personne peu intéressante. De ce fait elle en fait trop et se plaint d’être inconsidérée par son compagnon.
  • Marcel a vécu l’humiliation parce qu’il est issu de parents agriculteurs très modestes. Cette blessure d’humiliation à du trouver sa source en comparaison avec son milieux sociaux culturel. Quand je l’ai reçu, il se vantait d’avoir réussi à monter plusieurs laboratoires pharmaceutiques prospères, et d’être l’inventeur de pulvérisateur nasal à l’eau de mer. Nous pourrions penser que sa blessure d’humiliation ait été sublimée, mais il n’en est rien. Son ego est devenu tellement démesuré qu’il s’est paré d’un rôle de sauveteur au détriment de sa propres famille qui l’a délaissée.

De manière général les personnes humiliées évitent de prendre trop de place, ils s’effacent devant les autres, ils deviennent des petits. Petite maison, petits objets etc. Ils utilisent toujours des mots à consonance réduite tels : « J’ai une petite idée » ou « un petit peu », ou « a tu une petite minute pour moi ? » Et quand il utilise le terme gros, c’est surtout pour se rabaisser, s’humilier. Lorsqu’il se salit par exemple : « Quel gros cochon ! »

Au niveau de la sexualité, la blessure d’humiliation est encore plus importante. Tous les tabous véhiculés dans l’éducation sexuelle des enfants s’expliquent par le fait que le sexe est honteux et sale. Une patiente me raconta que sa mère l’avait giflé quand celle-ci lui annonça qu’elle était menstruée. Soi-disant une coutume Juive ! Plus que cette humiliation, cette jeune femme s’était dissociée de sa féminité parce que sa propre mère, la critiqua dès l’apparition de ses formes opulentes qui contrastaient avec sa mère plutôt petite, et avec des petits seins.

Les blessures d’humiliation n’ont pas toutes les mêmes portées selon les personnalités, et je vous en ai décrites quelque unes. Les sentiments de honte, d’évitements ou au contraire de mégalomanie sont des réactions aux blessures d’humiliation pour ne citer que ses mécanismes de défenses.

 

Ces caractéristiques mentionnées sont présentes surtout quand on veut éviter de revivre le sentiment d’humiliation

 

 

Le sentiment de trahison

 

L’enfant commence à se sentir trahi dès que son parent ne tient pas ses promesses ou qu’il trahi sa confiance. Il se créer alors un masque pour se protéger. Ce masque est celui du contrôle. En effet pour ne plus vivre de trahison, il va s’assurer que les autres tiennent bien leurs engagements. Lui-même deviendra tellement méfiant qu’il aura beaucoup de mal à s’engager dans une relation affective. Très exigeant avec eux-mêmes, ils veulent montrer aux autres ce dont ils sont capables. Ils vivent tout acte de lâcheté, donc de manque de courage, comme une trahison. Ils s’en voudront énormément de lâcher un projet, de ne pas avoir eu le courage d’aller jusqu’au bout. Le dépendant est celui qui a plus d’attentes envers les autres parce qu’il aime prévoir et ainsi tout contrôler, mais c’est surtout en rapport avec sa blessure d’abandon. Les attentes du contrôlant envers les autres ont pour but de bien vérifier s’ils font bien ce qu’ils doivent faire ou s’il peut le faire confiance. De plus, il est très habile pour deviner les attentes des autres. Le contrôlant à une forte personnalité et affirme ce qu’il croit avec force et s’attend à ce que les autres adhèrent à ses croyances Il se fait rapidement une opinion sur une autre personne ou sur une situation et il est convaincu d’avoir raison. Il affirme son point de vue de façon catégorique et il veut à tout prix convaincre les autres. Il va souvent utiliser l’expression AS-TU COMPRIS ?

La personne contrôlante s’arrange pour ne pas se placer dans des situations de confrontation où elle n’aurait pas le contrôle. Il est rapide dans ses actions et a peu de patience avec les gens plus lents. Par exemple, suivre en auto un autre conducteur qui roule lentement le rend impatient et le met en colère. Il est exigeant avec ses enfants et quand les choses ne sont pas selon ses attentes, il devient vite agressif. Il est celui parmi les cinq caractères à avoir le plus de hauts de bas dans son humeur.

Le contrôlant doit apprendre à travailler sur sa patience et sa tolérance surtout quand des impondérables viennent changer son organisation. S’il est malade, il veut guérir au plus vite au risque de prolonger sa convalescence parce qu’il ne respecte pas les temps de rémission. Pour les autres il n’a pas plus de patience. Il projette beaucoup sur l’avenir et essaye de tout prévoir. Cette attitude l’empêche de bien vivre au moment présent. Il aime arriver en avance pour s’assurer d’avoir le contrôle sur tout. Il n’aime pas être en retard et ne peut tolérer les retardataires.

Il a de la difficulté à déléguer une tâche en faisant confiance à l’autre. Il sera porté à vérifier continuellement si c’est fait selon ses attentes. Il se fie plus facilement aux personnes du même sexe et il vérifie davantage celles du sexe opposé. Il faut se rappeler que la blessure de trahison est éveillée chaque fois qu’il est en présence d’une personne infidèle à ses engagements.

C’est un travailleur responsable et a de la difficulté avec la paresse, surtout avec celle du sexe opposé. Il la traite de paresseuse et a de la difficulté à lui faire confiance. Il éprouve de la résistance pour se confier aux autres car il pense que ses confidences soient utilisées contre lui un jour. Il aime en rajouter. Par exemple, si une mère est en train de réprimander son enfant, le père contrôlant rajouté : « A tu compris ce que maman vient de te dire ? »

Il aime s’occuper de problèmes des autres car c’est une façon montrer sa propre force. Il est très sensible, mais cette sensibilité ne paraît pas beaucoup, car il est très occupé à montrer sa force ; il éprouve beaucoup de difficultés avec les personnes autoritaires, car il croit qu’elles veulent le contrôler, mais il ne se rend pas compte du nombre d’occasions ou il donne des ordres et décide rapidement pour les autres.

Quand dans un couple l’un des partenaires est contrôlant et l’autre dépendant, le premier est souvent dépendant de la faiblesse de l’autre. Il se croit fort parce qu’il contrôle l’autre mais en réalité, il y seulement une autre forme de dépendance. Lorsque deux dépendants vivent ensemble il y a une relation de pouvoir.

Le contrôlant a aussi peur de l’engagement et cela vient d’une peur encore plus grande : la peur du désengagement. Il croit que ne pas tenir sa parole et désengager sont synonymes de trahison. Il se croit donc obligé de garder sa parole et s’il prend trop d’engagements, il se sentira prisonnier. La peur de l’engagement leur fait attirer des relations amoureuses où le partenaire n’est pas libre de s’engager. C’est une bonne façon pour eux de ne pas voir que ce sont eux-mêmes qui ne veulent pas s’engager.

 

Rappelez-vous que si vous portez votre masque de contrôlant c’est que vous avez peur de revivre une situation de trahison…

 

 

L’injustice

 

 

 

La blessure d’injustice est causée en pensant que nous avons plus que les autres ou, au contraire que nous n’en recevons assez. La blessure vient surtout du parent du même sexe. Enfant il souffre de la froideur, de ce parent, de son incapacité de sentir et de s’exprimer. Ne pouvant intégrer son individualité et de ne pouvoir exprimer ce qui l’est, il se protégera lui aussi en portant un masque de rigidité qui n’est pas sans évoqué la dureté et la froideur. Le rigide va se couper des émotions et de ressentis et cherchera la justice à tout prix en devenant un perfectionniste. Très jeune le rigide s’aperçoit qu’on l’apprécie davantage pour ce qu’il fait que pour ce qu’il est. La peur de se tromper est très forte chez le rigide, ce qui le rend parfois très anxieux devant les tâches professionnelles. Il cherchera à savoir s’il fait bien plutôt que de se demander ce qu’il ressent. Les personnalités rigides que j’ai eu en consultation s’intéressent beaucoup plus aux trucs que je peux leur proposer pour devenir le plus vite parfait. S’il n’y arrive pas et c’est ce qui arrive le plus souvent, il se contrôle pour ne pas laisser apparaître le défaut qu’il vient de découvrir. Il ne réalise pas qu’il injuste avec lui-même car il s’en demande trop. Il veut tout régler tout de suite, pour ne pas avoir à ressentir des blessures non guéries.

Le rigide à une grande difficulté à faire la différence entre la rigidité et la discipline. La discipline est librement consentie, tandis que le rigide se contrôle pour ne pas perdre le contrôle. Le rigide aime que tout soit bien rangé pour ne pas avoir à chercher quelque chose au point que cela peut devenir une obsession.

Le rigide aime que ceux qui l’entourent soient au courant de tout ce qu’il fait, et de tout ce qu’il à faire. C’est un moyen d’attirer la reconnaissance qu’il n’a pas eu enfant. Ce faisant le contrôlant agit aussi de cette façon mais pas pour la même raison. Ce dernier veut montrer qu’il est responsable alors que le rigide le fait pour montrer qu’il mérite une récompense.

L’émotion la plus forte qu’il ressent est la colère surtout contre lui-même, et sa réaction première est la projection en accusant les autres d’être injustes. Mais il s’en eut surtout à lui-même de pas avoir été suffisamment lucide pour ne pas se faire duper. Cette perte de contrôle l’enrage. Il veut que les gens soient justes comme il l’est lui-même.

Il est aussi le gendre de personnes à avoir de la difficulté à se laisser aimer et à démontrer ses sentiments. Il pense et se promet de le faire, mais il n’y arrive pas et l’oubli. Il passe donc pour une personne froide et peu affectueuse. Pour autant il est très sensible, mais évite de se laisser toucher psychologiquement par les autres. Il arbore une cuirasse pour ne pas ressentir ses peurs. Ressentir ses peurs le rendrait vulnérable et ne peut l’admettre. Bien au contraire, il préfèrera bannir tous sentiments qu’il juge comme de la faiblesse en s’engageant pour des causes, où le sentiment ne n’a pas le droit de cité.  Il est attiré par tout ce qui est noble. Le respect et l’honneur sont tout aussi important. Les structures rigides comme l’armée lui procure un cadre pseudo-sécurisant.

Sa vie sexuelle est généralement bridée. Il a du mal à se laisser aller, à ressentir du plaisir et éprouve des problèmes à exprimer toute la tendresse qu’il ressent. Lorsque la personne rigide a de la difficulté à s’engager, c’est plus à cause de sa peur de se tromper dans le choix du partenaire, alors que celle du contrôlant sa peur est celle de la séparation.

La blessure d’injustice affecte notre façon de communiquer et de faire ses demandes qui sont le suivantes: peur de se tromper, de ne pas être clair, d’être critiqué, d’avoir choisi le mauvais moment de trop en dire, de déborder ou de perdre le contrôle, de passer pour un exigeant…

Le rigide sent la rigidité dans son corps sous forme de tensions, dans le haut du dos et son cou ainsi que les parties flexibles de son corps (chevilles, genoux, hanches, coudes, poignets etc.) Les rigides aiment se faire craquer les doigts.

Si vous voyez dans cette blessure d’injustice, il est important de se souvenir que votre parent du même sexe à souffert lui aussi de cette blessure avec son propre parent.

Chacun de nous porte une blessure plus ou moins prépondérante et si vous portez votre masque de rigide c’est que vous avez peur de revivre la blessure d’injustice.

 

 

Guérir de nos blessures

 

 

 

 

Je ne saurai vous dire qu’il n’y a pas de recette miracle pour se libérer de toutes ces blessures ! Chaque personne, ou plutôt dirais-je chaque enfant est unique, et a fait ses propres interprétations des situations d’abandon, de rejet, de trahison, d’humiliation d’injustice qu’il ait eu à subir. Même s’il existe des réactions (mécanismes de défenses, masques de protection) similaires pour chaque trouble psychologique, le cerveau fait tellement d’associations inimaginables qu’on ne peut réduire quelqu’un à une seule blessure. Nous portons tous des blessures, et notre façon de les manifestées est unique.

Pour une blessure d’abandon par exemple, nous ne pourrons passer à côté du type de personnalité et de ses troubles prenant en considération : le tempérament et le caractère, les traumatismes, les formes de conditionnements négatifs, la typo-morphologie, le choix de l’âme de vivre une blessure d’abandon (vision spirituelle) etc. Pour ce faire, les croyances, les valeurs, ainsi que les règles de vie, et autres comportements limites et incompatibles avec les besoins fondamentaux des personnes doivent être appréhendés avec une grande précision. Tous ces facteurs sont à prendre en considération, sinon nous passons à côté de la souffrance du patient, et c’est malheureusement le cas, quand les thérapeutes s’enferment eux aussi dans des systèmes et méthodes d’accompagnement thérapeutique étriqués.

C’est donc pour répondre à tous les besoins de personnes en souffrance, que je ne cesse d’écrire des articles. Ils traitent autant les cas cliniques de personnes qui sont venues me consulter, que de la résolution de leurs problèmes. Et si chacun d’entre vous ne trouve pas ses réponses à ses problèmes, je me dois comme toute personne qui s’inscrit dans la relation d’aide, (ce sont mes valeurs) d’offrir 15 minutes de mon temps pour vous orienter avec précision. Pendant cet entretien gracieusement offert, je fais le point avec vous, sur l’origine de vos blessures, je vous renseigne sur les alternatives et sur les solutions tangibles et mesurables que vous devrez appliquer au quotidien pour des changements concrets et évolutifs.

On en peut plus de nos jours s’engager sans savoir où l’on met les pieds. J’utilise cette expression parce qu’il est évident que l’on ne peut plus évoluer sans consistance. Alors pour s’engager, il nous faut une vision claire et limpide, et non utopique basée sur des promesses aléatoires. Et bien si vous pensez comme moi, et que vous ayez la volonté de sortir, vous avez déjà fait 50% du chemin !

Je conclurai qu’il faut faire tomber les masques (au sens propre comme au sens figuré). C’est-à-dire que nous devons nous montrer nous-même, et la meilleure façon d’entrainer avec soi des gens plus authentiques, plus vrais c’est de donner l’exemple, d’être soi-même, d’être authentique. Ainsi nous nous leurrons plus, et nous nous ne dupons pas les autres sur nos réelles intentions. Ce faisant nous attirons des personnes dans notre vie plus sincères aussi, et qui correspondent à nos vrais besoins. Qui combleront nos attentes sans que nous ayons à faire des pieds et des mains, pour quémander de l’amour…

L’exemple, j’essaye de le montrer avec mes patients, sans tenter de créer une relation de pouvoir. Non ! bien au contraire, je tente de me montrer vrai, ce qui libère la pression, du jugement, du regard de l’autre…

 

 

 

 

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