Connaissez-vous  dans votre entourage quelqu’un ayant un amour excessif de sa propre personne cherchant par des manières détournées à faire souffrir, et qui aime à manipuler autrui pour subvenir à ses besoins?

 

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Si c’est le cas, c’est que vous avez à faire à un pervers narcissique. Le pervers narcissique aime à faire souffrir, détruire pour s’emparer de sa proie et s’accaparer de ses qualités. Il utilise par conséquent la manipulation pour arriver à ses fins. Beaucoup de caractéristiques dénotent la perversion narcissique. Pour déjouer son comportement destructeur, il faut l’anticiper…

Définition du pervers narcissique

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 . Les troubles du narcissisme se caractérisent par une grande souffrance intérieure. Ils apparaissent souvent à la suite de traumatismes. Les individus qui en souffrent sont souvent des personnes très sensibles. A contrario, les personnalités perverses sont dénuées de tout sentiment et choisissent de renier leur sensibilité et leur humanité pour pouvoir dominer l’autre, voire l’écraser] La perversion repose avant tout sur la destruction de l’autre, qui procure une jouissance au prédateur, sans scrupule et sans limite dans la mise en œuvre de la cruauté (sadisme). La personnalité perverse excelle à créer une collusion avec sa ou ses victimes. Le pervers narcissique serait celui qui détruit ou tente de détruire le narcissisme d’autrui.

Le narcissisme est défini comme un « intérêt excessif pour (l’image de) soi, associant survalorisation de soi et dévalorisation de l’autre, habituel chez l’enfant, courant chez l’adolescent, compensatoire chez l’adulte. Le trouble narcissique est donc l’installation durable de cette attitude compensatoire chez l’adulte.

 

Le pervers a gardé une structure infantile. Citons un exemple donné par Jean-Charles Bouchoux. Un homme demande à sa femme de monter avec lui en voiture, il fait une marche arrière et emboutit la voiture de sa femme, garée juste derrière la sienne. Immédiatement, il se retourne contre elle et lui dit: « Mais pourquoi étais-tu garée à cet endroit? ! » Il se comporte comme un enfant qui ne supporte pas d’être pris en défaut. Il ne supporte pas le conflit intérieur et, dès qu’il en rencontre un, il le projette sur l’autre.

Le psychopathe n’a pas eu de père et le pervers a eu un mauvais père

Freud disait que les enfants sont des pervers polymorphes qui passent par divers stades, l’exhibitionnisme par exemple, pour se structurer psychiquement. Parce que le père, ou la figure paternelle, n’a pas joué sa fonction d’apprentissage de l’altérité, que la mère a toujours nourri l’enfant sans jamais le sevrer, au sens figuré, l’enfant ne formule pas de désir et ne connaît pas la frustration. Son surmoi ne peut donc pas se constituer. Or le surmoi fait appel aux valeurs morales. Le Pervers narcissique n’en est pas totalement dépourvu – contrairement au psychopathe -, mais la frontière est ténue. En schématisant, et au sens figuré, le psychopathe n’a pas eu de père et le pervers a eu un mauvais père qu’il ne peut plus entendre. Cela dit, ce dernier peut devenir psychopathe en cas de rupture, amoureuse, familiale, professionnelle…

 

 

 

Comment repérer un pervers narcissique?

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Rappelons que la perversion narcissique ne concerne que les adultes: un enfant ne peut pas souffrir de cette pathologie puisqu’il n’a pas encore terminé son développement psychique. Le pervers a pour objectif de restreindre, de soumettre et d’avilir sa victime. Mais ses méthodes sont sournoises. Pour ne pas devenir fou, il pousse l’autre à le devenir. C’est un flatteur et un énorme séducteur. Il va dire : « Je t’aime, mais… » et citer toute une liste de raisons pour ne pas vous aimer. Il n’a pas d’empathie et ne reconnaît jamais ses torts. Il passe son temps à dénigrer sa victime. Il reproche à l’autre d’être coupable de torts qui sont en réalité les siens. C’est ce qu’on appelle l’identification projective. Un mécanisme qui rend la victime impuissante jusqu’à ce qu’elle en comprenne le fonctionnement. C’est évidemment quelqu’un qui ne s’excuse jamais. C’est ce qui peut le différencier d’une personne à simple tendance tyrannique.

 Le besoin de tout critiquer en permanence, d’être dans un dénigrement systématique signe en effet une tendance perverse. Le propre des « vrais » pervers est qu’ils ne consultent jamais. C’est précisément quand ils ne le sont pas assez, ou légèrement seulement, qu’ils consultent. Là, le psy doit être très vigilant, ce qui ne suffit pas forcément tant le pervers en puissance est manipulateur et joue les victimes. Car, si le psy commence à le déculpabiliser, celui-ci deviendra pervers. Le psy doit même laisser son patient face à sa culpabilité ! Le besoin de tout critiquer en permanence signe une tendance perverse.

 

Différence entre manipulateur et pervers

Le manipulateur

Manipulateur : personne qui aime à manipuler autrui pour subvenir à ses besoins ou pour diriger. Le manipulateur ne fait pas forcément du mal. On peut manipuler pour aider, …

Or, un manipulateur ne fait pas obligatoirement du mal. Dans tous les couples, par exemple, l’homme et la femme se manipule mutuellement, souvent sans même sans apercevoir et il n’y a cependant pas de mal à cela.

Par contre, le pervers narcissique aime à faire souffrir, détruire pour s’emparer de sa proie et s’accaparer de ses qualités. Il utilise par conséquent la manipulation pour arriver à ses fins. Beaucoup de caractéristiques dénotent la perversion narcissique

 

Pervers au travail,mais pas dans le couple, et inversement?

C’est parfaitement possible. On peut être un toutou au travail et un tyran à la maison, et l’inverse. Le pervers fonctionne sur le clivage : ceux qui me ressemblent sont bons, ceux qui sont différents sont mauvais. Il a peur de se couper en deux. Ce clivage peut ne s’exercer que dans une sphère. On peut n’être pervers que quand on est amoureux. On peut très bien également ne l’être qu’avec son conjoint et pas avec les enfants, et inversement.

 

 

Portrait du bourreau :  (le pervers narcissique)

Il peut parfois même être charmant au premier abord. Puis son ton se fait monocorde, son discours condescendant, son air supérieur. Ses armes favorites : isoler, disqualifier, refuser la communication, brimer. Inutile de le(a) raisonner.

Il n’éprouve pas de culpabilité (devant la loi il peut faire semblant). Son talent : taper là où ça fait mal et se faire passer lui-même pour victime de la prétendue incompétence ou malveillance de son bouc émissaire.

Lorsque la cible décide de se soustraire à ses assauts, il peut faire preuve de gentillesse (pour la ramener dans ses filets), sinon il se cherche une autre proie.

 

Portrait de la victime

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Douée, consciencieuse, avenante, donne le meilleur d’elle-même. Des qualités que le pervers convoite. Vive et extravertie, qui exprime ses réussites et ses bonheurs. Généreuse, elle ne peut se résoudre à la perversité et il n’est pas rare qu’elle cherche des excuses à son bourreau.

Ce qui accroît sa vulnérabilité, c’est son sens des responsabilités et sa propension à se culpabiliser… elle admet trop facilement la critique et se tue à donner satisfaction.

La victime, à l’inverse du pervers, projette de l’amour et, souvent, renarcissise son partenaire, ce qui la rend d’autant plus insupportable pour le pervers. Elle est habitée par le doute, le désir de faire mieux, d’être à la hauteur. Ce qui peut la conduire à surjouer son personnage. Mais il est très délicat de parler de responsabilité. N’oublions pas qu’elle reste une victime.

 Il existe des traits communs aux victimes de manipulateurs. Elles sont généreuses, sincères, ouvertes aux autres, font facilement confiance, mais sont souvent à la recherche d’une relation qui les aide à se structurer. Elles préfèrent s’inscrire dans le désir de l’autre plutôt que d’exposer le leur. Dans certains cas, les victimes ont un penchant masochiste. Elles ont souvent en commun avec les pervers une faille narcissique, mais la leur est plus ou moins profonde. Chez elles, celle-ci peut être simplement conjoncturelle.

 

 

Le comportement du pervers narcissique

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Quoi que l’on dise, les pervers trouvent toujours un moyen d’avoir raison, d’autant que la victime est déjà déstabilisée et n’éprouve, au contraire de son agresseur, aucun plaisir à la polémique. Le trouble induit chez la victime est la conséquence de la confusion permanente entre la vérité et le mensonge. Le mensonge chez les pervers narcissiques ne devient direct que lors de la phase de destruction. C’est alors un mensonge au mépris de toute évidence. C’est surtout et avant tout un mensonge convaincu qui convainc l’autre. Quelle que soit l’énormité du mensonge, le pervers s’y accroche et finit par convaincre l’autre. Vérité ou mensonge, cela importe peu pour les pervers : ce qui est vrai est ce qu’ils disent dans l’instant. Ces falsifications de la vérité sont parfois très proches d’une construction délirante. Tout message qui n’est pas formulé explicitement, même s’il transparaît, ne doit pas être pris en compte par l’interlocuteur. Puisqu’il n’y a pas de trace objective, cela n’existe pas. Le mensonge correspond simplement à un besoin d’ignorer ce qui va à l’encontre de son intérêt narcissique. C’est ainsi que l’on voit les pervers entourer leur histoire d’un grand mystère qui induit une croyance chez l’autre sans que rien n’ait été dit : cacher pour montrer sans dire

 

 

La communication du pervers

La communication perverse est au service de cette stratégie. Elle est d’abord faite de fausses vérités. Par la suite, dans le conflit ouvert, elle fait un recours manifeste, sans honte, au mensonge le plus grossier.

En bloquant la communication par des messages paradoxaux, le pervers narcissique place le sujet dans l’impossibilité de fournir des réponses appropriées, puisqu’il ne comprend pas la situation. Il s’épuise à trouver des solutions, lesquelles sont de toute façon inadaptées et, quelle que soit sa résistance, ne peut éviter l’émergence de l’angoisse ou de la dépression.Le pervers narcissique se distingue du pervers sexuel par le lieu du déni. Dans le cas des pervers sexuels, il y a un déni du sexe de la femme. Les pervers narcissiques, eux, dénient la femme tout entière en tant qu’individu. Ils prennent plaisir à toutes les plaisanteries qui tournent la femme en dérision.

 

 

Comment réagir devant un pervers narcissique

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Il est difficile pour le harcelé de prendre conscience qu’il est manipulé, dans la mesure où le  » bourreau  » s’arrange pour ne jamais être pris en flagrant délit et fait passer l’autre pour coupable. Harceler, c’est savoir renverser les situations, accuser l’autre de tous les torts et de tous les maux, c’est s’arranger pour jouer toujours le beau rôle.

Il faut savoir que toute discussion frontale serait peine perdue, dans la mesure où le pervers narcissique fait feu de tout argument… Aussi, toute critique émise doit elle être très précise et se borner à l’indispensable.

Si vous vous mettez en colère face à lui, surtout en public, il retournera cette agressivité contre vous et profitera de la situation pour affirmer que vous révélez enfin votre vrai visage, que vous venez d’apporter la preuve de votre dysfonctionnement. Mais si vous le blessez, l’humiliez (sachant que la victime le fait rarement, parce qu’elle le protège), en démontrant que c’est lui qui est mauvais, il pourrait entrer dans une phase suicidaire. L’idéal est de couper court à toute relation avec le PN. En réalité, il n’y a pas d’alternative. Et il ne faut surtout pas tenter de se justifier ; il tâcherait immédiatement de retourner la rhétorique contre vous. La seule chose que l’on puisse lui dire, c’est : « Mais qui es-tu pour me dire ça? » Il faut renoncer à comprendre, également. Nous avons tous besoin de formuler: « S’il agit ainsi… c’est parce que… », or il n’y a pas de « parce que ».

Pour se protéger… – éviter de mettre en avant ses réussites… savoir prodiguer quelques compliments opportuns quand nécessaire (ce qui est une forme de manipulation mais  » permise  » car pour se protéger, voire se défendre)…

Maîtriser ses émotions et rester vigilant, car le harceleur sait parfaitement les exploiter et simuler la générosité envers sa cible

Eviter de réagir aux provocations

Continuer de se protéger dans l’avenir

Préparer des preuves.

MERCI DE BIEN VOULOIR RÉPONDRE À CE SONDAGE!

SONDAGE

Un pervers narcissique peut-il guérir?

On ne soigne pas son conjoint, ni ses parents, ni son chef de service. Le PN n’est jamais soignable par sa victime. Or la victime souffre parfois du « syndrome de réparation ». La thérapie est envisageable, mais cela doit venir de lui-même.

 

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