Apprendre à respirer, comment respirer? Tout commence par une première respiration et tout se termine par une dernière respiration…

 

 

Si la plupart des exercices en méditation, au yoga, relaxation et sophrologie soulignent le besoin de respirer profondément, ils n’expliquent pas pourquoi les gens ont tant de mal à respirer naturellement. Pour le comprendre nous allons comprendre la dynamique de la respiration

 

La respiration est en relation directe avec l’état d’excitation du corps. Lorsque nous sommes calmes et détendus, notre respiration est lente et aisée. Dans un état de forte émotion, la respiration devient plus rapide et intense. Lorsque nous sommes tendus, la respiration devient superficielle. L’inverse est tout aussi vrai. Une respiration plus profonde sert à relaxer le corps.

Il est important de faire attention à la respiration, de remarquer si non respire par la bouche ou par le nez, ou si non retient sa respiration. Soupirer est une indication sérieuse, car c’est la manifestation inconsciente d’une retenue du souffle. Le bâillement entraîne une entrée d’air qui montre un signe de fatigue ou d’ennui.

 

 

La respiration naturelle

 

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La respiration naturelle fait participer le corps entier. Quand nous inspirons, le sondes partent du plus profond de la cavité abdominale et se répandent jusqu’à la tête. Quand nous expirons, les ondes vont de la tête aux pieds. Dans la respiration superficielle les mouvements respiratoires sont limités au thorax et à la zone du diaphragme. Cela créer une tension du corps, puisque l’expansion de la cage thoracique, rigide, exige un effort plus grand que l’expansion de la cavité abdominale.

Pour comprendre ce que signifie respirer profondément, il faut mettre en lumière le rapport entre respiration et sensation. En respirant pas profondément, nous supprimons des sentiments ou sensations qui sont en liaison avec l’abdomen. Un de ces sentiments est la souffrance, puisque l’abdomen participe aux « pleurs profonds ». Très tôt dans leur vie les enfants apprennent qu’en rentrant le ventre et en le serrant, ils peuvent mettre fin à des sentiments pénibles de souffrance et de douleur.

Il peut sembler élégant et seyant d’avoir le ventre plat comme le démontre de nombreux mannequins, mais cette platitude dénote aussi une absence de plénitude dans la vie. Quand nous parlons d’une chose plate, nous entendons par là qu’elle est incolore, insipide e n’a rien de stimulant. J’ai souvent entendu les gens au ventre plat se plaindre de vide intérieur. Une absence de sensation dans cette partie du corps signifie peut signifier l’absence de sensations sexuelles agréables. Le problème provient de la répression des sensations sexuelles durant l’enfance et est ressentie comme un « creux » au niveau du pelvis ». Au cas où l’on ressent ce creux, il est nécessaire de faire respirer profondément la personne jusqu’à l’abdomen pour ramener vie et sensation dans cette partie du corps.

Wilhelm Reich disciple de Freud avait observé dans sa pratique de psychanalyste que lorsque quelqu’un patient retenait l’expression d’une pensée ou d’un sentiment, il retenait aussi sa respiration. C’était une forme de résistance, mais au lieu de montrer au patient sa résistance, Reich l’amenait à respirer librement ; Dès que le patient ouvrait complètement sa respiration, il pouvait laisser libre cours à ses pensées et ses sentiments. Après avoir, maintes fois constaté ce phénomène, Reich commença à voir dans la respiration la clef de la résistance inconsciente.

 

 

 

La respiration profonde

 

 

Reich consacra les séances suivantes à des exercices de respiration profonde et c’est Alexandre Lowen qui fut un de ses premiers patients qui expérimenta en profondeur le transfert négatif inconscient. Il était convenu de se laisser aller à la respiration naturelle et lorsque Lowen faisait un effort pour respirer profondément il disait : « Ne respirez pas, laissez la respiration se produire. » Au début il ne se produisait rien de dramatique car en respirant consciemment, il contrôlait le relâchement de ses sensations. Lors de sa thérapie, il se produisit deux événements spectaculaires pendant qu’il respirait de façon continue et s’abandonnait à son corps. Allongé sur le lit en train de respirer, quelque chose le toucha, faisant balancer son corps jusqu’à qu’il se retrouve assis sur le lit. Sans aucun effort ni pensée consciente, il se levait et restait un moment debout face au lit, puis il se mit à frapper des deux points. Il vit le visage de son père et compris qu’il le  frappait parce qu’il l’avait giflé. C’était un événement qu’il avait complétement oublié. Ne voyant son père que quelque temps après, il admit l’avoir effectivement giflé parce sa mère s’était fait du souci à son sujet : il était aller jouer et était rentrer tard le soir.

Lors d’une expérience précédente il se souvint avoir hurlé sans aucun sentiment de peur, mais il ressentit cette fois toute la force de sa colère. Il est important de comprendre qu’aucun de ses actes ne se produisit consciemment. Selon les termes de Freud, cela se situait au niveau du « çà ». Le concept de l’action qui se fait sans la participation de la pensée consciente est au centre la pratique et de

Lors d’une expérience précédente il se souvint avoir hurlé sans aucun sentiment de peur, mais il ressentit cette fois toute la force de sa colère. Il est important de comprendre qu’aucun de ses actes ne se produisit consciemment. Selon les termes de Freud, cela se situait au niveau du « çà ». Le concept de l’action qui se fait sans la participation de la pensée consciente est au centre la pratique et de la philosophie zen.

L’autre tournant se produisit un peu plus tard. Alors qu’il était allongé, il l’impression distincte d’entrevoir une image au plafond. Au cours d’autres séances, cette prémonition se précisa. Puis l’image apparût. Il vit sa mère le regarder d’en haut, penchée sur lui avec une expression de colère. Il expérimentait son âge environ à neuf mois, allongé dans un landau à l’extérieur de la maison. Il avait pleuré pour faire intervenir sa mère, mais ses pleurs avaient dû la déranger.

Sa mère apparaissait avec un visage si dur si glacial qu’il se pétrifiait. Il comprit que le hurlement qu’il n’avait pu pousser à ce moment-là était bloqué dans sa gorge, alors que la souffrance due à l’hostilité de sa mère était bloquée dans sa poitrine. C’était le chagrin causé par la perte de l’amour de sa mère qu’il eut à réprimer afin de pouvoir survivre, car s’il avait hurlé et pleuré, elle se serait fâchée contre lui. En immobilisant sa poitrine, il avait pu supprimer la douleur, mais cela a eu pour effet d’imposer un énorme stress à son cœur. Il avait vécu la peur inconsciente d’être abandonné. Cet ensuite, en thérapie qu’en faisant face symboliquement à sa mère, qu’il put se défaire de son chagrin refoulé et en pleurant sur sa perte (l’enfant en lui).

 

 

La répression des sentiments

 

On n’admet pas en général que la répression d’un sentiment suscite la crainte de ce sentiment. On en fait un squelette qu’on met dans un placard et qu’on n’ose pas regarder. Plus il reste caché longtemps et plus il devient effrayant. Lors de la thérapie, on découvre que qu’en ouvre la porte du placard, c’est-à-dire lorsque l’on évoque le sentiment, il n’est jamais aussi effrayant que dans notre imagination. Une des raisons est que nous ne sommes plus des enfants impuissants. La plupart d’entre nous ont développé la force de leur ego, mais ne sont pas capables de manier des sentiments refoulés, puisqu’ils sont inconscients. Des sentiments réprimés sont comme de sombres dans la nuit, magnifiés par notre imagination qui en fait des personnages de cauchemar.

Si vous avez tendance à ne pas exprimer vos sentiments, si vous éprouvez des difficultés à pleurer, il est fort probable que vous avez des problèmes de respiration. Si vous retenez vos sentiments vous retenez l’air et votre poitrine sera certainement trop gonflée. Les femmes sont plus libres que les hommes dans l’expression de leurs sentiments. Elles peuvent pleurer plus facilement, et en conséquence, leur respiration est plus libre ; elles souffrent moins d’infarctus et vivent plus longtemps. Je ne veux pas dire qu’elles n’ont pas de problèmes émotionnels, mais que celles qui se modèlent sur les valeurs masculines telles que la fermeté, la dureté, l’efficacité et le contrôle de leurs sentiments sont aussi vulnérables que les hommes.

Dans l’intérêt de votre santé, il est important que vous preniez conscience de votre mode respiration. L’exercice suivant peut vous aider, d’abord à prendre conscience de votre respiration, ensuite à l’approfondir. Notez la largeur de votre poitrine et voyez si vous inspirez profondément.  Gardez-vous l’air longtemps ? Dans ce cas, vous avez sans doute autant de difficultés à laisser libre cours à votre respiration qu’à laisser vos sentiments s’exprimés.

Exercice N°1

En position assise, faites un « ah » continu de votre voix normale tout en regardant l’aiguille d’une montre. Si vous ne pouvez retenir le son pendant au moins vingt secondes, c’est que vous avez des difficultés respiratoires.

Pour améliorer votre respiration, répétez cet exercice régulièrement, en essayant d’allonger la durée pendant laquelle vous maintenez le son. Une respiration de cette intensité mobilise les muscles de votre poitrine, leur permettant de se relâcher. Il est possible que ce processus se termine par des pleurs.

La respiration peut de venir superficielle et irrégulière lorsqu’un enfant a été sevré prématurément, c’est-à-dire au cours de sa première année. L’enfant ressent la perte de la poitrine maternelle comme la perte de son monde ; Sa détresse est souvent immense, mais pleurer ne lui est d’aucun secours. Comme l’enfant ne peut rétablir la relation d’amour avec la poitrine, il doit réprimer son désir en essayant d’éviter la souffrance suscitée par l’envie. Cette habitude perdure pendant leur vie d’adulte, affectant la respiration.

Exercice N°2

Prenez la même position assise que pour l’exercice précédent. Respirez normalement pendant une minute pour vous relaxer. Maintenant, émettez un grognement tout au long de l’expiration. Essayez d’émettre le même bruit sur l’inspiration. Cela peut paraître un peu difficile au début, mais avec un peu de pratique, c’est tout à fait réalisable. Sentez-vous l’air être aspiré à l’intérieur du votre corps. Juste avant un éternuement, le corps aspire l’air avec une telle force qu’on a l’impression d’être transformé en aspirateur. Avez-vous déjà eu cette impression ?

J’ai également utilisé cet exercice pour faire pleurer certaines personnes auxquelles les larmes en venaient pas facilement. Après qu’elles eurent émis le grognement pendant trois respirations complètes, le l’ai priées de l’interrompre pendant l’expiration et de la remplacer par le bruit d’un sanglot  « ugh, ugh, « pendant l’inspiration. Si l’expiration est suffisamment profonde pour descendre jusqu’à l’abdomen, elle se terminera souvent par des pleurs involontaires.

 

 

 

Souvent la personne qui se met à pleurer dira sur un ton surpris : « Mais je ne suis pas triste. » Son détachement à l’égard de ses sentiments les plus profonds est analogue au hurlement qu’a poussé Lowen sans avoir ressenti sa peur. Rien n’aide mieux à respirer qu’à pleurer un bon coup. Les pleurs sont le mécanisme le primaire qui nous permet de relâcher notre tension. Même si pleurer est primordial ce n’est cependant pas suffisamment fort pour surmonter ses problèmes. Il nous faut une émotion plus violente pour mobiliser l’agression nécessaire à l’expansion totale de la poitrine. Cette émotion est la colère ; L’individu dont le désir a été anéanti a toutes les raisons d’être en colère, mais il lui manque l’énergie qui lui permettrait de se lever et de maintenir ce sentiment à un degré d’intensité qui en ferait une force effective.

L’exercice que j’utilise pour atteindre cet objectif et de faire frapper le lit par le patient qui se tient debout. Dans cet exercice, les genoux doivent être fléchis pour fournir un support à l’acte. La personne lève les poings au-dessus de sa tête, gardant les bras près des oreilles et rejetés en arrière le plus loin possible. Les coudes doivent être légèrement fléchis de façon à ce que les épaules soient étirées. La pierre angulaire de cet exercice est la respiration. A partir de cette position, les bras sont étirés trois fois lentement en arrière pendant que la personne inspire le plus fort possible, remplissant ainsi la poitrine. Après la troisième forte inspiration, le coup est donné et l’air expulsé. Très souvent, quand l’exercice est répété dix ou vingt fois, la colère fait irruption et les coups sont involontaires. Il est possible que l’exercice se termine par des sanglots une fois que la colère est déchargée

L’effet est très surprenant dans la plupart des cas. Le corps se charge et devient vivant. Un patient, qui souffrait de sentiments de désespoir et faiblesse, fit remarquer après l’exercice pendant lequel il avait ressenti une forte colère : « je n’avais jamais pensé que la vie pouvait être aussi belle ! »

Ces exercices fortement libérateurs doivent être accompagné par un thérapeute qui en possède la maîtrise. Aussi je vous recommande de ne pas expérimenter seul ses techniques, mais plutôt de me contacter si vous êtes coupé de vos émotions et autre sentiments inhibiteurs. Avant d’en arriver à ces exercices, l’analyse doit mettre en évidence les blocages et ce n’est qu’ensuite que ses exercices pourront être pratiqués.

 

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