Si vous ne désirez plus être le pion sur l’échiquier de la vie,  alors peut-être vous aurez une chance d’exprimer votre individualité!

 

telechargement

 

A des degrés divers, nous subissons tous des influences et des manipulations qui font partie intégrante de notre quotidien. Nous sommes tellement conditionnés à vivre selon les schémas que l’on a tracé » pour nous que l’idée de les remettent en question ne nous effleure pas l’esprit. Non, nous continuons à pestiférer sur une vision du monde tronquée, sans croire que nous contribuons à alimenter un système qui prend d’en plus ne plus de pouvoir sur nous. Si vous faites partie de cette minorité qui se pose des questions sur le sens de la vie, et bien vous aurez une chance d’apporter une réelle contribution à un monde plus vrai.  Mais attention, le chemin est semé d’embûches. Oui! être heureux comme le cite Thomas d’Assembourg n’est pas nécessairement confortable.

 

 

Le besoin d’appartenance

 

Nous sommes influençables parce que nous avons un besoin d’appartenance. Ce besoin d’appartenance est naturel parce qu’il se fonde sur la dépendance de l’autre dès notre naissance. En l’occurrence sur l’amour maternel qui nous prodigue et assouvi nos besoins fondamentaux (nourriture et amour) pour que nous puissions survivre. Le besoin de se voir dans les yeux de l’autre prends naissance dès les premiers instants de notre vie et ce, pour toujours, mais à des degrés différents. Pour ceux qui ont été élevés dans le but de devenir plus autonome, ce besoin de dépendance sera évidemment moindre, et l’influence de l’environnement aura forcément moins d’impact.

Nous allons donc pérenniser ou compenser nos manques par le regard des autres qui nous témoigneront de l’intérêt pour ce que nous sommes. Les autres viendront conforter nos valeurs, et le sentiment d’exister parmi eux, et qui donne un sens à notre vie. A cela nous allons rejoindre ceux qui pensent comme nous par identification et adhérer à leurs « prophéties », ou à leurs idéaux qui nous font défauts. Ce qui fait défaut est un vide que nous chercherons à combler au travers d’ icônes idéalisées que véhiculent notre société pour nous suggérer que le paradis perdu se trouve là où vous ne pouvez l’atteindre.

Les masses-médias savent très bien comment vous rendent dépendant d’un système établit sur le pouvoir. Voyons à présent comment les influences médiatiques et leurs contreparties vous dirigent sans que vous en ayez conscience.

 

 

Les influences sociales

 

 

telechargement-5

 

Les influences sociales sont partout et nous en sommes tous plus ou moins « victime ». Non seulement les publicités réitèrent leurs assertions concernant tel ou tel produit, mais en plus, elles contiennent des messages subliminaux, qui ont la vertu de nous hypnotiser. Nous allons acheter le smartphone dernier cri, la tenue qui sera tendance cet été, le régime prôné par les meilleurs spécialistes. Les plus jeunes ont opté pour le langage abrégé par sms sur les réseaux sociaux, parce que c’est (cool), mais ce qui est d’autant plus surprenant c’est que les adultes n’échappent pas à ce phénomène. On comprend qu’un adolescent se cherche, et cherche un groupe d’appartenance, mais qu’un adulte avec des responsabilités, des enfants se comporte comme un pubertaire, me laisse perplexe. Bien sûr il ne faut pas confondre cette légèreté toute légitime de reproduire avec humour les attitudes de cette jeunesse, et la régression négative de l’adulte qui marque le sceau de son indigence. En témoigne une patiente qui pour se faire accepter tenait se langage phonétique et buvait plus qu’il ne le fallait (pour faire comme les autres).

 

L’influence de JT (journal télévisé)

Sous prétexte de la liberté de presse ; il est possible de tout dire, de tout filmé et d’aller même au-delà de l’information que nous devons relater pour en informer le public. Oui il faut aller toujours plus loin pour rechercher le scoop qui fera la une de la presse à scandale, et que l’on nomme comme quelque chose de normal faisant partie des meurs puisqu’elle existe. Non, nous ne remettons pas en question, ni interdisons, cette presse qui alimente nos vieux démons et cette part d’ombre en nous. Cette presse nous sert ce que l’on a envie d’entendre, et force de constater comme Florence Foresti le narrait dans un de ses derniers sketchs que « le bonheur des autres nous fait chier ! » Non ! Il nous faut des sensations toujours plus fortes, comme çà on a quelque chose de croustillant à dire aux autres. Ce (faire-valoir) nous conforte de ne pas être seul à galérer dans la vie…

L’information se pare de tous les artifices pour nous sensibiliser émotionnellement : les images judicieusement choisies, le ton du narrateur, la tenue du speaker, la musique du générique etc, tout est soigneusement étudié afin de conditionné le spectateur d’adhérer à l’information. Les images d’attentats passées en boucle et les multiples hommages aux victimes, que croyez -vous qu’elles sèment dans votre esprit ? Vous allez sans doute répondre, la peur, voire une psychose et vous n’aurez pas tort, parce l’information ainsi réitérée engendre une angoisse et une culpabilité qui nous font dire : Qu’il y a pire que nous, et que nous ne devons pas nous plaindre de la crise actuelle. En effet si vous pensez que la propagande était inhérente aux guerres, la propagande est toujours présente pour vous inciter encore plus à croire à ce que l’on veut obtenir de vous.

On vous dit par exemple que sous prétexte d’une pollution toujours plus importante, qu’il faut réduire les gaz à effet de serre, interdire le diesel, mettre des images neutres sur les paquets de cigarette pour diminuer la consommation etc, mais la réalité est tout autre ! On parle ici de « peur-soulagement » pour faire accepter des lois sans que vous ne puissiez rien redire

 

L’influence des téléréalités

Il n’y a pas mieux que la téléréalité pour vivre par procuration. Certaines personnes n’arrivent déjà pas à se dépêtrez de leurs problèmes personnels et de couple, qu’ils s’en remettent une couche, pour voir des couples se déchirés et se réjouir des scandales qu’ils propagent. Ce faisant, ils se sentent moins seuls en s’identifiant à cette réalité exagérée. D’un côté, il se rassurent, mais de l’autre, ils croient durement à ce qu’ils voient. La contrepartie, c’est qu’ils ne remettent pas en question le « sur joué » utilisé par les vendeurs de téléréalité pour avoir un maximum d’audition. A force de regarder ses émissions, les gens en deviennent obnubilés et cautionnent les comportements des acteurs en se les appropriant. Ils en perdent « leur centre » en devenant des répliques de ce système. Nous l’observons avec plus d’acuité envers les fans de foot et les autres fans de stars.

 

Le sport

Si vous êtes fans de football, d’une équipe ou plus particulièrement d’un footballeur, est-ce que vous vous êtes déjà posé la question sur les tenants de votre idolâtrie ? Assurément que oui, mais de la manière la plus basic qui soit. Nous entendons : « j’aime cette équipe parce qu’elle représente ma ville, mon pays ».  « J’aime ce footballeur car il comme un dieu pour moi ! », où « j’aime le foot comme tout le monde, c’est tout ! » Le foot, parce qu’il est plus médiatisé, et qu’il considéré comme le sport national peut tourner vite à l’obsession. Sous prétexte d’une passion, certains vont jusqu’à dépenser des sommes d’argent considérables pour voir des matchs, acheter les produits dérivés du foot, jusqu’à obtenir des collections impressionnantes sans que personne ne trouve rien à redire tant que le collectionneur assouvi sa passion sans négliger son entourage et sa vie personnelle. Des clubs de supporters se sont créés et organisés créant une émulation agressive autour des équipes adverses. Ce constat pris sur le foot, parce qu’il est largement médiatisé démontre une propension non négligeable de personnes qui tentent de combler un vide intérieur en compensant et en se surinvestissant sur des objets ou des personnes. Rare sont les gens qui aiment telles activités sans avoir à s’identifier à elles. Les boîtes de marketing et autres publicitaires savent influencer judicieusement cette vulnérabilité collective surtout en période difficile ou les personnes ont besoin de se raccrocher à du rêve.

 

L’influence des stars

Je m’adresse plus particulièrement aux fans de stars qui subissent une influence telle, qu’ils vont jusqu’à tatouer le nom, ou l’image de leur idole sur le corps. Quand cela les concerne seul et qu’ils ne posent pas de problème à l’entourage proche, ils vivent leurs passions sans trop de dommage, mais quand ils mettent leur vie de couple en danger et leur santé pour les jeunes filles qui maigrissent à outrance pour ressembler à leurs idoles, l’influence fait vraiment des dégâts.

 

Les soldes

Etes-vous comme ceux qui attendent des heures-durant, devant l’ouverture d’un magasin pour vous ruer sur les articles soldés ? Je suis surpris par les gens qui en arrivent à se piétiner pour être le premier, la première à tout faire pour posséder l’objet de sa convoitise. J’ai l’impression de voir une horde d’animaux fuyant des prédateurs, mais là, les prédateurs se sont les hommes… Comment on arrive à vous faire croire que vous avez besoin de telle chose pour être heureux?  Une première réponse à cette hystérie est la projection. On vous conditionne plusieurs semaines avant l’ouverture des soldes par des rappels systématiques (spots télévisés et radios) qu’il faut vous empresser, car une vente promotionnelle, par exemple ne durera que quelques heures. On vous fait imaginer, comment dans ce canapé vous serez confortablement installé, comment vous serez belle dans cette robe, comment cette voiture correspond à votre personnalité de battant, mais aussi plus subtilement, pourquoi vous avez besoin de cette chose pour être heureux (se). Parce que si vous désirez être quelqu’un de bien et de reconnu, vous avez obligatoirement besoin du dernier smartphone par exemple. On vous fait dire que, qu’il faut être « ultra connecté » sinon vous êtes un ringard, et dans votre esprit cela résonne comme « Fait ce que je te demande, d’être ou de faire, si tu veux que je t’aime » ! En fait la stratégie repose l’idée selon laquelle vous avez besoin de telle chose pour être heureux. Cette idéologie est enracinée en vous et entretenue par les forces en puissance : la société, les croyances, vos valeurs incompatibles avec vos besoins réels. Pourquoi succombons-nous à la tentation, alors que certains d’entre nous savent qu’il ne faut pas céder influences ?

 

 

Pourquoi sommes-nous influençable ?

 

 

 

La réponse se trouve certainement dans l’estime de soi. Faute d’une estime personnelle suffisante, et d’une certitude de sa valeur, l’individu a besoin de s’identifier à une majorité pensante. Tout simplement par peur de s’opposer et d’affirmer son opinion, il se rangent du côté de la majorité. « La majorité à forcément raison et le voilà embrigader dans ce système ». Il est plus facile de donner la responsabilité de sa vie aux autres, plutôt que de réfléchir par nous-même. Notre sort dépend d’une société qui régit ses lois et c’est vrai, mais vous seul, avez la liberté d’interagir pour votre individuation. Antony Robins exprime dans son livre « pouvoir illimité » que la société peut prédire votre destin, mais que vous êtes le seul à pouvoir l’influencer ! Les traditions et les croyances qui en découlent ont la part belle. Vous ne remettrez jamais en question les valeurs qui sont les vôtres parce que ce serait déroger à la règle, ou trahir vos pairs. On se laisse influencer au nom de la religion, de notre culture, alors que nous le faisons à contre cœur. Nous sentons que notre mission de vie est ailleurs et nous n’écoutons pas notre appel intérieur qui clame sa détresse, alors que nous croyons œuvrer pour la bonne cause. Cette vindication d’une de mes patientes décrit bien ce qui précède. Djamila, vient de fêter ses 35 ans et veut à absolument trouver l’amour avec un musulman. Elle a déjà rencontré des partenaires qui auraient pu lui convenir mais de confession différente. Quand j’ai évoqué avec elle cette la question de l’amour sans idéologie, elle m’a répondu que ce serait trahir ses parents et qu’elle ne se sentait pas la force de les affronter. Alors seule, et toujours à la recherche d’un idéal religieux couplé avec une personne très moderne et ouverte sur le monde qui partage ses centres d’intérêts et ses exigences, Djamila angoisse, et ronge son frein…

Si les valeurs sont vitales parce qu’elles donnent du sens à la vie, nous sommes pourtant bien figés, sur des préceptes et des principes archaïques. Nous évoluons dans un monde ou la technologique est son apogée, et nous sommes encore à l’âge de pierre spirituellement. Nous avons besoin d’asseoir nos convictions pour nous sentir en sécurité. Sécurité toute relative parce qu’elle n’est jamais permanente…Trêve de philosophie et revenons à des situations plus courantes en prenant les propos de Coluche qui ne se laissait pas influencer par le système, mais qui au contraire le démontait par son engagement. Il dit dans un sketch : « Qu’il suffirait de ne plus en acheter pour que ça ne se vende plus ! » Vous aurez sans doute compris ce qu’il voulait dire. Que si tout le monde ne se laissait plus caresser dans le sens du poil, et influencer par les belles paroles, nous ne serions plus enfermer dans un système, qui de surcroît nous entretenons. Nous l’entretenons par notre individualisme (ego) ou la notion de partage, de communautarisme et d’équité, n’aurait de sens qu’à partir de moment où personne ne voudrait prendre l’ascendant sur son prochain. Belle utopie, la masse populaire que nous représentons à besoin de règles sinon c’est l’anarchie. Et oui, il y a des personnes plus intelligentes qui ont pris les rênes de votre vie et vous imposes leurs règles.

Comme la plupart d’entre nous n’arrive pas à se diriger seul, d’autres plus aguerris, vous proposent, voir, vous imposent leurs propres règles. Comme il est bon de se laisser diriger par les autres « comme le faisait votre propre mère » Dans l’inconscient collectif, on sait que les règles doivent être respectées et qu’il est mal de déroger à la règle. Pour ce faire la société pour faire accepter les règles (les lois) va jouer sur la culpabilité. La culpabilité est un autre moyen de se laisser influencer. Comme les gens ont peur de pas rentrer dans les codes, « les cases », justement imposés et définis par le « Grand-autre » Appelez-le comme vous le désirer « Dieu, la société etc » ils deviennent encore plus dépendant du système.  Il me vient une image à l’esprit ! l’instinct grégaire chez les animaux les poussent à fuir ensemble face au danger, et ils sont plusieurs à aller droit dans le mur, parce que l’effet de masse est rassurant. IL est tellement rassurant de faire comme les autres que les hommes dotés d’une conscience incitant à la réflexion, continuent à se comporter comme des êtres primaires. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce qu’il est plus facile de souffrir pour quelque chose de connu, plutôt que de prendre le risque d’être heureux, si vous saisissez ce que je veux dire ? Oui, l’inconnu fait peur, on préfère le connu douloureux que l’inconnu incertain ! Là est le point d’orgue de toute notre existence éphémère. L’inconnu c’est le néant, donc la mort ! Alors que choisissons-nous ? On prend le risque d’aller vers l’inconnu ou de végéter avec les autres ?

Bon sujet de méditation s’il en est ! Au demeurant si mes vues vous paraissent un peu trop nébuleuses, je vous laisse le soin de les commentées en les confrontant à votre expérience personnelle. En attendant vous pouvez vous convaincre de ne pas tomber dans le piège en répétant l’affirmation suivante : « Il n’est pas au pouvoir de qui que ce soit, ni de quoi que ce soit de me mettre hors de moi, ni de dévier le cours de mes pensées ! »

 

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)
Etes-vous influençable ?, 10.0 out of 10 based on 1 rating