Si l’alchimie dans la couple s’explique par le fait que deux individus s’aiment sans explications rationnelles, alors pourquoi cet auto-sabotage ?

 

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Est-ce que le couple d’aujourd’hui n’est plus fait pour durer ? Que recherchons-nous dans l’autre? Un reflet de nous-même ? Nos valeurs, nos exigences sont-elles à ce point si radicales que nous n’arrivons plus à pérenniser nos relations affectives ?

 

Si notre besoin d’amour reste la valeur sûre, nos rapports à l’amour évoluent selon les progrès technologiques et spirituels de notre temps. Il y a encore quelque décennies les couples se formaient pour le meilleur et pour le pire selon certains préceptes religieux, mais aujourd’hui on ne veut que le meilleur du couple. Dès les premières contraintes visant à prendre sur soi, quand le partenaire affectif n’est pas en accord avec nos désirs, nous lui rejetons rapidement la responsabilisation de nos frustrations. Toujours à la recherche de satisfactions plus intenses et de plaisirs immédiats, justement véhiculés par les médias sur l’art d’être heureux, nous ne perdons plus de temps à essayer de comprendre l’autre pour se comprendre soi-même, de faire montre de tolérance et de compassion. Non ! nous voulons que l’autre se conforme à nos attentes sans tenir compte des enjeux et de la contrepartie si le partenaire répond, oui où non à nos besoins. Mais qu’est-ce qu’un couple si ne n’est que l’union de deux individus qui se sont trouver pour croître ensemble ? La croissance dont je parle n’est pas cette fausse croissance, ou l’on se targue d’avoir réussi à construire une relation affective avec quelqu’un, non je parle d’une croissance, ou l’autre est arrivé à point nommé pour dépasser nos attentes irréalistes de sécurité qui n’existe que dans vos carences affectives

 

 

Les carences affectives

 

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Il arrive parfois que lorsque nous pensons avoir rencontré l’homme ou la femme de notre vie nous nous abandonnons à l’autre, qui n’est qu’une forme d’abandon de soi-même ? Nous régressons au stade de l’évolution infantile, ou le partenaire est assimilé à la mère nourricière qui répondait au moindre de nos besoins. Nous voyons chez l’autre celui ou celle qui va compenser nos carences affectives ou faire perdurer la bienveillance affective inconditionnelle de nos parents. C’est dès notre première enfance que vont s’installer les prémices de nos références affectives, et elles constitueront nos choix futurs sur les personnes de sexe opposé ou du même sexe. « Je ne sais pas s’il existe une constitution génétique qui prédit l’homosexualité, mais ce que je peux dire, c’est que chaque patient homosexuel que j’ai reçu en consultation, présentaient dans sa lignée familiale des dysfonctionnements affectifs. Pour une grande partie, une carence affective du père ou de la mère était prononcée, et ou exagérée par une compensation de surprotection affective » Quoi qu’il en soit : un abandon réel ou imaginaire, des attentes déçues, la violence physique ou émotionnelle va provoquer des carences que nous tenterons de combler avec nos futurs partenaires en ayant pour référence affective celle de nos parents.

 

 

Les références affectives

 

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Les références affectives ne constituent pas nos besoins réels, dans la mesure ou nous reproduisons inconsciemment des schémas affectifs et des valeurs transmises de génération en génération. Les exemples ne manquent pas de personnes cherchant, ou attirant des partenaires affectifs représentant les mêmes caractéristiques physiques et comportementales de leur géniteur. Que celles-ci soient bonnes ou mauvaises, peu les remettent en question. Afin d’éclairer mon propos, certaines femmes ayant eu un père alcoolique ne comprennent pas pourquoi elles les attirent alors qu’elles s’y s’opposent fermement, et pourquoi tant autres ayant été abusées sexuellement ou physiquement reproduisent les mêmes comportements destructeurs envers leur progéniture ?  Alors pourquoi continuons-nous à reproduire les mêmes schémas ? La réponse est dans l’identification. Vous serez d’accord avec moi sur le fait que l’enfant se construit en fonction de ce qu’il voit, entend, ressent… Il va assimiler le comportement des autres en les imitant, tout comme le ferait un lionceau qui imite sa mère. L’enfant va donc se construire en rapport avec l’éducation que « l’on banalise », le milieu sociaux-culturel et religieux sans qu’il ait le recul nécessaire pour choisir ce qui fait défaut. De toute façon comme il n’a pas encore atteint la maturité psychologique pour s’émanciper après la puberté. Il reproduira donc inconsciemment, le schéma parental comme un bon enfant docile, où s’opposera en se rebellant comme le fait l’adolescent pour rentre dans le monde des adultes. C’est communément accepté par la majorité des parents, mais pour les jeunes adultes mus par leurs pulsions et de recherche d’un nouveau groupe d’appartenance, les difficultés d’intégration dans le monde ne se feront pas attendre.

Arrivés dans le monde des adultes nous cherchons à reproduire les schémas hérités par la structure familiale, et inconsciemment à combler nos besoins insatisfaits. Nous sommes plein d’entrain à l’idée que les autres vont compenser nos carences affectives dont nous n’avons pas toujours conscience, et nous ne nous doutons pas un seul instant que c’est un leurre ! Nous allons donc projeter sur autrui nos désirs et à chaque fois que nous penserons approcher de près notre idéal, Il nous fuira, ou nous résistera, et posera un tas de problèmes qui ne nous avaient pas un seul instant effleuré l’esprit. C’est ce que l’on appelle la contrepartie. Cette contrepartie est partout, mais nous l’oblitérons car nous voyons (qu’une face de la médaille). Prenons un exemple : Louis n’a pas eu un père affectueux et valorisant, il était plutôt refrogné et très autoritaire : Quant à sa mère, plutôt soumise, mais très affectueuse lui donna pour un temps une compensation à son manque de confiance en lui. Voici comment louis tenta de combler ses manques en la personne de Julie qu’il rencontra et qui possédait les caractéristiques masculines qu’il n’avait pas introjecté de son père. (Il faut entendre le terme d’introjection comme l’identification au père). Louis chercha donc par le comportement autoritaire et froide de Julie une référence identificatoire, et compensatoire où la personne du sexe opposé représente l’aspect féminin de la mère. « Nous allons donc chercher ce qui nous manque mais qui ne nous correspond pas vraiment, car nous comptons sur l’autre pour guérir de nos blessures et de ce fait nous en devenons dépendant. » En ce qui concerne la dépendance pour Louis, elle se traduit pour lui par une déresponsabilisation, insidieusement   induite par Julie qui s’autoproclamait le chef de famille. La hiérarchie symbolique de la famille était renversée et s’exprimait dans les faits que c’était Julie qui décidait de tout. C’est elle qui gérait le budget familial parce que elle gagnait le plus d’argent, tout en traitant son mari comme un enfant. Pendant un certain l’autre peut y trouver son compte dans la mesure, ou il se laisse diriger sans avoir à prendre de responsabilités, mais avec temps, le versant opposé de la médaille « la contrepartie » se fait sentir comme un enchaînement et une entrave à une liberté d’action. Louis s’est senti de plus en plus enfermé, et il se sentait impuissant devant des obligations communes, comme celles de régler des litiges, de remplir sa feuille d’imposition, d’user de son autorité pour se faire respecter de ses enfants etc. Non tout cela revenait à son épouse. Or la situation est encore plus compréhensible si l’on analyse les carences de Julie et la stratégie compensatoire mise en place pour assurer son équilibre affectif. Julie a vécu de son côté des épreuves qui lui appris qu’elle ne pouvait compter que sur elle-même. Pour ne pas devenir vulnérable et souffrir, elle a mis en place un mécanisme de protection qui se traduit par le contrôle et une attitude dirigiste. La perte de son frère aîné à entraîner une forte culpabilité, des émotions refoulées qui se traduisent par une reconstruction familiale mue par la peur de perdre à nouveaux ce noyau qu’elle s’est construit. C’est pour cela qu’elle décharge les autres de leurs responsabilités afin de devenir indispensable, voire irremplaçable. Les deux partenaires se sont donc construits sur des carences affectives et celles-ci sont venues s’emboîtées comme les pièces d’un puzzle. Malheureusement l’édifice érigé sur des fondations instables finira par se fissurer et les partenaires apprendront à  faire des concessions pour maintenir un équilibre de plus en plus précaire.

 

 

Les concessions dans le couple

 

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Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut faire des concessions dans le couple. Mais qu’est-ce qu’une concession si ce n’est qu’une manière de réprimer ce que nous jugeons en dehors de nos valeurs et de nos habitudes ? Y a- t-il une limite sur le nombre de concessions ou sur ce que nous ne devons pas concéder à notre conjoint : Le Larousse définit en ces termes le mot concession ; avantage accordé à son adversaire. Si je lui accorde un avantage, est-ce que cela veut dire que j’accepte d’être lésé, ou résigner à ne pas rentrer en conflit ? Accepter de faire des concessions est sans nul doute l’acceptation de la différence de l’autre, et la concession résignée parce que nous n’avons pas le choix est une répression de nos valeurs. Dans la mesure où nous acceptons de faire une concession, c’est que les enjeux ne touchent pas à des problèmes insurmontables, et ils sont plutôt constructifs pour l’harmonie du couple, mais se résigner à faire une concession qui sous-tend de vraies incompatibilités est une gageure. La contrepartie en termes de frustrations et de symptômes ne se feront pas attendre. Le refoulement sera ici à l’œuvre, parce que le somatisé ira chercher un remède à sa souffrance ailleurs que par ses concessions pseudo-consenties. Etre compatible n’est pas réductible à un objet, être compatible, c’est peut-être regardé dans la même direction, où partagé les mêmes valeurs, ou encore répondre plus implicitement coller à la personnalité de l’autre (qui se devinent mutuellement sans avoir à prononcer mot !) Les concessions ne doivent léser aucunes des deux parties, sinon ce ne sont plus des concessions mais des abdications au détriment de notre intégrité.

 

 

L’auto-sabotage dans le couple

 

 

 

Qu’est-ce que l’auto-sabotage si ce n’est que de ne pas penser mériter l’amour que l’autre nous porte ! L’auto-sabotage est intimement lié à une mauvaise estime personnelle qui s’exprime le plus souvent par un manque de confiance et des doutes sur nos capacités à réaliser nos objectifs, ou à être aimé pour ce que nous sommes, et ce malgré que nous ayons déjà fait nos preuves. L’auto sabotage est empreint de culpabilité, il nous fait dire que « c’est trop beau pour être vrai » et nous allons tout faire pour que la relation se dégrade, alors que le bonheur est total. L’auto-sabotage peut nous emmener jusqu’à la rupture. Une rupture qui sera marqué par le sceaux de notre conviction que l’amour avec un grand A ne peut exister. Les auto-saboteurs doivent comprendre que s’ils ont à vivre une expérience formidable, c’est que la vie leur offre un cadeau, mais comme l’humain est conditionné avec un esprit limité, il ne peut y croire. Beaucoup se sont construit dans la lutte et la souffrance et pensent qu’il y a forcément un prix à payer. Donc certains s’évertueront à détruire la relation en sollicitant des preuves d’amour de plus en plus insistantes. La peur de perdre ce cadeau inestimable de la vie provoquera de la suspicion et de la jalousie, un besoin d’être rassuré en permanence qui oppressera à la longue le conjoint.  En l’occurrence si vous ne vous aimé pas suffisamment et que l’autre arrive dans votre vie à point nommé, c’est peut-être justement pour vous aider à franchir un cap ! Celui de vous abandonner à l’autre sans résistance afin de faire l’expérience d’une symbiose. Si vous avez déjà saboté une relation pour le moins épanouissante, c’est peut-être qu’il faut aller chercher profondément en vous ce qui cloche avec l’aide d’un thérapeute possédant les compétences. Pour argumenter mon propos et pour vous donner des pistes de réflexion et sur un sujet sur lequel, j’ai beaucoup écrit : le syndrome d’abandon. Vous y trouverez que l’abandonnique à peur d’aimer parce qu’il a peur d’être encore abandonné et parce que la douleur serait trop forte à vivre.

 

 

 

Quand le père se sent exclu!

 

 

C’est une situation que les jeunes pères ressentent, mais que certains conscients de ce qu’ils vivent, hésitent à aborder ce sujet avec leur conjoint de peur d’être perçu comme des égoïstes. D’autres ne feront pas le rapprochement direct avec la naissance de l’enfant.  Le phénomène d’exclusion ne doit être pris à la légère, car s’il perdure, cela peut sérieusement nuire à l’harmonie du couple.  La venue du premier enfant est une reconfiguration affective importante ou la femme-maîtresse devenue maman doit s’investir tout naturellement envers sa progéniture et accorde inévitablement moins de temps à son conjoint, qui devra aussi assumer un partage des tâches dans les soins prodigués à son enfant. Un équilibre fragile et déstabilisant peut s’observer dans les premiers mois, et même durant les premières années après la naissance de l’enfant, avant qu’il puisse y avoir une adaptation où chacun exécute le rôle qui lui est attribué. Ceci dans la mesure ou l’amant réussi à intégrer son rôle de père, de mari et « de père enfant » …  Les facteurs prédisposant l’exclusion sont : Un sentiment de jalousie ou vont se rejouer des rivalités archaïques ; un « père-enfant » qui n’est pas sorti de son schéma « enfant en dépendance maternelle » qui trouve envers sa femme ce lien fusionnel et identificatoire.

Les rivalités archaïques sont les réactions infantiles que les sujets ont vécus avec leurs frères et sœurs et qui se réactivent avec leurs propres enfants. Ils les reçoivent comme des rivaux qui veulent s’attribuer toute l’affection de leur mère. Pour les pères se sera bien entendu l’affection de leur épouse ! Cette prise de conscience est difficile à faire pour l’homme qui s’en trouve affecté, parce qu’il n’est pas simple de faire la part des choses entre une vraie exclusion de l’époux au profit de l’enfant et une réaction infantile qui vient de lui.

Cela étant, les futures mères sont parfois trop fusionnelles et, ou dépassées par ses nouvelles responsabilités et créent dans les deux cas un surinvestissement au détriment de leur époux. Les réactions opposées apparaîtront légitimes et contribueront à semer plus de confusion entre eux. Arriver à conjuguer vie affective, et vie familiale va s’avérer complexe si les époux ne communiquent pas ! Un rapprochement par le dialogue est nécessaire avant que la situation ne dégénère et se généralise par des reproches infondés et disproportionnés. Il faudra aussi veiller que ce ne soit pas les enfants qui pâtissent des conflits dans le couple. Les parents feront inévitablement des projections et compenseront éventuellement leurs carences affectives avec leurs enfants…

 

 

Quand la femme s’autonomise et que l’homme se féminise!

 

Power of the women

 

 

Ce qui vient perturber l’équilibre du couple c’est une inversion des mœurs, où les femmes cantonnées jusqu’à présent à des tâches ingrates et peu valorisantes trouvent aujourd’hui des points d’égalité avec les hommes. Elles font tout autant que les hommes si ce n’est plus, parce qu’elles travaillent, s’occupent des enfants, etc sans pour autant être reconnues socialement. Elle se sentent intérieurement plus fortes et le revendiquent en le faisant savoir par des choix et des exigences qui acculent les hommes et compromettent leurs statuts de chefs de famille. Acceptant, non sans résignation cette réalité oblige ceux-ci à s’adapter tant bien que mal à cette évolution qui s’exprime parfois par une inversion des rôles. Une tendance à la féminisation chez l’homme s’observe et permet de rétablir le déséquilibre du couple dans le meilleur des cas. Ça c’est pour la version la plus optimiste, mais la contrepartie sur un pouvoir ancestral perdu suscite souvent une réticence à l’engagement au long terme. Quand les conjoints sont installés dans une vie commune depuis longtemps, et que l’évolution peut mettre péril la stabilité du couple, le rééquilibrage se fait dans l’intelligence et sans trop de heurts dans la mesure ou les bases sont saines. Par contre pour certaines jeunes filles que je reçois à mon cabinet, où pour des femmes plus mûres qui ont déjà essuyées des ruptures, les difficultés qu’elles rencontrent sont de plus en plus manifestes et analogues à chacune d’entre elles. Si je parle plus au nom des femmes c’est qu’elles ont moins de pudeur à parler de leurs sentiments, même si  les hommes ne sont pas en reste,  leur demande est beaucoup moins explicite.

La féminisation des hommes prend des tournures ou ce ne sont plus eux qui impose leur volonté, mais elles, les femmes qui viennent me conter les difficultés qu’elles ont à nouer des liens affectifs pour construire des relations durables. D’un point de vue historique, l’homme est par nature un chasseur cueilleur, et ce ne sont plus eux qui chassent ou qui choisissent, mais cette nouvelle génération de femme sûres d’elles et autonomes, où l’homme n’apparaît plus comme le vecteur fondamental de leur réussite personnelle, mais plutôt comme la cerise sur le gâteau confirmant ainsi leur réussite sociale. Elles n’ont plus besoin d’eux pour être sécurisées sur le plan matériel, mais d’être rassurées de trouver le bon géniteur qui leur donnera une descendance. Ce qui ne laisse pas entendre qu’elles n’ont pas besoin de trouver l’amour, mais que leurs préoccupations est tout autre et concerne plus particulièrement les enfants. Leurs discours est le suivant : J’ai 35 ans et je m’inquiète, parce qu’après il sera trop tard pour avoir des enfants ! Elles se sont consacrées à leur carrières et à leurs désirs personnels et n’ont pas vues le temps défilé. Elles ont eu des relations amoureuses, mais n’étaient pas encore prêtes à s’investir. Le temps a passé, et maintenant elles sont prêtes et veulent rapidement rencontrer l’homme idéal qui leur procureront ce manque d’amour et assureront leurs désirs d’enfanter.

Cette génération de femmes fait peur aux hommes qui ne se sentent pas à la hauteur de leurs attentes. Leurs besoins sont très clairs et non équivoques. Si vous ne rentrez pas dans les cases, ou leurs critères de sélections, vous êtes obsolètes. La recherche de cet idéal entraine inévitablement une contrepartie chez ses femmes. La solitude, le surinvestissement professionnel etc, mais ce n’est pas tout, les nouveaux systèmes de communication, tels les réseaux sociaux, les sites et autres applications permettant les rencontres peuvent jouer en défaveur aussi bien pour les femmes que pour les hommes.

 

 

Les sites de rencontres

 

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Nos rapports avec les autres évoluent en fonction de notre temps, et les sites de rencontres facilitent les possibilités de trouver un partenaire qui correspond à nos critères personnels, du moins en apparence. Il y a quelque jour je suis tombé par inadvertance, sur la bande annonce d’une émission qui établissait des rapports de compatibilité physique, morale, intellectuelle sur des probabilités de couple. Cette émission s’intitule « Marié au premier regard » Quand ils correspondaient aux attentes respectives de chaque participant des deux sexes, ils se rencontraient pour la première fois, mais surtout pour se marier. Nous pouvons « tomber des nus » mais, cela n’a rien d’étonnant dans la mesure où les médias nous procurent ce que l’on a envie de recevoir, et qui nous excite quelque part. Là, je m’interroge, et je me dis : « Mais où est-ce que nous allons ? »  Vers une informatisation et une robotisation de l’amour, ou les élans naturels  sont devenus désuets ? Est-ce que tous les rituels de préparation à la rencontre en dehors des sites, est archaïque ? Est-ce que vivre avec son temps c’est d’accepter inévitablement cette influence où ne disposons presque plus de notre libre arbitre ? Sommes-nous à tel point manipuler que l’on s’en remet aux autres, en leur donnant les clés de notre destinée, et le pouvoir de décider pour nous ? Allons réveillons-nous ! mais à quoi bon se réveiller, alors que la majeure partie d’entre nous est déjà endormie et conditionnée à reproduire des comportements qui font sens. J’ai eu il y a quelque temps une patiente qui me relatait justement ce que j’essaye d’expliquer. Elle s’efforçait de correspondre aux attentes de ce qu’elle jugeait être des valeurs fondamentales pour séduire et aussi pour être aimer des autres. La tenue vestimentaire était soigneusement étudiée, Elle s’efforçait de ne pas contrarier son prétendant au risque d’être rejetée, et de coucher avec l’autre rapidement, tout en se donnant l’illusion d’être aimée pour elle-même et non pour son corps. Est-ce que c’est la solution  de s’effacer, et de ne plus se respecter parce que nous sommes en quête de l’amour ? Comment voulez-vous que l’on nous respecte à partir du moment où l’on ne se respecte pas soi-même ? Pour compenser nos carences affectives nous sommes (prêts-prêtes), à nier nos besoins au détriment de notre estime personnelle. Alors nous fondons nos relations sur des bases tronquées, et ensuite nous sommes surpris et dépités du rejet, alors que nous nous sommes investis au point de s’oublier soi-même.

A ce constat, j’ai le vague sentiment que les sites de rencontres sont des catalogues ou l’on fait ses courses. On choisit des personnes comme si l’on choisissait des fruits et des légumes : « celui-ci pas assez mûr, celui-là trop fade, l’autre indigeste etc. On ne prend plus le temps de se connaître, de se découvrir, non ! à la moindre imperfection, on tourne la page et on continue à chercher cette perle rare utopique qui fera l’affaire. Alors de déception en déception on continue à exagérer ses caractéristiques physiques et morales en remplissant son profil, et quand enfin, la chance nous souris, on a peur de s’engager sur le long terme, et on émet des réserves tout en mettant le partenaire sous-pression. Au bout du compte cela devient tellement compliqué, entre les blessures d’abandon, les deuils de rupture inachevés, et les gardes alternées d’enfants, qu’il ne soit pas étonnant que beaucoup prennent la fuite. Ce sont bien sûr des aspects qui ne concernant pas tout le monde, mais force de constater que sont des situations récurrentes.

 

 

La spiritualité dans le couple

 

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Pour comprendre ce que cela sous-tend, être spirituel dans le couple, il faut déjà comprendre ce qui n’est pas spirituel et donc réducteur à une vie de couple basé sur des intérêts. Il est bien rare de vouloir le bonheur de l’autre, sans que nous puissions y tirer parti, soi pour flatter notre ego, soi pour compenser nos carences affectives. La spiritualité dans le couple doit être comprise comme la rencontre de deux âmes venues partager une expérience, afin que chacun puisse pousser l’autre à le faire évoluer. Bien sûr, si cela part du postulat ou nous croyons que les rencontres ne sont pas dues au hasard et que notre incarnation sur cette terre doit nous faire évoluer éternellement…Par exemple chaque rencontre que nous faisons doit nous amener toujours un peu plus loin dans notre évolution. La rencontre avec l’autre n’est pas une finalité n’y une fatalité, elle est « le chemin » par lequel nous devons passer pour acquérir l’expérience de l’amour inconditionnel. Chaque rencontre à sa raison d’être, même si elle est anodine au point de vue de notre engagement. Les relations au sens large du terme sont comme des panneaux indicateurs qui nous montrent les directions à prendre, et quand nous ne prenons pas les bonnes directions, nous tournons en rond comme sur un rond-point, et du coup nous reproduisons les mêmes scénarios. C’est pour cela que certains ne comprennent pas pourquoi, ils ou elles attirent toujours le même type de personnes dans leur vie. On n’entend pas le message qui nous veut nous dire : « Arrête de te comporter de cette façon ! » Non, nous attribuons de façon générale aux autres la responsabilité de notre bonheur. Donc si vous n’arrivez pas à vous remettre personnellement en question, les épreuves que vous aurez à vivre seront de plus en plus fréquentes et insistantes, afin que vous puissiez arriver à changer. Pour éclairer mon propos je vais vous relater quelques exemples ! Supposons que pour vous le bonheur repose sur la rencontre amoureuse, la famille et les enfants. Vous allez donc diriger toute votre énergie pour créer votre bonheur, et si c’est votre mission sur cette terre de rencontrer l’âme sœur, et de fonder une famille, alors vous suivez vos élans naturels édictés par une intuition transpersonnelle, mais si ce besoin de créer une famille n’est pas votre mission, même avec toutes les bonnes intentions du monde, alors vous risquez de vous heurter à des difficultés récurrentes et incompréhensibles de votre point de vue. Vous avez toutes les qualités du monde pour attirer, l’amour, la reconnaissance, mais le sort en a décider autrement.

 

 

 

Lâcher-prise

 

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La vie participe à un système d’équilibre des forces ou toute focalisation créer un déséquilibre, d’où cette maxime qui vient corroborer mon point de vue « plus on veut et moins on peut ! » Donc vouloir moins pour obtenir plus doit être votre nouvelle vision. Quand vous demandez au monde de vous offrir ce que vous croyez avoir besoin, le message que vous envoyez réellement est : « Il me manque cela pour être heureux ». Comprenez que l’idée du manque attire encore plus de manque. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut faire abstraction de ce qui vous manque réellement, mais que vous demande est trop équivoque. Il est préférable d’énoncer votre requête de la manière suivante : « J’attire dans ma vie la personne qui correspond parfaitement à mes attentes » et ensuite de garder une conviction inébranlable que l’univers se chargera du reste pour vous faire rencontrer en temps voulu la personne qui vous est destinée. La vie ne vous répond pas vraiment en termes de demande, mais en fonction de votre état d’esprit. Il y a une différence notable entre la proposition suivante : « J’aimerai par exemple être riche, je veux être riche, et je suis riche » Le premier message contient une espérance et un doute, le deuxième une focalisation créant le déséquilibre et le troisième message, une réalité déjà inscrite pour celui l’énonce. Vous avez déjà entendu dire « qu’on ne prête qu’aux riches » et bien cet adage n’est pas une formulation toute faite. Ce qu’il faut entendre par ce qui précède, c’est de vous comporter et de vivre comme si vous possédiez déjà ce que vous désirez, alors si vous êtes dans le bon état d’esprit, peut être que vous ouvrirez les bonnes portes, derrière lesquelles se trouvent la réalisation de vos vœux les plus chers…

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Comment trouver l’harmonie dans le couple ?, 10.0 out of 10 based on 1 rating